II
races étrangèreSi peuple libre presque tout enUer ué dans l'esclavage, peuple fainéant et fortuné qui ne possède pa3 Uft sesterce, qui a pour bien Tair de Rome, Teau des bains et des aqueducs, le soleil du chaoïp-de-Mars et la largesse des empereurs. César et Auguste , pour plaire à cet(p multitude aux mille langues, lui ont donné des hpstri^us qui débitaient leurs lazzis dans tous les idiooaes, et à la mort du Dieu Jules, qui avait ouvert la cité aux étrangers, autour de son bûcher nuit et jour gardé par les |ui&, toute? les nations sont venues tour à tour (lugubre et redoutable spectacle!) hurler, chacune à sa mode, leurs lamentations barbares (1).
Au moment où cette Babylone, selon Texpression de Tapôtr^ saint Pierre (2), se retire pour la nuit, asseyons-nous po^r reeueillir la voix de cette grande oité, et pour comprendre ce qu'elle va nous enseigner. Que fait là tout ce peuple? quelle est sa pensée ? quelle est sa vie? Kous avo^s asses in^-r terrogé la pierre, l'airain et le marbre; interrogeons la pensée humaine.
§ IL — l'esclave.
La réponse est tout entière 4ans un seul mot : l'escli^yage! N/>p-seulejnent l'esclavage proprement dit est la bistse pratique de la société, de sorte que sans lui il n'y aurait ni république, ni fortune, ni famille, ni liberté, telles qu'elles sont constituées ; mais encore, dans tous les ordres et à tous les degrés, existe un esclavage plus déguisé, aussi rée} : et tous les rapT ports sociaux sont modelés sur le rapport de l'esclave au
(1) Suétone, 'm Gsesare, chap. 84. Suétone, in. Gœuure. 99. ia Auguste. 43. — Gea derniers falta sont positifs, mais il ne Caut pas prendre à la lettre les paroles emr phatiques des rhéteurs, des sophistes, on même de Sénèque et de Pline. J'ai dd rendre dans son exagération même l'impression que devait produire sur un proyinclal la vue de la grandeur et de la magnificence de Rome; du reste, F. la nota à la fin du volume. — (2) l Petr. V. 13.