‹ Les CésarsChapitre 210 sur 321 · K. t I, pages 26 et suiv., 45 et suiv · texte numérisé non relu

K. t I, pages 26 et suiv., 45 et suiv

6. a Le territoire de tont un peuple n'est plus que Vergastuk d'un seul mattre. » Senec., Controv,, V, 5. « Jusques à quand étendrez-vous vos possessions? Une province ne vous surfit plus. Des fleuves naissent et meurent dans vos domaines. 11 faut que votre territoire environne la mer et que votre régisseur commande au-delà de l'Adriatique. » Senec, Ep. 89. F. aussi de TranqmUitate ammi, 11; de Benef., 111,8. « Un seul régiBseur administre une province plus grande que celle que l'on confiait à un consul. » De Ird, I, 16. 11 y a sans doute à tenir compte de l'esprit déclamatoire des deux S^nèque. Mais j'ai cité la lettre de Tibère au sénat. « Villarum infinita spa> tia. » (Tacite, AnnaL, III, 54.)

neuf maîtres ^ — «t On ne cultive plus , dit Columelle ; le premier esclave venu, un valet de pied émérite, un portelitière affaibli par l'&ge , est choisi pour régisseur d'un immense domaine *. d — Les champs dépérissent faute de culture, des villes même d'Italie sont abandonnées , leurs remparts à moitié détruits^. — L'importation des blés en Italie augmente ^. La nourriture de Rome est plus incertaine , les disettes et les séditions qu'elles amènent sont plus fréquentes que jamais ^. — L'Italie se dépeuple ; il faut fonder des colonies dans ses villes désertes. Remède inefficace ! des vétérans qu'on y envoie , les uns, habitués par le service militaire à des climats étrangers, peu d'années après retournent habiter les provinces ; les autres, inaccoutumés aux soins de la famille, ne laissent pas d'héritiers : au bout de quelque vingt ans, Antium et Tarente sont de nouveau dépeuplées^.

C'est assez dire que les lois maritales n'avaient porté remède à rien. — Ces lois, recueillies dans la succession d'Auguste, comme un legs précieux, s'en allaient pourtant, mal vues du peuple , maudites par les riches , en disgr&ce

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