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Suet, in Cas

3. Maxima, minima, ad CsBsai'em scribuntur. (Cic, ad Quint,, III, 1.)

COMMENCEMENTS JUSQU'a LA GUERRE CIVILE. 427

tites querelles d'une démocratie corrompue, assez voisin pour n'en rien ignorer, assez éloigné pour ne pas se rapetisser dans ces intrigues.

A cette distance, en effet, il faut bien qu'on lui reconnaisse quelque génie ; que le sénat lui vote d'énormes subsides et des jours de fête pour ses victoires ; que Pompée le fasse continuer dans son commandement; que Cicéron, son vieil adversaire, entonne pour lui d'emphatiques éloges : « Les Alpes peuvent tomber aujourd'hui ; depuis les victoires de César, l'Italie n'a plus besoin de rempart contre la Ganle M » Il faut bien que Cicéron demande pour César cinq ans de gouvernement de plus, et & son grand regret obtienne ce qu'il demande.

La gloire n'est d'ailleurs pas le seul élément du crédit de César. Dès son consulat, il a pris au Capitole 3,000 liv. d'or qu'il a remplacées par du cuivre doré. Pendant la grande orgie du triumvirat, il a vendu des royaumes^ vendu la ferme des impôts; Pompée et lui ont reçu du roi Ptolémée près de 6,000 talents. Des Gaules où il a vendu des milliers de prisonniers, pillé les villes, dépouillé les temples, provoqué par ces déprédations les redoutables révoltes des dernières années. For lui est venu en abondance^. .

Avec For, il saura faire que le monde entier soit son obligé. 11 verse dans l'Italie et les provinces l'or au prix modique de 3,000 sest. (582 fr.) la livre ^. Ce débiteur de tant de millions est créancier aujourd'hui; mais il prête sans intérêt ou à un faible taux, et une bonne partie du

t. Cic.y de Provinciis consul,, 14.

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