‹ Les cérémonies de la messe basse: exposées selon les rubriques du MisselChapitre 42 sur 45 · ARTICLE IV · texte numérisé non relu

ARTICLE IV

Itepw le commencement du Canon jusqu'à la fin de la Messe.

a4. ^Lorsque le Prêtre, après les signes de croix qu'il fait sur l'hostie et le calice, prend dans ses mains l'hostie pour la consécration, le Servant agite légèrement la sonnette pour avertir les Fidèles; puis ayant fait au milieu de lautel le salut convenable, il s'agenouille sur le marchepied derrière le Prêtre, un peu vers la droite, de peur de le gêner dans ses génuflexions. Tandis que le Prêtre, après la consécration de l'hostie, fait la première génuflexion, le Servant tenant de la main gauche le bord de la chasuble, qu'il soulève

DE l^iL MESSE BASSE. l3y

un peu par derrière, fait une inclination profonde pour adorer l'hostie, et durant l'élévation, ayant le corps droit et la tête seule inclinée, il élève davantage la chasuble; puis s*incline encore profondément pendant la deuxième génuflexion. Il fait la même chose à la consécration et à Félévation du calice ; et durant les deux élévations, il tinte quelques coups posément, mais pourtant d'une manière continue, en pressant un peu plus les coups à la fin. Après Félévation du calice, s'étant relevé, il fait une génuflexion, retourne à sa place, s y met à genoux, et pose la sonnette sur le marchepied. Bientôt il fait le signe de la croix avec le Prêtre, quand il dit omni benedictione, etc. et se frappe une fois la poitrine à Nobis quoque peccatoribvs. Pendant la petite élévation, il sonne encore trois fois distincte- . nient, en pressant davantage les coups à la dernière. Il répond ensuite Amen; puis, Sed libéra nos à malo, à la fin du Pater. Quand le Prêtre fait le signe de la croix avec la patène, le Servant le fait aussi, répond encore Ameriy et enfin Et cum s/Jiritu tuo, après Pax Domini.

aS. Pendant les trois Agnus Dei, le Servant s'incline médiocrement, et se frappe la poitrine au moment où le Prêtre dit miserere nobis, et dona nobis pacem. Il fait la même chose aux trois Domine, non sum dignus ( i),demeurant incliné j usqu a ce que le Prêtre fasse la génuflexion après qu'il a consommé la sainte hostie. Alors, si quelqu'u^n veut communier, le Servant se lève, fait à

(t) Qaoiqae aocane Rubriqne ne prescrive de sonner aa S)omine, non sum dignus, Pusage contraire s'étant introduit en beaucoup d'églises, le Servant doit tinter trois coups dam l«a diopè^w où cette pratique s'observe.

i38 Fôiftfnoirs dû sSRVjiifT

•a place une génuflexion, prend la clochette, la ^ pose sur la crédence, y prend la nappe de communion, qu*il tient pliée entre ses mains, pendant qu'à genoux sur le pavé du côté de lepître, et incliné profondément, il récite à haute voix le Confitear, comme il a fait au commencement de la Messe. Il demeure dans la même posture, tandis que le Prêtre dit Mùereatur et Indulgentiam, et répond Amen à chacune de ces prières. Puis il étend la nappe devant les communiants, la tenant d'un bout par les extrémités; et s'il doit luimême communier, il se place le premier de tous âur le degré de Faute!, à moin^ qu'un Prêtre en étole ne se présentât à la sainte table. Si la nappe est attachée à la balustrade de Tautel, il lat telève avant de réciter le Confiteor; et en ce cas, s'il veut communier, il se met à genoux presc^ue au milieu de Tau tel sur le bord du plus haut degré, un peu du côté de I epître, et il de |)lace de rriênie lorsqu'il est seul à communier j mais il pi-end une petite nappe destinée à cet usage, parce qu'il est tout à fait contraire aux règles de se sertir du voile du calice. Quand le Prêtre lui présenté la sainte hostie, il tient la tête droite, les yeux baissés, et sans faire aucun mouvement de tête, il avance le bout de la langue sur le bord de la lèvreinféri(*ure (2);ayanicoumi«miéj ildescentl Je l'autel, fait la géiuiflexioii, et se met à gemittx à sa place. Si la communion se clonnt; à la balustrade, il se tourne vers le milieu de lawtel, et s incline profondément chaque fors que le Célébrant pasbC près de lui, à moins qu'il ne doive lui

. (a) .\ Paris, lorsque le Prêtre a dit Corpus Duminl noàtriJesA Ckristi^ le Servant doit répoadrd AiHen ayatit dd fec^vdit U •OBUBoaioa.

DE lia. MKSSB BASSX* iSp

ëelairêr. En ce cas^ il se place à sa gauche, tenant la bougie plus élevée que le ciboire, et la baissant, s'il est nécessaire, quand le Prêtre met la sainte hostie dans la bouche des communiants. Après- que tous ont communié, le Setvatit fait retomber la nappe du côté de l'autel, si elle est à la balustrade; sinon, il la reprend, et la plie, s'il en a le temps, pendant que le Célébrant renferme le ciboire dans le tabernacle ; ou bien il la pose sur la crédence ou autre endroit convenable pour la plier plus tard, quand il aura transporté le Missel.

26. Si personne ne communie, le Servant se lève, tandis que le Prêtre met dans le calice les parcelles qui sont sul* la patène ; il emporte la sonnette, et fait une génuflexion, comme il a été dit tïé 25. Ayant mis la sonnette sur la crédence, il prend les burettes, et monte à la droite du Pi*êtte, sur le marchepied de l'autel, où, en arri- Tant, il fait une génuflexion, puis s'incline profondément pendant que le Prêtre prend le précieux sang : s'il l'a déjà prisjle Servant se borne, quand il arrive, à faire une inclination profonde. Lorsque le Célébrant présente le calice, il y. verse du vin avec la burette qu'il tient élevée au-dessus de la coupe, en évitant de la toucher. Dès que le Prêtre lui fait signe de cesser en élevant le calice , il redresse la burette avant de là retlft>r, et ayant fai»; une inclination profonde, il va attendre au coin de l'éptit-e que \^ Pivtre y vienne pour se purifier les doigts. Il lui fait,, quand il arrive, une inclination médiocre, et verse d'abord du vin sur ses doigts, au milieu du calice, posément, et sans promener la burette ça et là; piùa, s*il le peut commodément^ chan-

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géant de main les burettes, il prend celle de l'eau dans la main droite, et en verse de la même manière sur les doigts du Prêtre, jusqu'à ce qu'il fasse signe de cesser en élevant les doigts ou le calice. Alors ayant salué d*une même inclination profonde l'autel et le Célébrant, le Servant reporte les burettes sur la crédence, et les dépose dans le bassin, comme elles étaient auparavant, en les couvrant du manuterge.

77. Aussitôt il va au côté de l'évangile, prend le Missel, qu'il transporte au côté opposé, où il le place droit, comme il était au commencement de la Messe. S'il sait trouver la Messe du jour, il ouvre le Missel à l'antienne de la Communion ;

Î)uis, s'il est en surplis, il prend le voile du caice, le présente au Prêtre, fait une inclination Frofonde, et va se mettre à genoux au coin de évangile. Mais auparavant il éteint le cierge de la communion, s'il la allumé au commencement du Cianon. Lorsqu'il ne donne point le voile, le Servant descend dès qu'il a transporté le livre, fait au milieu de l'autel le salut convenable, qu'il a dû faire pareillement chaque fois qu'il l'a traversé, et se met à genoux ainsi qu'il a été dit. Il répond aux dernières Oraisons comme il a fait aux Collectes, n. 18 ; et en Carême, il incline la tête à la dernière, quand le Prêtre dit Humiliate capita vestra Deo, et reste incliné durant l'Oraison qui suit. Après, il répond Deo gratias, à Ite Missa est, ou à Benedicamus Domino,

28. A la bénédiction, le Servant s'incline médiocrement, et fait le signe de la croix. Il se lève aussitôt après, et ayant répondu, de sa p l'ace, au dernier Evangile comme il a fait au premier, en faisant les mêmes signes de croix^ n, ly , il passe

DE LA MESSS BASSE. x4l

à Vautre coin de Tautel, et s*y tient debout sur le pave, tourné vers le Prêtre : à ces mots : Et Verbum caro factum estj il fait une génuflexion, et répond à la fin : Deo grattas.

29. Si, après les dernières oraisonsAle Prêtre laisse le Missel ouvert, parce qu*il doit nkiter un Evangile propre, le Servant se lève aussitôt quil a répondu Deo gratias avant la bénédiction, va prendre le livre, et le transporte à Tautre coin, en observant ce qui est marqué pour le prlemier Evangile, n. 19. Après lavoir déposé sur l/autel, il se met à genoux au lieu où il se trouve, pour recevoir la bénédiction ; ou bien il s'y met en tenant le livre, s'il n'a pas eu le temps de le déposer auparavant; puis répond, et se place comme il est dit n. 28.

30. L'Evangile entièrement achevé, le Servant, s'il en a le temps, éteint les cierges, en commençant par celui qui est du côté de l'évangile; puis ayant repris le Missel, s'il ne doit pas rester sur l'autel, il descend à la droite du Prêtre, lui donne son bonnet, fait en même temps que lui le salut convenable à l'autel, et le précède en retournant à la sacristie, comme il a fait avant la Messe. Lorsqu'il y est entré, il attend le Prêtre, se place à sa gauche, si le local le permet, fait une incli- ' nation profonde à la croix, une médiocre au Prêtre ; et après qu'il a déposé le Missel, il l'aide à quitter les ornements, qu'il range à leur place, à moins qu*une autre Messe ne doive suivre, ou qu'il n'y ait queLju'un chargé de ce soin ; enfin il va éteindre les cierges, rapporte les burettes et la nappe de communion, s'il ne l'a fait auparavant.

3x. Quand il faut donner la coDununion après

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la Messe^ le Servant n'éteint pas les cierges; ou bien, si c'est tout à fait hors de la Messe, il en àlluttie deux, étend la nappe devant les communiants, récite le Confiteor^ et le reste comme cidessùs, n. â5. Après que le Prêtre a donné la bénédiction à ceux qui ont communié^ le Servant répond Amen. S'il n'y a point sur lautel de vase pour l'ablution des doigts, il ^ soin d'apporter une burette avec le bassin et le manuterge; et

Îuàhd il eil est tetiips, il verse sur les doigts du rétre Un peu d eau qu'il jette ensuite dans la piscine, etluiprésentele manutergepourles essuyer.

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