Id., iirid
complète ; c[uand nxd oppidum ne résiste plus ; quand Uxellodunum (Puy d'Issolu, dans le Quercy), la dernière forteresse de la Gaule dont la langue résistance a fait craindre à César que toute ville fortifiée ne reprit cœur à son exemple, a été vaincue par la soif et que tout^ sa garnison a eu les mains coupées : alors, les peuples, au lieu de résister, disparaissent, se cachent dans les forêts, détruisent les récoltes, inoendientles édifices, laissent aux Romains un désert. César comprend alors qu'à une révolte de ce genre il faut opposer d'autres armes : après avoir usé avec excès du droit de la guerre antique et s'être montré autant que personne, Théritier des traditions homicides du paganisme S il sent qu'il faut changer d'allures, il adoucit le joug romain ; il traite les cités gauloises avec honneur ; la Gaule entière ne paie à Rome qu'un tribut de 40 millions dé sesterces (7,763,000 fr.) *; une légion gauloise est reçue dans son armée. Il ne veut pas laisser de guerre derrière lui, il se fera de la Gaule vaincue une auxiliaire et la mènera à la conquête de Rome.
César, en effet, du fond de sa Gaule est toujours présent à Rome. On lui écrit toutes choses, grandes et petites ^ L'été, au milieu des forêts des Nerviens, ou dans les marais de l'Escaut, pressé entre deux armées ennemies, il dicte, de son cheval, cinq ou six lettres à la fois pour Rome et pour le Forum ; pendant l'hiver, quand la guerre lui laisse un peu de repos, il repasse les Alpes, arrive jusqu'aux extrémités de sa province, et là, à cinquante lieues de Rome, le vainqueur d'Arioviste peut contempler à son aise les pe-
!. K. de Bello Gallico, III, 17 [le supplice du sénat Venète); VI, 44 (les supplices des chefs Caroutes et Sénonais); ailleurs les mains coupées d'UxellodunuiD, le supplice de Vercingétoiix, etc.