ARTICLE VI
VOraUon ow Collecte.
45. Le Gloria in excelsis étant achevé, ou, si on ne la pas dit, après le dernier Kyrèe^ le Prêtre étend les mains à droite et à gauche sur l'autel, et te baise au milieu ,• s'étant relevé, il rejoint les mains, et se tourne par la droite vers le peuple, sans quitter le milieu de l'autel : étant entièrement tourné, il étend les mains, qu'il rejoint aussitôt en les élevant quelque peu, et dit en même temps Dominas vohiscum (i). Puis, les mains jointes, il va au coin de Tépitre, pour dire l'Oraison, qu'on appelle aussi Collecte.
46* Arrivé au coin de Tépître, le Prêtre se tourne un peu vers la croix, étend les mains comme il a été dit, et les rejoint tout de suite, en disant à voix haute Oremus^ et inclinant en même temps la tête ; puis, tourné vers le livre, il étend les mains de nouveau, et lit du même ton de voix l'Qcaiaon, A ces roots, P^f Domimmiy il rejoint les mains, et s'incline vers la croix en prononçant Jesum. Si l'Oraison se termine par Qui vivis ou Qui tecum^ il joint les mains à in unitate^ sans raire d'inclination, ni se tourner vers la croix (2).
(i) Le Prêtre n'élend les mains, poar dire Dommuj vohiseum, ^tkiptéi 8*étre toarné entièrement, et il les rejoint avant de se retonrner. Cbaqoe fois qu'il se tonrne, il doit être attentif à s'éloigner nn pea de l'autel, pour ne pas froisser la chasuble.
(a) Suivant la Rubrique de Paris, le Prêtre se tourne toujours vers la croix pour condare l'OraisoUi et rejoint les mains
DB LA ME$5B BASSE. a3
47. Il incline aussi la tête vers le livre en pra» noneant le nom de Mabie, ou des Saint* dbnt on célèbre la fête, ou bien dont on fait mémoire à la Messe même votive, et encore au nom du Pape, quand il récite l'Oraison marquée pour lui dans le Missel : mais dans l'Oraison commune A cunctis, il ne s'incline qu'au seul nom de Maris.
48. S'il y a plusieurs Oraisons, le Prêtre ne dit Oremus qu'au commencement de la première et de la seconde ; et Per Dominumy ou autre conclusion convenable, qu'à la première et à la dernière (3).
49. Dans les Quatre-Temps et autres jours où il faut dire une Oraison avant chaque Prophétie, le Prêtre ayant récité Kyrie eleisoïi^ ne baise point l'autel; mais il feit une inclination à la croix, et retourne au coin de Tépître, où il dit Oremus comme il est marqué plus haut, ensuite Fleetamus genua, s'il faut le dire, faisant en
à m unitate, de quelque maDière qu'elle se termine ; mais il ne f«t d'inolioatioir qn*ati mot Jesum, s'il se trouve cîans la oonclnsion.
(3) Aa sacre des évéques et dans le* ordinations, TOraison du jour et celle ponrle Consacré on pour les Ordinands se <Kseiit toujours sous la même conclusion. S^ y a- d'antres Oraisons, on les dit ensuite avec Oremus an cOTMnencemen^ et la ooDclnsion se fait à la dernière.
Le Missel de Paris prescrit aussi, dans les Fêtes du rit Sblettnel-minenr et au«-dessus, quand il n'y a qtre deux Otaisons, de lëe mettre «ms la même conclnsion : s'il y «» a un plus grand nombre, on fait mie eoncIusioB à la première Oraison, et une à la derniiète. On dift encore «on» une seule et métee eonclnaioB l« Oraiaona de la Meese dn Markrge, on des Défunts^ lea jours ou V'wk peut en &ire mémoire, qnoiqne les antrea mémoires soient prohibées. Kukr, Miss. Paris. i83o. part. i. c a. art. i. n. 9.
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même temps la génuflexion, les mains étendues et appuyées sur lautel, et se relevant incontinent. Après que le Serrant a répondu Levate (4)9 le Prêtre lit TOraison, ayant les mains étendues.
50. Dans rOraison A cunctiSjet dans la Postcommunion qui suit, à la lettre N^ on doit spécifier le nom du Patron ou du titulaire de l'élise ou chapelle dans laquelle on célèbre (5), et point d'autre, le nommant à son rang ; c est-à-dire les saints Anges, saint Jean-Baptiste et saint Joseph avant les A poires, et les autres Saints après les Apôtres. Si Ton dit une Messe votive du Patron, on omet son nom dans l'Oraison A cunctis.
5 1. On doit suivre, pour les Oraisons que Ton récite à la Messe, le même ordre qu on a suivi à Laudes pour les Mémoires. Les Oraisons prescrites dans le Missel, pro Ecclesiay pro Papa^ ou autres semblables, se disent ensuite; puis les Oraisons votives ou de dévotion, dans lesquelles on fait attention à la dignité des Mystères ou des Saints pour Tordre à garder en les récitant (6).
(4) A Paris, le Prêtre doit dive lai-méme Levate, après one petite paose.
(5) Le Patron à nommer dans TOraison A cunctis, est tOQjoars celui du lie a où l'on célèbre. Ainsi dans une chapelle tout à fait séparée de iVglise, on n'y fait aucune mention du Patron de ré|[lise paroissiale sur le territoire de laquelle cette chapelle est situt'e. Ce cas est prcTU dans la Rubrique de Paris, au n. lo de l'article cité dans la note 3 ci-dessus.^
(6) Lorsque le saint Sacrement est exposé^ il est prescrit d'a^ jouter, après les Oraisons de précepte, celle du saint Sacrement, et sous nue même conclusion, aux fêtes de première et de seconde classe, à moins qu'il n'y ait quelque antre mémoire; Décr. du i6
évrier 1737. n. 8907. ad 8. Quoique cette Oraison ne soit point prescrite par la Rubrique de Paris, on l'ajoute néanmoins ordinairement; et on peut toujours la dire, excepté les jours ou il est marqué qu'on me fait aucune mémoire.
DE LA MSSSB BASSE. sS
Les Oraisons des Défunts se disent avant la dernière (7). Quand l'Evêque prescrit une Oraison, elle se place immédiatement après celles de précepte marquées dans le Missel : mais cette Oraison s'omet aux jfêtes de première classe^ aux Messes solennelles des Fêtes de seconde classe; et aussi dans les Vigiles de Noël et de la Pentecôte, le Dimanche des Rameaux, le Jeudi et le Samedi de la Semaine sainte (8).
52. Le nombre des Oraisons varie suivant le degré des Fêtes. Dans les Doubles on n'en dit quune, à moins qu'il n'y ait quelque mémoire. Aux Dimanches et aux Semidoubles, on en dit ordinairement trois (9). Il faut là- dessus consulter le Missel (10). ;
(7) La Eabriqne de Paris marqae qa*on les dit après toates les antres.
(8) ToQt ceci est prescrit par divers décrets de la Congrégation des Eites, savoir : dn 7 aoÛM6a7 ; da 3 mars 176 1, ad S; da 7 septembre 18 16, ad 29 et 23 ; et du i5 ukai i8ig, ad %i B. 56o, 41 5o, 4376 et H 10 de la Collection. Il y a dans le décret de 18x6 cette disposition particalière à Tégard des Messes basses; c'est qnesi TOraison est pro re gravi, on la dit même anx Fêtes de première classe, sons une senle conclusion, et à celles ^e deujLième classe sons une antre concinsion; mais si elle n*est pas pro re gravi, on l'omet toujours anx Fêtes de première classe, et on peut la dire on l'omettre, ad libitum, aux Fêtes de la deoxième. Suivant la Rubrique de Paris, l'Oraison prescrite par TEvêque s'omet aux Fêtés dn rit soïennel-minenr et a(ndessas, et les jours où le Missel marque qn'on ne fait ancnne atémoire, à moins qne le Mandement n'ordonne expressément de la dire même ces jonrs-là.
(9) A Paris, dans les Solennels-mineurs et an-dessus, on ne doit dire qne les Oraisons de précepte. Dans tes Doubles et andessous, aux Messes basses, on peut ajouter au plus trois Oraisons k dévotion, après celles qui sont marquées dans le Missel; et une seule aux Messes hantes.
(10) Quand la seconde on la troisième Oraison est marquée md libitum, ce n'est pas <|u'on puisse Tomettre à volonté. La Ru-
S^ Oa tcrniiAe les Oraisons de la manière sui- Tante : i^ Si l'Oraison s'adresse au Père, saw qu'il y soit fait aucune mentU^n du Fils ni du Sttint*£sprity on la conclut ainsi : Per Dominum moêtrufM Jesmm ChHstuni Filium tutùn^ qui tecum mvii ei regncU in unitate Spiritus saneti Deys^fmr amnia secula seeulorum.
a^Si étant dirigée au Père^ il y est fait, au commencement, mention du Fils, la concliMion est : Petf eumdem D^ninum nostruntj et le reste oomoie ci«des«us.
3^ S'il y est fait mention du Fils à la fin : Qui tecmm vivU et régnât in. unitate Spiritus santii Deu^ /»er, etc.
4^ Si l'Oraison s'adresse au Fils, sans aucune mention du Père, on dit : Qui viuis et régnas cum Deo Patrej in unitate^ etc.
. 5® Si dans une Oraison dirigée au Fils, il est lait iTieintion du Père,, pu la termine ainsi : Qui 'Vii^ et régnas cum eodem Deo Patre^ in unitaie^ etc.
6P Toutes les fois que dans une Oraison il est fait roentiqn du Saint Esprit, on ajoute à la conclusion, après in unitate^ le mot ejusdem SpimXÛs^ etc. On omet cependant ces mots, eumdem^eodem ,
Briqua esteod aenlcmeiit que le Prêtre eit libre de choisir teJle Oraiéoa qu'il TOudra. Il fÎBat.poartaftt obfterycr qoe s'il célèbre devant ua sapéfieor, oa en présence du clergé assemblé, d*ns une Messe solennelle, la modestie demande qu'il ne cheiai9se pas l'Oraison pro t£ip*o Sactrd^t^
. Celui <|oi célèbre une MesM» volive dpit tonjon^a dire pour ■«oosde OriUson celle de la Meaae oeo/orme à TOCfice qu'il a xé- «té. On i)k*«xcepie d« cett« ^^^'i V^^ ^'^^ Messes votiTea oolen- Belles.
U «'«al paa néceasaira que lea Oraiaoua aoient 'flo nopabre
DM LA MBSSB &A35B. 1kg
ejusdemj quand TOraison dans laquelle ils ^ trouvent, étant jointe à d'autres sous une mêiiit conclusion, ne se dit pas la dernière.