VII
fiationeê ) , l'insaffisance de Titalie à sa propre oourrîtare ' . Voilà pour Fétat matériel. — Dans Tordre politique , il semble que rien de romain ne se trouve plus dans Roiae , et comme un signe que l'ancienne discipline s'écroule, leg deux derniers censeurs ont vu leurs sièges se briser sous eux. Faut-il des tribuns, des questeurs? personne na se soucie de le devenir ; Tédilité est un honneur trop ooùteux, il n'y a plus de candidat. Faut41 devenir sénateur ? nul ne s'en soucie ; on quitte même le sénat après y avoir siégé ; on se dit infirme, on se dit pauvre. Auguste en est réduit à juger lui-même les infirmités, à examiner luimême les Ibrtnnes, à envoyer d'autorité au sénat tout homme de moins de trente-cinq ans, valide et remplissent les conditions requises, comme on déclare un conscrit bon pour le service. Auguste est essentiellement le républicain de son empire, et soutient seul les magistratures gratuites de la république '. 8'agit*il de nommer une vestale ? personne ne présente sa fille ; Auguste, obligé de descendre jusqu'aux filles d'affranchis, jure que si ses petites-^filles n'eussent point passé l'êge, il les offrirait : Julie, observe Crevier, eût £ait une étrange vestale. Auguste cherehe-t-il un /lamen pour son cousin Jupiter (scNrte de sacerdoce qu'environnait un caractère remarquable de pureté religieuse et de symbolisme pythagorique)? les Romains savent prévoir de loin tous les dangers : comme le fils/fam^n ou la fiUe vestale sort de la main paternelle , c*est-à«dire peut tester, succéder, recueillir des legs pour son propre compte et non au profit paternel, nul ne se soucie de ces hautes dignités pour ses enfants (voyez dans chaque coin des mœurs romaines cette arrière-pensée de testament et