‹ Les CésarsChapitre 283 sur 321 · IV. — CHUTE DE NÉRON · texte numérisé non relu

IV. — CHUTE DE NÉRON

D'où la ruine de Néron pouvait-elle venir? Le parti stolque s'était reconnu impuissant à la guerre civile ; le suicide ou l'exil en avait fait justice. Dans le complot de Pison , la Rome nouvelle s'était montrée si lâche et si peu fidèle à elle-même, qu'elle ne pouvait plus rien tenter. Les forces vives de l'empire , quelles étaient-elles? Disons ce qu'étaient le sénat, le peuple, l'armée, les provinces.

Le sénat d'abord. — Ce qu'a été et ce qu'est même encore la chambre des lords dans la Grande-Bretagne, le sénat le fut sous la république : l'aristocratie constituée en pouvoir légal, le faisceau des anciennes familles fortifié chaque

i Tremulo quàm culmine cunr^ta

Despiceret; ataretque super titubantia fultus.

Lucaiu, qui veut ici parler de Jules César, peint admirablement la position des empereurs ,

2 Scit non esse ducis, strictos, sed militis, enses.

(Lucain, Phan,, V.j

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