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POUR LA QUATRIEME EDITION. VH

tianisme naissant, les luttes suprêmes que soutient sous DOS yeux le christianisme grandi et devenu, que le monde le veuille ou ne le veuille pas , la lumière et le maître du monde? Au temps des premiers Césars, la question chrétienne (pour employer cette formule de notre temps) , aux yeux du vulgaire et encore plus aux yeux des politiques, passait inaperçue au milieu de questions bien oubliées aujourd'hui^ et que l'on jugeait plus importantes. Aujourd'hui, la question chrétienne est partout et domine tout. Plus que jamais , à cette heure, il n'y a de combat, il n'y a de lutte , il n'y a de controverse, et dans les travaux de l'esprit et dans les labeurs de la politique et même sur les champs de bataille, que pour ou contre la vérité chrétienne. Les problèmes ou les passions politiques, qui formaient une part plus ou moins grande des préoccupations de nos pères, et qui ont été ou la cause ou le prétexte de nos révolutions, sont aujourd'hui à l'état ou de questions résolues et d'ambitions satisfaites, souvent plus encore d'illusions perdues et de lieux communs abandonnés. — L'égalité! elle est, ce semble, satisfaite, à moins qu'on ne veuille conquérir Tégalité des biens et des fortunes, qui serait la ruine des riches et encore plus la ruine des pauvres. — La liberté ! les plus révolutionnaires sont ceux qui en veulent le moins. — La république ! les révo-

Vni AVERTISSEMENT

lutionnaires en. veulent moins encore depuis qu'ils ont commencé à s'approprier les monarchies. — La souveraineté des nations ! qui en tient compte dès qu'elle l'embarrasse? — Leurs vœux ou leurs suffrages! très-bien, assuré que l'on croit être qu'elles voteront toujours d'accord avec la garnison. Non, tout cela n'a rien de sérieux ; il n'y a qu'un but dans toutes les machinations du siècle présent; il n'y a qu'une passion au cœur du parti qui mène l'Europe : sous des noms et sous des voiles divers, sous toutes ces appellations vagues et banales dont se contente si facilement l'esprit superficiel de notre siècle, il s'agit uniquement de savoir si l'Europe sera ou ne sera pas chrétienne. Une seule révolution se prépare : la révolution qui doit détruire le christianisme.

Aussi, par cela même qu'il s'agit d'un intérêt de tous le plus universel , la même impulsion se £ait-elle sentir dans les contrées les plus diverses. Un pouvoir occulte^ qui domine les rois et les peuples, ceux-là en les effrayant, ceuxci en les endormant, provoque partout, sous des prétextes qui ne sauraient jamais lui manquer, des actes d'hostilité contre le christianisme. En Pologne, c'est le schisme, c'est-à^re le christianisme annulé d'autant plus qu'il est asservi , qui persécute par le feu et le sang le christia* nisme véritablement orthodoxe, libre, sincère, vivant,

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