Dion, LIV, p. 540, (sur l'année
RESTAURATION DE l' ANCIENNE ROME. 267
de legs). Or, comme d'un autre côté nul ne devient flamen ou vestale s'il n'est issu d'un mariage contracté avec toutes legformeg religieuses [eonfarreatio)^ le mariage religieux tombe en désuétude, et on ne s'expofse paB à mettre au monde des enfants dignes de ces honneurs sacerdotaux ^ . En un mot , toutes les lois sont si impuissantes qu'on a vu un jour Auguste s'éloigner de Rome, parce qu'il avait, disait* il, ou comme prince ou comme censeur, trop à ch&tier ^.
£n même temps encore, bien que César fasse tout au monde pour honorer ses confrères, les dieux de l'Olympe, SOA siècle persiste malgré César à ne vouloir adorer d'autre divinité que la sienne. César défend qu'on lui élève des temples à Rome : au moins s'en élèvera-t-il de toutes parts dans les provinces ^. César ne veut être adoré que de concert avec la déesse Rome ; A Borne et à Cé$ar est la seule formule qu'il permette : mais sa divinité dont il cherche à modérer l'excès, l'empire ne demande qu'à l'agrandir. Naples, Pergame, Nicomédie, lui consacrent des temples, des pontifes, des jeux; Alexandrie, non un temple, mais une ville entière, portiques, bois sacrés, bibliothèques, vestibules, promenades. Le demi*palen Hérode lui élève des statues et des autels, lui donne des jeux dans Jémsâr» lem ^* Il se fait entre les rois ses sujets une souscription pour achever en l'honneur du génie d'Auguste le temple commencé à Athènes en l'honneur de Jupiter Olympien ^. Enfin Auguste n'a plus qu'un moyen de faire adorer les autres dieux, c'est de les associer à sa grandeur : il loge
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