‹ Les cérémonies de la messe basse: exposées selon les rubriques du MisselChapitre 4 sur 45 · ARTICLE II · texte numérisé non relu

ARTICLE II

Dé la préparation : ce que doit faire le Prêtre dans la Sacristie.

i6. Le Prêtre qui veut célébrer la Messe doit avoir récité Matines et Laudes (i). U fait ensuite la préparation,, en disant les jK'ières marquées dans le Missel, ou d autres à sa dévotiot», ou bien vaquant à l'oraison mentale. Puis revêtu de

(i) Voyez le Traité des SS, Mystères, eliap. r. % r.

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la soutane (li), et du surplis par-dessus, s*il peut l'avoir commodément, il va dans la sacristie à Tendroit où sont préparés les ornements de la couleur convenable à la Messe (3), ou bien il les prépare lui-même ; et dès lors oubliant tout à fait les créatures, et ne parlant plus à qui que ce soit sans nécessité, il cherche dans le Missel la Messe qu'il doit dire, et toutes les Oraisons qu'il lui faudra réciter, marque chacune avec les signets^ afin de n'être point embarrassé pendant la célébration du saint Sacrifice, et donne le Missel fermé au Servant pour le transporter à l'autel.

17. Il se lave les mains, en disant à voix basse : Duy Domine , virtutem manibus meiSy ad abstergendam omnem maculam^ ut sine pollutione men* tis et corporis valeam tibi semre. Prenant alors le calice, il place dessus 1° un purificatoire propre, en le dépliant de manière qu'il pende égale» ment de chaque côté; 2" la patène, sur laquelle il met une grande hostie entière, passant le pouce et l'index autour, pour faire tomber les parcelles, et formant par-dessous une raie avec la patène, afin de la rompre plus facilement (4); 3^ la pale, qui, suivant la Rubrique, doit être de lin des.

(s) Les statuts synodaax défendent généralement de dire la Messe sans sootaoe, on même avec une soutane sans manches; c'est pourquoi il devrait y avoir, dans chaque sacristie, an moins de^ villes et lieux de passage, une soutane à Tusage des Prêtres étrang<*rs qui désirent célébrer les saints Mystères.

(3).Voy.le Traité des SS, Mystères, chap. 10. n. la.

(4) lî faut, en traçant cette raie, appuyer légèrement la patène, de peur de couper Thostie en tout on en partie. On devrait introduire en France la pratique qui existe en Bavière, et même à Rome dans quelques églises, d'avoir des moules d'hosties sur lesquels cette raie est tracée.

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deuxcôtés(5); 4° levoiIe,que la Rubrique marque devoir être en soie : il faut de plus qu'il couvre entièrement le pied du calice par devant, sans être aucunement replié par derrière; 5<* la bourse, qui doit renfermer un corporal propre, où il n'y ait ni trous, ni même de reprises à I aiguille, du côté où Ton place l'hostie, de peur que les parcelles ne s'y attachent (6) : l'ouverture de la bourse est tournée vers le Célébrant, quand il

Eorte le calice, à moins que la manière dont est gurée la croix n'exige le contraire.

i8. Le calice étant préparé, le Prêtre s'appro* che des ornements (7), qui doivent être plus ou xnoins propres et précieux, suivant le degré et la solennité des Fêtes, sans jamais être sales ni déchirés. Il commence par faire le signe de la croix (8) (quoique la Rubrique n'en parle point), parce que les Chrétiens le font au commence* ment de chaque action ; puis il prend l'amict par les cordons, baise la croix qui est au milieu, le pose sur sa tête (9), et l'abaissant aussitôt sur ses

(5) L'asage des pales dont un aeal côté est en toile de lin, a prévalu en France. Voy. le Traité des SS. Mystères, chap. 9. n. IQ.

(6) Il est bon de mettre an corporal une croix brodée en lil rooge ou bleu, afin que l'hostie y soit toujours placée da même côté; mais cette croix doit être près du bord, et non an milieu du corporal. C*e»t l'avis de Gavantns, part, 5. de mens, sacr, supeU. Mérati suppose la même cbose.

(7) Le Prêtre ne doit pas se revêtir des ornements à Tau tel, à inoins qu'il n'y ait point de sacristie dans le lien on il célèbre ; et alors il prend les ornements an coin de l'évangile : les Eve. qnes seuls les prennent au milieu de l'autel.

(8) Bonav. cap. i. observe qu'il faut foire ce signe de croix non av«c l'amict, mais avant de le prendre.

(9) La Rubrique de Paris permet de mettre entièrement IV mict sur la tête depuis l'Octave de saint Denys jusqu'au Samedi saint. Cet usage est fort ancien.

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épaules, il Fftrmuge autour de son eofr, en sorte que le eottet et la soutane ne paraissent point; et après avoir mis en croix les eordons sur la poitrine, celui du cMé droit par-dessus celui êtn cdté gauche, il les passe par derrière, et les noue sur le devant par uti nœud très-làcbe. En même temps il dit tout bas la prière : Impone^ Domine^ capiti meo galeam saiutïs^ ad eapugnandos dktholicos incursus,

19. 11 prend l'aube, serns la baiser; et ayant d'abord passé tout à fait k tête, ï\ passe successivement les bras dans chaqiie manche, en commençant par la droite; il ajuste laube proprement autour du cou, l'attache avec les cordons ou les agrafes, et dit en même temps : Dealba mûy DominCy et munda cor meumy ut m sanguine Agni deodhatusj gaudus perfruar sempiternis. Les manches de laube doivent couvrir entièrement la soutane : si elles sont trop longues, le Prêtre jieut les relever, et les attacher avec des épin-

5 les, afin qu elles ne tombentrpoint sur ses mains urant la Messe, ao. Prenant la ceinture, ou la recevant des mains du Servant, il se ceint autour des reins, et non autour de la poitrine (10) au-dessous des bras, en disant : Pfœcinge me^ Domine^ cingulo puritaiis., et exUngue in lumbis meis humorem /« bidinisy ut mandat in me virtus continenîiœ et eastitatis. En même temps il ajuste Taube, de manière que les plis soient également distribués de tous les côtés, et quêtant élevée de terre

(fo) Bened. KIV. <fi^ SAcrif, Missœ, \ih, x. op. 7. n. 8. La CoDgrég«tioa) des Rites consolf ée snr l'asage des ceintarAS de «oie, répondit le an janTÎer 1701, congrwentiùs nti cingulo Imeo. Decr. anUient. n. 34 a6. ad 7.

DE Uk MEESSB BASSE. II

environ d'un doigt, elle ne puisse d^sce cidre plus bas^ ni Tembarrasser dans sa marche.

a i« Il prend le manipule, dont il baise la ccoia; et 1 ayant mis- au bras gauche, il Fattache touit proche du coude et au-dessous, en sorte qu'il ne

f lisse point, disant en même temps : Merear^ )omine^ portare manipulum jletûs et doloris^ ut cum exultatione reclpiam mercedem laborù.

22. Prenant alors Tétole des deux mains, il baise la croix qui est au milieu, en disant : Bedde mihi, Domine^ stolam immortalitatisy quam perdidi in prœ\>aricalix>ne pvimi parentis; et quamvU indfgnus accedo ad tuum sacrum mysterium, merear tamen gaudium sempiternum ; puis il la met autour du cou (i i), et l'ajuste devant la poitrine, de manière qu'elle pende également de chaque côté ; il croise ensuite l'un sur lautre les deux bouts de l'étole, en faisant d'abord passer Ters la droite celui qui pend à gauche, et mettant

Far-dessus celui qui pend à droite. Il fait tenir étole avec les bouts de la ceinture, qu'il arrête de chaque côté sous les bras, et non par derrière (12).

q3. Enfin il prend la chasuble, qu'il ne baise point, et l'ayant tirée par devant, de manière qu'elle couvre entièrement, s'il se peut, le haut de rétale, il l'atlache avec les cordoss^ en récitant cette prière ; Domine^ qui eUxèsti : fugwn meum

(11) U est convenable, potfr la propreté, qu'après avois arrangii rétold anroar da cou, le Prêtre relève nn peu son «miot^ demonièce que i*étole ne toach« pas immédiatement la peau.

(la) Beaucoup de Prêtres nonent pai* derrière les bonis àê la cflinture ott cordon : cette pratique offre l'inconvénient de Im TOÛ souvent pendre an-dessons de la chasuble, ce qui n*est pas à propos, et l'incommodité de s'asseoir dessus aux Graud'Aiesses»

la LES CBBBMONIES

suaire est^et onus meum leçe ; fac ut istud portare sic valearriy quod consequar tuam gratiam. Amen. Il peut alors attacher à la ceinture,ou aux cordons de la chasuble, un mouchoir, mais qui soit propre, et qui ne paraisse en aucune manière audessous de la chasuble.

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