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bkatôi Cmo» à fl» iilflm, EolÎGfaiift son dbacki^ le charM, Fenteadit, mus n'en paria poîiii alors. Mais qorique teiDpa «près, induit devant Pison, préfet de Biane, poor avoir ytÂé son malke, an Iko de répondre à FaoBOBalMn, il dil qo'il avait on secret à dédaier à Tempereor, qui était important pour sa sâreté. On Renvoya anasitôt à Caprée, et Tibère le fit mettre en priatm sans apfHtifbndir davantage Fa&ire.
s Mais, lorsque ce prînee vint de Caprée à Tuawdaue, Agrippa pria Anionia d'obtenir qu'il vonlût bien entendre Eutidbosy ûàn de savoir de quri crime il Faœqaait Et Tibère avait sans doute beaucoup de conûdération pour eUe, tant à cause qu'dle était sa bdle-sCBur que parce qu'elle était si efaasie, qu'encore qu'elle fût fort jeune, lorsqu'elle demeuia veuve , qu'Auguste la pressât de se remarier, die ne vonlui jamais passer à de secondes noces, mais vécut dans une si grande vertu, que sa réputation demeura toujours sais iacbe. D faut ajouta qu'il lui était particulièrement obUgé de raflTection qu'die lui avait témoignée; car Séjan, colonel des gardes prétoriennes, qu'il avait très-particulièrement aimé et âevé à un trè»4iaut degré de puissance, ayant, avec plusieurs sénateurs, plusieurs offlders d'armée, et même des affranchis de Tibère , tormé con^ lui une grande conspiration qui était sur le point de s'exécuter, elle seule fut cause qu'elle demeuia sans ^et , parce que l'ayant découverte, elle lui en fit savcôr tous les détails par Pallas, le plus fidèle de ses affranchis. Un lû grand service augmenta encore de telle sorte l'estime et l'affection qu'il avait déjà pour cette princesse, qu'il lui accorda une confiance sans bornes. Sur la prière qu'elle lui fit de vouloir entendre Euiichus, Tibère lui répondit : « Que s'il voulait accuser « faussement son maître, il en était assez puni par les souf- « frances de la prison, et qu'Agrippa devait prendre garde à a ne pas s'engager à poursuivre inconsidérément cette affaire, a de peur que le mal qu'il voulait faire à son affranchi, ne rea tombât sur lui-même, d Cette réponse, au lieu de ralentir Agrippa, le fit presser encore davantage Antonia d'obtenir cet
éetaircHnenieftt de Tempereur. Un jour que Tibère prenait Tair en litière et qu'il était accompagné par Calus et Agrippa^ elle renouvela sa demande; alors Tibèi^ lui répondit*. « Je praads « les dieux à témoin que c'est contre mon sentiment et pour na « pas vous refuser que je ferai ce que vous désirez de moi.. » Aussitôt Eutkbus est amené : Tibère lui demande ce qu'il a à lui dire contre celui à qui il était redevable de sa liberté... : « Un jour, seigneur, lui dit-il, que Caîus, que je vois ici, et « Agrippa étaient ensemble dans un chariot que je conduisais, ff Agrippa dit à Caîus : Ne varrai-je jamais venir le jour où ce a vieillard s'en ira en l'autre monde et vous laissera le maître c de celui-ci, sans que Tibère, son petit-ûls, vous y puisse a servir d'obstacle , puisqu'il sera facile de vous en défaire ? « Que toute la terre serait heureuse et que j'aurais moi-même c de part à ce bonheur I. .. » Tibère n'eut point de peine à ajouter foi à ces paroles, et ainsi il dit à Macron : « fbichainez cet « homme ; » mais Macron, ne pouvant s'imaginer que ce fût d'Agrippa qu'il s'agissait, différa d'exécuter cet ordre; Tibère l'ayant renouvelé, Agrippa eut recours aux prières; mais elles furent inutiles, et les gardes de l'^npereur le menèrent en prison sans lui ôter son habit de pourpre. Comme il était édiauffé par le vin qu'il avait bu au dîner et que la chaleur était très-grande, il se trouva pressé par la soif, et apercevant Tbaumaste, un des esclaves de Ga!us, qui portail une cruche pleine d'eau, il lui en demanda, et après avoir bu lui dit : 9 Ce $r service ne sera point perdu pour vous; lorsque je serai libre, ^ j obtiendrai de Caïus la liberté de l'jBsclave qui a pris autant « de plaisir à me rendre service que si j'étais dans la bonne « fortune^ » Agrippa tint sa promesse : devenu roi, non-seulement il Ot accorder la liberté à Thaumaste, mais .môme il le nomma administrateur de tous ses biens, et en mourant le re- « commcmda à son Qls Agrippa et à Bérénice sa fille, et ainsi Thaumaste fût conservé toute sa vie dans sa charge. . < Un jour qu'Agrippa était devant le palais avec d'autres prisonniers, la faiblêase que lui causait son chagrin fit %a'il
s'appuya contre ua arbre sur lequel vint se poser un hibou» Un Allemand, du nombre des prisonniers, Tayant remarqué et ayant appris qui il était , s'approcha de lui et lui dit : o Je vois a bien qu'un si grand et si soudain changement de fortune « vous afflige, et que vous aurez peine à croire que votre déli- « vrance soit proche ; mais je prends à témoin les dieux que « j'adore et ceux que Ton révère en ce pays, qui nous ont mis « dans ces liens, que ce que je vous dis n'est point pour vous « donner une vaine consolation : sachez donc ce que cet oiseau tf qui vient de voler au-dessus de votre tête vous présage. Vous « serez bientôt libre et élevé à la plus grande puissance; vous « serez heureux le reste de voire vie, et laisserez des enfiints a qui succéderont h votre bonheur; mais lorsque vous verrez c une seconde fpis paraître cet oiseau, vous n'aurez plus que «r cinq jours à vivre. Telles sont les choses que les dieux vous a présagent. Quand vous vous trouverez dans une si grande « prospérité, n'oubliez pas ceux qui sont maintenant vos com- « pagnons d'infortune, o Cette prédiction, qui plus tat*d excita l'admiration d' Agrippa, ne lui inspira alors qu'une grande hilarité. Cependant Antonia était très^ffectée de sa captivité, et elle l'adoucissait par tous les moyens qui étaient en son pouvoir. Macron lui donnait ses soldats les plus sociables pour gardes, on lui permettait l'usage du bain ; Silas son ami, Marcias et Stichus, ses affranchis, lui portaient les mets qu'ils savaient lui être les plus agréables. On lui laissait des couv^tures dont il se servait la nuit
« Six mois se passèrent de la sorte ; cependant Tibère mourut et Marcias courut en hâte donner cet avis à son maître : il le trouva prêta se mettre au bain; et, s'étant approché, lui dit • en hébreu : a Le lion est mort. » Agrippa comprit ; dans le transport de sa joie, il lui dit : « Comment pourrai-je assez « reconnaître les services que vous m'avez rendus , surtout c celui de m'apporter cette nouvelle , surtout si elle est véri- « table Y » L'officier qui le gardait remarquant avec quel em-
pressement Marcias était venu et la joie d'Agrippa, jugea qu'il était arrivé quelque chose d'important, et les pria de lui dire ce que c'était; ils firent d'abord difficulté, mais enfin Agrippa, qui avait contracté quelque amitié avec lui, lui communiqua la nouvelle ; alors l'officier le fâicita de son bonheur, et pour lui prouver la part qu'il y prenait, lui fit un festin. Mais pendant qu'ils faisaient bonne chère, un bruit contraire assura que Tibère n'était pas mort et qu'il viendrait bientôt à Rome. Une si grande surprise étonna tellement cet officier, qu'il poussa Agrippa de dessus le lit sur lequel ils étaient assis pour manger, on lui disant : « Vous imagineztt vous que je souffre que vous m'ayez trompé impunément par a cette fausse nouvelle de la- mort de l'empereur, et que cette a supposition ne vous coûte pas la vie. » En achevant ces mots il le fit enchaîner et garder avec plus de soin que jamais. Agrippa passa la nuit dans la plus grande peine ; mais, le lendemain, on ne douta plus de la mort de l'empereur ; chacun en parla ouvertement; il en est môme qui firent des sacrifices aux dieux pour les remercier. Caïus voulait , dès le jour môme , mettre Agrippa en liberté; mais Antonia lui conseilla de différer, non qu'elle manquât d'affection pour lui , mais parce qu'elle estimait que cette préci{Htation choquerait la bienséance. Néanmoins, peu de jours après, Caïus l'envoya quérir^ et ne se contenta pas de lui faire dire de faire couper ses cheveux ; il lui mit le diadème sur la tôte , l'établit roi de la tétrarchie que Philippe avait possédée, et y ajouta celle de Lysanias. Il voulut aussi, pour marque de son affection, lui donner une chaîne d'or de semblable poids à celle de fer qu'il avait portée. »