DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Les essais qui vont suivre et dont quelques-uns avaient déjà paru à différentes époques, embrassent toute la période pendant laquelle régna la famille des Césars. Un tableau de la société et des mœurs terminera ce travail, et achèvera la peinture de ce siècle, qui commence avec Jules César et finit avec Néron.
Ce travail, fait à des temps divers, peut manquer d'unité quant à la forme. Au moins a-t-il été fait sous l'influence d'une même pensée. C'est le moment d'en dire un mot.
La science de l'histoire a fait de nos jours d'incontestables progrès. Un don particulier à notre siècle, c'est de savoir, au besoin, s'oublier et faire abstraction de luimême pour s'identifier à autrui. Il s'est épris à la fois de tous les siècles qui l'ont précédé; il a imité leurs arts ; il a relevé leurs monuments; il s'est fait le traducteur universel de tous les souvenirs, l'éditeur de toutes les grandes œuvres. Sous cette influence, l'histoire a été autrement comprise qu'elle ne l'avait été jusque-là. Au heu de l'encliauiement de quelques faits, la plupart recommandés
à notre souvenir par leur rapport avec le présent, nous