En disant Hanc igitur oblationem^ on a les
Fouces croisés par-dessous les mains : ils doivent être par-dessus.
29. On prononce avec effort les paroles de la consécration, en remuant la têle à chaque mot; ou bien on tient le pied droit levé, et on l'appuie par le bout sur le marchepied : il faut éviter Tim et Taiitre.
30. Quelques Prêtres, ou ne posent pas les coudes sur l'autel, ce qui est contre la Rubrique; ou bien ils appuient les manches de l'aube sur
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le corporal, ce qui les expose à enlever les parcelles qui peuvent y être restées.
3i. À la consécration du vin, il n'est pas décent de mettre la bouche au-dessus de la coupe, de manière à prononcer les paroles au dedans du calice. /
32. En faisant lelévation, tant de lliostieque du calice, il faut élever Tune et l'autre en ligne droite au-dessus du corporal ; et on pèche contre la Rubrique, si on ne les suit pas des yeux pendant cette action.
33. Les paroles Hœc quotiescumque^ etc. doivent être dites en posant le calice sur le corporal, aussitôt après la consécration du vin, et non pendant 1 élévation.
34. En disant Nobis quoque peccatoribus^ les uns inclinent la tête, d autres se tournent un peu vers les assistants : il faut avoir le corps droit, et ne remuer que la main pour frapper sa poitrine.
35. On n'a point les mains étendues sur le corporal en disant, Per omnia secula avant le Pater; ou bien on ne les tient pas jointes tandis qite Ton récite Prœceptis salutaribus^ etc. Ce sont autant de manquements.
36. A la fraction de l'hostie, on la rompt d'une manière si brusque, que l'on s'expose à faire tomber des parcelles sur le pied du calice,~ou à côté, et ordinairement elles sont perdues : on fera bien, en mettant l'hostie sur la patène avant la Messe, de prendre l'habitude de tracer une ligne par dessous, comme il est dit, art. II, n. 17.
J7. Au Domine non sum dignus^ on s'appuie sur l'autel, ou bien l'on se tourne à demi vers les assistants : ce qui est contraire à la Rubrique.
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Plusieurs étendent entièrement le bras pour se frapper la poitrine avec force; il faut seulement remuer Tavant-bras, se frapper légèrement, et poser ensuite sans bruit la main sur lautel.
38. Pour communier, on presse l'hostie entre les lèvres, et il y reste des particules^ <jui, s'attacbant ensuile sur les bords du calice, sont exposées à êtrp perdues quand on Fessuie : c'est un manque de respect envers Notre-Seigneur.
89. Lorsqu'en donnant la Communion (3) .on retourne d'un coin de l'autel à Tautre, on ne pense
fioint à tenir une hostie entrç les doigts, comme à Rubrique l'exige; ni à rejoindre le pouce et l'index au-dessus du ciboire, quand on remonte à l'autel : on risque, en ce dernier cas, de perdre les parcelles qui seraient attachées à ces doigts. 4o» pour recevoir lablution des doîgts, certains Prêtres ne posent pas le calice sur 1 autel : on doit cependant toujours ly mettre, à moins que le Servant ne puisse atteindre à l'autel. Quel* ^ues autres, en présence du saint Sacrement, se mettent hors de l'autel pdùr cette a!bliitîon,
Îpmme on fait au Lavabo; c'est une erreur.
Vautres enfin ne se purifient que le bout des doigts, sans penser que l'hostie a touché ordinairement jusqu'au haut (4).
4ï..Q"*''î"^S""'^s récitent la conclusion Aé la Po>tconimanion en allant du coin de l'épître au inilieu de l'autel : il faut rester devant le livre, et le fermer seulement lorsque l'Oraison est entiè-
(3) Dans le diocèse de Paris, en donnant la Communion, il y ■ de» Préires qai ne s'arrêtent poiijl après ces mots, Doinini nostri Sesu Christi, pour donner «a commauiant le teiups de répondre ^men^ : et ils le disent eaz-mémes; ce qui est contraire à là Eabriqoe.
(4) y^ez U note (17) de l'art, xi, n. 108. pag, 6e.
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reinétit achevée, puis se rendre en silence ait milieu de l'autel.
42. C'est une fatite, àrEvangilè de saint Jean\ de dite Dominus vobiscum avant d^étre arrive au coin dé l'autel ; et de ne pas faire lia génuflexion èti prononçant Et Kerbiim carofaclufn ést^ mais (Tattendrë a là fin de TÈvangile ; oii bien de se tourner vers lia croix, tandis que la Rubrique prescrit de faire la génuflexion vers le coin de l'autel, à moins que le saint Sacrement ne soit exposé. '
43. S'il faut éviter là trop grande longueur, qui fatigue les assistants, on doit encore plus être -en garde coritfé la précipitation, qui les scandalise. Le Piètre sera doiic très-àttentîf à prononcer aveb gravité, sans manger là moitié des mots, comme il arrive ordinairement à ceux qui précipitent leurs paroles (S), à joindre les cérémonies àu^t paroles qui doivent lès àcëompagner^ à h*éh point intervertir l'ordre, ^ s'en acquitter avec la dignité qui convient à celui qui fait l'œuvre de Dieu. C'est surtout en faisant les signés de ci^ôii sur lés dons sacres, qu^il évitera cette agitation ridicule des mains, où l'on n'aperçoit aucutié tracé dé croix, el que saint Vincentrerrîer appelait circulum diaboli (6).
44* Enfin on omet la préparation, oii l'action de grâces; et souvent même en se revêtant des ornements, ou bien en les quittant, on se livre à
. fS) yoy. le Traité des SS. 3tjrslères, ch. i. n. 4. note r4.
(6) Boni Clerici faciunt oignuni Cbmti, scilicet crncis ; alii faciant signom rotae, sive ciacuLUu diaboli : quod dico cum dotore curdîs; qni in sancto sacrificio, ubi debereut facere aignum Christi, fuciunt signnin diaboli «x indevotione et aimia fetttioatione. O qaod peccatam est I S. Fine, Ferrer» serm* i ik D0m, s jàdf.
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des conversations frivoles, et au moins inutiles : ce qui est cause que beaucoup de Prêtres ne recueillent point les fruits de salut que porte avec elle l'oblation fréquente du saint Sacrifice, et ce qui donne lieu de craindre qu'ils n'attirent sur eux les châtiments terribles dont les menace saint Jean Chrysostôme : Ad divina Christi mystefia negligenter accedens^ supplicium intolerahîle mereiur,
45. Tout Prêtre soigneui^^ d'éviter les défauts qui viennent d'être signalés, et de célébrer la sainte Messe avec les dispositions que requiert un si auguste et si redoutable Sacrifice, ne saurait relire assez souvent, et surtout méditer ces enseignements du Concile de Trente (7) : Quanta » cura adhibenda sit, ut sacrosanctum Missae » sacrificium omni religionis cultu ac veneratione » celebretur, quivis facile existimare poterit, qui » cogitârit, maledictum in sacris Litteris eum vo- Bcari, qui facit opus Dei negligenter. Quod si »necessari6 fatemur nullum aliud opus adeo » sanctum ac divinum à Christi Fidelibus tractari » posse, quàm hoc ipsum tremendum mysterium, » quo vivifica illa nostia, quâ Deo Patri recon- » ciliati sumus, in altari per Sacerdotes quotidie » immolatur ; salis etiam apparet, omnem operam » et diligentiam in eo ponendam esse,^t quanta »maxiniâ fieri potest interiori cordis munditiâ et » puritate, atque exteriori devotionis ac pietatis » specie peragatur. »
46. 11 n'est pas hors de propos de toucher ici cette question : Un infirme pourrait-il, avec dispense, s'asseoir en célébrant la Messe basse ?
(7) Se«. aa, Decr, de observttndis ttevitandis in célébrations
BS tA MESSB BAS8B. I2II /
Benoit XIV, étant plus qu'octogénaire, et ré- ^ duit^ depuis un an, par ses infirmités, à ne plus célébrer, parce qu'il ne pouvait se tenir debout, composa, en forme de lettre (8), un Mémoire destiné à être mis sous les yeux de doctes personnages qu'il voulait consulter, pour savoir si, en quelque cas de nécessité, il devait célébrer assis. Il se borne à y exposer les raisons, les autorités et les exemples qu'on peut alléguer à ce sujet; et il rapporte entre autres deux Brefs, l'un de Paul III à un évéque de Pampelune, lautre de S, Pie V au cardinal Ferreri, pour leur permettre ^
de dire la Messe étant assis, même pendant le i
Canon. Nous ignorons si le Pontife eut réponse A à sa consultation, et s'il se détermina à célébrer S^ de cette manière. \L^
Mais, de nos jours, le Pape Pie VI a refusé d'autoriser cette pratique par son exemple.
Voici ce qu'on lit dans une Relation des malheurs et des souffrances de ce Pontife (9) : • Gomme » on lui suggérait d- imiter quelqu'un de ses pré- » décesseurs, qui, ne pouvant se tenir su^ ses » pieds, célébrait la Messe étant assis, il répon- » dit qu'il ne voulait pas s'accorder à lui-même ce » qu'il avait cru devoir refuser à un illustre évê- » que ^'Allemagne 5 ajoutant que si on venait à » savoir qu'il célébrait assis, une foule de suppli- » ques lui seraient adressées, pour obtenir ce » privilège, non-seulement par des évêques qui » en auraient un besoin réel et habituel, mais » encore par ceux-là même qui supportent de » mauvaise grâce la plus légère incommodité. »
(8) Epist. ad Ign. Kfal. în Append. altéra ad t. i? Ballarii.
(9) Continuât, délie Mem. di Rtligione, etc. Modeua, .1 834 » tooi.iyyp. 3a.