ARTICLE VII
UEpitTSy le Graduel et ce qui suit jusqu'à t Offertoire,
54* Les Oraisons étant achevées, le Prêtre lit rÉpître du même ton de voix, ayant les mains étendues sur le livre, ou posées sur le pupiJane comme s'il tenait le Missel, ou bien étendues sur lauteL II incline la tête chaque fois qu^il prononce le nom de Issus, ou autre, selon la règle tracée ci*dessus n. 4^; mais il ne fait aucune inclination au nom d'un Apôtre, qui se rencontre quelquefois dans le titre de TÉ pitre, Lectio Epistalu^^ etc. ^ on lit le jour de sa fête. Il dit d'un ton plus bas les derniers mots de TEpître, ponr avertir le Servant de répondre Deogratias* Après quoi il poursuit, dans la même posture^ et du même ton de voix que TÉpître, la Lecture du Graduel et de ce qui suit.
5 S. Durant l'année, après TÉpître, on* dit or» ^ dinairement le Graduel avec son verset, puis deux £oia Alléluia. Dans le temps Pascal, au lieu du Graduel, on dit deux Alléluia et un verset,* ensuite deux autres Alléluia avec un verset, qu'on termine par un dernier Alléluia, Depuis le Dimanche delà Septuagésime jusqu'à Pâques, on dit \at Trait,, au lieu des Alléluia^ et du verset. Mais ce Trait s'omet dans les Fériés depuis la Seplsa-
a8 LES CÉRÉMONIES
gësime jusqu'au Carême, quand on y reprend la Messe du Dimanche ; et pendant le Carême, le Trait marqué pour les Feries ne se dit que le lundi, le mercredi et le vendredi. On omet aussi V Alléluia et son verset dans les Fériés de TAvent, lorsqu'on y reprend la Messe du Dimanche. Ce qui regarde les Quatre-Temps, et quelques autres jours, est indiqué clairement en son lieu dans le Missel. La Prose, quand on doit eu dire une, se trouve à la suite de X Alléluia.
56. Le Prêtre ayant récité le Graduel, et les autres choses qui suivent l'Épître, joint les mains devant la poitrine, et va au milieu de l'autel. Là il lève d'abord les yeux au ciel, et les baisse aussitôt; puis, les mains jointes, sans les appuyer sur l'autel, il s'incline profondément, et dit : Munda cor meunij etc. Jubé Domine (i),etc. Dominus sU^ etc. Cette prière terminée, il se redresse, et, sans faire aucune inclination, va au livre, que le Ser* vant a dû transporter au côté de l'évangile. Si le Célébrant transporte lui-même le Missel, comme il arrive lorsque le Servant est trop petite il fait une simple inclination à la croix en traversant l'autel, place le pupitre obliquement, de manière que le dos du livre regarde l'angle du gradin, et revient au milieu pour réciter munda cor meum.
57. Il se tourne vers l'angle de l'autel, et non vers le fond, pour lire l'Evangile ; dit tout haut, les mains jointes, Dominus vobiscum; puis pose la main gauche étendue sur le Missel ; et, disant en même temps IniUum ou Sequentia sancU
(1) A Paris, on doit omettre Jubé, Domine, benedicere, et dire tont de saite Dominus sit, etc. comme le marqae VOrdo Missœ ayant le Canon.
DE LA MESSE BASSE. ^Q
Eifangeliiy il fait le signe de la croix sur le commencement de l'Évangile, avec le pouce de la main droite, en le séparant des autres doigts étendus et unis ensemble. Mettant ensuite la main gauche au-dessous de la poitrine, il fait avec son pouce droit le signe de la croix successivement sur son front, sur sa bouche et sur sa poitrine, tenant les autres doigts étendus, et obser-vaut dé ne rien dire pendant qu*il se signe la bouche. Ayant rejoint les mains, il continue, du même ton de voix, rÉvangile, à la fin duquel il lève un peu le Missel avec les deux mains, pour baiser le commencement du texte de TÉvangile, en disant tout bas : Per eçangelica dicta delean • turnostra delicta. Si pendant TÉvangile il profère le nom de Jésus, ou quelque autre qui exige une inclination, il la fait vers le livre ; s'il Ceiut faire la génuflexion, il doit la faire vers le Missel, les mains appuyées sur l'autel : mais il ne fait point, d'inclination au nom des évangélistes, quand il se trouve dans le titre Sequentia, etc. à l'Evangile du jour de leur fête.
58. Lorsqu'il doit lire la Passion, il fait, en se rendant au coin de l'évangile, une simple inclination à la croix ; et étant arrivé près du livre, il se tient comme s*il dev^dt lire l'Evangile, mais sans faire, en commençant, aucun signe de croix. Vers la fin, à ces mots, emisil spintum, il pose les mains sur l'autel, se met à genoux, et rejoignant les mains, il médite quelques instants sur la Passion. Pour se relever, le Prêtre pose les mains de nouveau sur l'autel, et les ayant rejointes, il continue la lecture, jusqu'aux paroles après lesquelles doit se réciter Manda cor meum : alors il va au milieu de l'autel, et ayant levé les yeux, il
1« récite cotmne il est marque ci-dessti», ti. 56; pfuis il retourne au livre pour achever la Passion, à k fin de latjuelle il baise le livre au commeneement de ce qu'il a lu après avoir dit Manda c0rmeum{oL\ en disant, à lordinaire, Perepang^lica dicta^ etc.
59. UÉvangile fini, le Prêtre prend des deui mains le livre avec le pupitre; et sans le traîner, il rapproche du corporal, de manière qu'il puisse y lire commodément du milieu de lautel, où étant arrivé, sans faire aucune inclination, il dit aussitôt le O-erfo, si on doit le dire, étendant «t élevant en même temps les mains, qu'il rejoint devant la poitrine à in unnm : à Deum il incline la-tête ; il continue, les mains jointes, et fait une inclination à Jesmn Chrùtum. En disant, jB^wearrmîas estj il étend tes mainsj qa'il pose départ et d'îiutre sur 1 autel, puis fait lentement une génu* flexion, de manière que le genou touche la terre à etHamofactus est. 11 se relève, joint les mains, et poursuit la Técitation du Symbole, en faisant une inclination au mot adoratur seulement. A la fin, quand il dit Et mtam^ etc. il fait un sign« de ct^ix sur lui, comme à la fin du Gloria in esccelsis^ et rejoint les mains à Amen (3).
(a) Selon la Rnltiiqtie Parisieiitte, on dit Munda cûrmeum, ÊfV^rit de GOto«ien(rer la ^«s^km. A «es mots 'cmisit spiritum, le Prêtre ta aa miliea de TaQUl, où ayant fait riaclination, il des^ cend snr le second degré, 8*il y en a plasienrs, se met k genonz, tèie nne, se prosterne, et baise la terre, restant dans cette sitnati6n assez de temps pour dire : Vhrtsttrs factus est pro nohh ^ediensuitfuead mortemyrmortem autem crucis; et, Qui passas «s :pro noHf, miserere nohis. S'étant relevé, il fait nne nonveUc iacUnatioB à la croix, et va aekeverla Passion; après fptfji il iMÎse le commencement du texte.
(3 ) Vqy, la note S de Part. V, ci-dMMia p. 1 1 .
DE i>à UtefiMI BAMB. Si
60. On dit le Credo tous les Dimanches de Tannée, quoiqu'on y fasse quelquefois TOffice d*un Saint à la Messe duquel on l'omettrait.
On le dit encore à toutes les Fêtes de Notre- Seigneur, et de la sainte Vierge^ à la Fête de la Toussaint, à celles des Anges, des Apôtres, des Éyangélistes, des Docteurs, et des Martyrs qui sont Docteurs, à celle de sainte Marie -Madelisine, au jour anniversaire de la Dédicace de ré«* glise, au jour propre de la Consécration d'une église ou d'un autel, aux Fêtes des Patrons du Ueu ou du Titulaire de chaque église, à celles des Saints dont on a le corps ou quelque relique iasjgne \ pendant toutes les Octaves, même aux Messes des Saints qui tombent dans le cours d^ne Octave; enfin aux Fêtes principales dfss Ordres religieux, et pendant leurs Octaves^ mais seulement dans les églises de l'Ordre. On Le dit aussi aux Messes votives qu'on célèbre solennellement pour une affaire de grande importance, qui concerne le bien public. Mais on l'omet toujours aux Messes des Morts; aux Messes d«s Vigiles, quand même on les célébrerait pendant une Octave, excepté pourtant celles de Noél et de TÉpiphanie, lorsqu'elles tombent le Dimanche (4).
(4) Dans le Missel de Paris, oq a marqué le Credo après !*&> ▼aDglle, tontes les fois qu'on doit le dire. Qaaod on reprend dans la semaine hi Messe dn Dimanche, on ne Je dit point, qnoiqa*il soit marqué. On le dît attx Même» Ttotives Se la Trtâité| de N. S. Jésris-Chi'ist, et da Saiait«fiipri4 ( mais on l'omet Mift Messes votives des Saints. Enfin on le dit encore i tontes les Messes que l*on célèbre devant le saint Sacrement exposé. Comme les Rubriques varient dans les diocèses qnt ont des Missels particnlîers, on nMndique ici qne des règles qui sost'ft pen près générales.
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