Quid; quod usque proximos
Revellis ^gri terminos^ et uUrà
Limites clieiitium Salis avarust pL^llitur paternos
In sinu fercns Deos, Et uxor et vir^ s^rdidosque natos.
(Horace, Orf., II, 18. K. auwi II, 15.) S. JoBèphe, de Bello, II, 18. Aurelins Victor, Epit., I. 3. iMpii Ancyr.
teurs, tous les esclaves à vendre, tous les étranj^ers, à Texception des professeurs et des artistes, un grand nombre d'esclaves , et même de ses propres esclaves ^ — Gomme auparavant enfin, la population servile ne cesse de s'accroître, épouvante et menace la population libre , instrument maniable à toutes les factions, dangereux auxiliaire de tous ceux qui veulent conspirer '.
Malgré Taugmentation du nombre des citoyens, l'Italie demeure privée de défenseurs. A la nouvelle d'im soulèvement des Dalmates, Auguste^ forcé d'armer les affranchis, déclare que, s'il n'y est pourvu par de promptes mesures, Tennemi sera dans dix jours aux portes de Rome. A la défaite de Yarus, Auguste pleure et s^arracbe les cheveux , parce qu'il voit déj& les Germains sur les Alpes , prêts à descendre sur l'Italie sans défense '• Trois fois il est obligé d'anner les esclaves ^ ; une garde municipale, composée d'affranchis, veille pour la sûreté de Rome. Qui pourrait aujourd'hui , s'écrie Tite-Live , comme dans les anciens temps de la république, lever dans Rome seule une armée de 4S,000 citoyens ^? Dans une lettre remarquable au sénat, Tibère résume très-bien les trois grandes plaies de l'empire : Tétendue des propriétés inutiles {vUlarum iriftniia spatia)^ le nombre immense des esclaves {servorum