‹ Les CésarsChapitre 109 sur 321 · F. Horace. Od., H!, 6, 24; IV, 4, 15. Carmen sœculare · texte numérisé non relu

F. Horace. Od., H!, 6, 24; IV, 4, 15. Carmen sœculare

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tendue , ni si malheureuse. Quelle politique humaine a le bras assez long pour qu'un demi-siècle ne soit pas pour elle une éternité ?

Et cependant elle sentait déjà ses résultats lui échapper. On nous peint toujours l'Italie, à côté des magnificences de Rome, appauvrie parle stérile agrandissement de quelques fortunes ; le palais et le parc du riche, ses champs de violettes, ses jardins de myrtes et de platanes envahissant la terre du pauvre ; l'humble vassal * fuyant, ses pauvres pénates entre ses bras , avec sa femme et ses enfants en haillons ; une foule de villes jadis florissantes, détruites et inhabitées; nulle trace ni de la langue , ni du costume , ni des mœurs des anciens peuples.

De là, comme auparavant, — les importations inévitables de blé étranger : elles montèrent , sous Auguste, à 60 millions de boisseaux (900,000 hectol. environ); c'était à peu près la consommation de Rome ^. — Comme auparavant, Rome encombrée d'habitants, parce que là seulement on trouvait à vivre : Auguste ouvrit un troisième Forum à cette population toujours croissante ; César avait réduit le nombre des frumentaires à 150,000; sous Auguste, il remonte à 200 ou 3S0,000 ^. — Comme auparavant , des craintes perpétuelles, des disettes fréquentes, des séditions à Rome, l'expulsion des étrangers : dans une grande famine , où le modius (8 litres et demi environ) de blé se vendit 27 deniers et demi (23 fr.), Auguste chasse de Rome t4)us les gladia-

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