Cur domina non veairet. Suet., in Claud
De deux fiancées * et de trois femmes que Claude avait eues jusque-là , la mort lui avait 6té une de ses fiancées le jour même où il d^yait l'épouser ; il avait renvoyé l'autre pour plaire à Auguste, sa première femme pour de légers motifs, la seconde pour des turpitudes pareilles à celles de Messaline. Le mariage me réussit trop mal, disait-il aux prétoriens, je jure de vivre sans femme ; si je manque à mon serment, tuez-moi^, j) Mais, malheureux en mariage, il ne pouvait se passer du mariage ; il lui fallait une femme, comme à tels laquais qui ont vieilli au service il faut un maître : cette àme insatiable d'assujettissement ne pouvait vivre sans la domination intime, continuelle, domestique d'une femme.
Les affranchis, nous venons de le dire, étaient divisés. La lutte était^ entre eux, à qui marierait le prince (an 49).
Parmi tant de beautés qui briguèrent son choix, Qui de ses affranchis mendièrent les voix.
Calliste, Narcisse et Pallas en protégeaient chacun une. Narcisse portait Élia Petina, que Claude avait déjà une première fois épousée et répudiée sans trop de motifs : « C'était, disait-il, une figure connue, une femme déjà éprouvée, rien d'inaccoutumé, rien de nouveau ; » il trouvait excellent ce rajeunissement des vieilles amours^ Calliste proposait Lollia Paulina, qui avait été femme de Caligula ; pour elle, sans doute, on faisait valoir l'habitude du palais et du trône ^. Mais Pallas fut plus habile et porta Agrippine. Celle-ci était fille de Germanicus et de la
i . L'une futiïlmiiia Lepida^arrière-petite-fille d'Auguste par les Julies; Auguste obligea Qaude à la renvoyer. ~ L'autre^ Livia MeduUina^ morte le jour flxé pour son mariage. Inscript. Orelli 716; Suétone, 26.