‹ Les CésarsChapitre 108 sur 321 · î^ Tacit., Annal., IV · texte numérisé non relu

î^ Tacit., Annal., IV

pouvaient Caire, cette vieille race de paysans et de soldats qui remuait avec la cbarrue la lourde terre des Sabins ^ a Rétablis donc, chantent ces poètes, 6 fils de Romulus, si tu na veux expier, innocent, les crimes de tes ancêtres, rétablis les temples écroulés de tes dieux et leurs statues noircies de fumée ! Soumis aux dieux, tu règnes sur le monde; oubliant les dieux, tu as appelé des maux affreux sur la malheureuse Italie... Erycine, riante Vénus, mère de notre César ; chaste Diane, toi qui donnes de glorieux enfants aux épouses fidèles; Apollon, dieu du soleil, puisses-tu, dans ta course, ne voir rien de plus beau que notre Rome ! Dieux puissants, si Rome est votre ouvrage, donnez des nuBurs pures à la docile jeunesse ; à la vieillesse, donnez un paisible repos ; aux fils de Romolus, donnez la puissance, la fécondité et la gloire. .. Déjà la foi, déjà la paix, déjà la bienséance et Tantique pudeur reviennent parmi nous avec la vertu si longtemps négligée; les maisons sont devenues chastes, il n'y a plus d'adultère ; les lois et les mœurs ont détruit Tiq* fàma débauche ; la peine s^attache à la faute et marche sur ses pas ; les mères se glorifient d'en&nts semblables à leurs époux ^. 1»

Ces phrases de poètes avaient leur c6té sérieux; un homme sérieux les inspirait. Ne médisons pas trop de la politique d* Auguste; elle donna au monde quarante^cinq ans de paix et d'équilibre. Elle ne fut donc ni si mal en-

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