Plutarque> Vie tt AgésUas
3 P. Martyr., Epist, G61 3.
. t^oùr obtenir les subsides qu'il demandait, LouisXi sema la division dans Ies£tats-Gen^àux> cbrrompriti par aident y gagna par promesses, s'assura d'un fort parti, et se rendit 'si bien le maître de l'assemblée qu'il y fit délibérer ce qu'il voulut. \
Et en Angleterre, combien de- fois de pareille' moyens n'ont ils pas été mis en tisàge^ même àë nos jours,' et trop souvent avec succès -. Dans cette auguste assemblée, où l'on ne devrait compter' qn« dès amis de la patrie , on trouve autant de vénalité' que partout ailleurs. Une partie des représen tans du' peuple est pensionnée de laicour, une autre piartie* cherche va rêtré, quelques-uns sont fidèles à leur serment^ le reste, selon les circonstances, flotte ei)^ tre la cupidité et le: dévoir : tels sont les pères de la patrie, les conducteurs de l'état, les gài^i^ns dé i$ liberté* Et certes, il semble que la nation â?it pëtrdu le droit de se plaindre de ses' infidèles: mâûdâtâirêisv lorsque les. électeurs sont les premiers à vendre^ là^ diement leur suffrage aux candidats qui' veulent l'acheter. >
» 'Quelques prince^ , par une ambition plus lente; lie profitent pas d'abord de leur ascendant; et cette fause modération, qui les comble de gloire, fait que, quelque chose qu'ils, entreprennent ensuite contre les lois, le peuple se déclare presque toujours pour
^ H faut voir dans Whitlôck, daos V Histoire du Parlement, dans les Lettres de SiaJJford, dans le Journal iné'me des Connnunes, les artifices dont tant de princes se sont servi pour corrompre le corps législatif. Et les Anglais n'ont-its pus un parlement désiré sous le nom de pensionné ?
eux^ Qu'y a-t-on g9gaé? Uîop lâches pour usurper la souveraine puissance, ils n'ont paru y renoncer que pour amener le peuple à la. leur remettre entre les inainsi. i .
Du peu de fermeté des, représentans du squ^^ vemin çor^e> les entreprises du gôwernement*
Tant ^ue l'élat n'est pas en danger imminent, les membres du législateur connivent presque toujours avec le prince; et si quelques-uns frondent les menées du cabinet, c'e-st pour l'obliger d'entrer en composition. Ce n'est que lorsque le gouvernement est prêt 4 porter I0 dernier coup à la liberté,. qu'ils s'élèveût contre lui.
JLe. parlement, vénal qui avait si lâchement signalé sa .çondç^cendaixce >aux. projets., afnbitîeux: de Charles 1{, nq ( s'opposât, aux attentats du cabinet qu'au rmom^nt où la constitution fut . eur Je point d'être réîiverpé^. /• . ,. .. .
Si les repru^sent^nsdusouyeraixi: i^ se prostituent pistous aux. volontés . du pi*itice; s'ils nc^ courent paS;jtous apfès l,es places, les dignités , U faveur; ^i^^n <^t npéme.qui dédaignent de s<? vendre, le paanqued^.çpnstance et dç, fermeté dans ceux qui s'ppposeat à se^ enti^p^îses,, rend < toujous leurs efforts iiapuissaps..;. ^ > •:. • : s .
Lorsque les créatures du prince attentent à la liberté, quelque soit; le torrent de la puissance-, si le
parti patriotique était dé|ei(iïiiné il s^y dp|)oser avec fàrçe^ a rpifirvi^.ndi«â]t du 'ftiôihfi à' rëpri»|ep ^^a fVirie , s'il m^^rvéà^l paâs^i'd^À^'MâdsaïilieU de défendre avec un zèle infatigable la cause de la pairie ^ et de retarder par de longes efforts les progrès de rautôrîté, IfesHimides ji^atriotës lâèlièkt'p^ contétts d*tme àoHê YëfeistàVicô oÛ d?ùttlé>'dirtiplé^ protestation. Plusieurs méiney rebutés deleur^fM^u d'^cendanty abandonnent le champ de bataille à leurs ai^fag(fpi^t^ff.^i ^4wt6f}e. prince u^Mhj^jà ]^raQds pas a^i ^espotisçue..
Prévenir les émeutes i
QWand le prinôe ikianque son but / irtlia perd que du temps; quand la nation manqué^ le' ^féb^ elle p«tt ptéiqiîé toujours les moyens dé tëtlter iine secondé fôik là fortune. Après les bo+rtttrs tfuriè gudrï»e civile; a;u Heu de rèvéfiîr sur^ieurî pâk; de eidtfier les «Bprits, et 'êé riaiWéAèr le péùplfe par une meilleure conduite, ceux qui gouvernent ne s'occuf>eftt plus qtfà rendre vaines ses plaiiHëi ^" qu'à répriniei» s^ efforts; Ils n^ peuvent «e résoud^^é & rë^ fidftcei^ à ce pouvoir souverain, à cette grandeur sans boMiès^ à cet empiré > absolu qùl^ leur à déjà tant Coûté d'éffons et de ciinieid; 'Séittbl^tès k ces antrôphdphageâ qui , tiliè fois accôUtttlaés àti sang humain , ne peuvent plus quitter cet affréttl brettvage.' ■ ' "*•• •••' '■• ' ■'- ' •!'' ■ ^•
Instruits par \e pa5i»é; les princes ttâviillent à
prëVèWirifes insuirèi^tioii^; Au'<x>ttlttiiBiicement de la tempête, on n'en découvre pas le-danger; quand elle sôtifflë'âvec fureur, on ti'en découvre plus le rémêdé.''Aussi 6rit-îlsf lès yeux toujours ouverts sur les premières émeutes ; soignélix à lêà réprimer dès qu'elles s'élèvent \
Non contens d'étouffer les séditions dans leur principe ils ont soin d'en extirpée' jusqu'au moiiidre germe; sous jprétexte de maintenii>le bon ordre dans l'état j il ne souffrent point d'attroupetnéns, point de cohues, point d'assemblées tant soit peu nonibreufes^•- ' .:.>-•
Etcottibien poussent la défiance ju^ti'à' ne point soufîrii* dé cercles autour des homtnés populaires; combien même la poussent jusqu'à se défaire des personnes qui ont la faveur dû peuple !
De retour à Paris, après plusieurs» années d'absence, J.-J. Rousseau «allait quelquefois passer un quart-d'heure au café de la Régence ; comme sa présence y attirait une foule de curieux, on lui intima l'ordre de ne fréquenter aucun café '.
Les gondoliers de Venise, ayant un jour pris que-
1 Lorsque le grand conseil de Venise sié^e , comme sa tenue suspend l'exercice de toutes les magist'rattires , les' procurateurs de Saint-Marc «ofui obligés de TeHler à la gt^rdé- du pilais; et afin d'être prêts à réprimer le premier moutemefit populaire, il y a auprès de la salle, où se tient la séance , un arsenal suffisant pour armer tous les nobles.
2 Même en Angleterre, tout attroupement, toute assemblée un peu nombreuse est défendue.
3 Voyez les Confessions , pour de plus amples détails à ce sujet.
( Nouvel éditeur, )
relie avec la populace, on en. vint aux coups; comme les magistrats ne pouvaient apaiser le désordre, un gentilhomme de la maison de Laurédane intervint, et les mutins cédèrent à ses instances. Alarmés de l'ascendant de ce citoyen, les inquisiteurs d'état s'assurèrent de sa personne, et le firent dépêcher à la sourdine \
Bien plus : pour empêcher tout soulèvement, .<;'est la politique des Vénitiens de poursuivre] usqu'à la mort ceux qu'ils ont une fois outragés; et afin que les amis des infortunés joules infortunés eux-mêmes qui ont échappé à la tyrannie, ne trament pas en secret , le conseil des dix publie de temps en temps , certains édits ^ ; où il promet de grosses sommes à quiconque révélera quelque grand crime d'état, ou apportera la tête d'un proscrit.
Accoutumer le peuple aux" expéditions
militaires.
Après avoir ôté aux habitans des provinces les moyens d'unir leurs efforts pour leur commune défense, et .à ceux des villes les moyens de rien tenter pour leur défense particulière , peu à peu on accoutume le peuple aux expéditions militaires ; et, sous prétexte de pourvoir à la sûreté publique, on
1 Amelot de la Houssaye, Histoire du Gouvernement de Venise; et Machiavel daus son Prince,
2 Os édîts se nomment Tulgairement bando contofrlia.
sid>8lJAii0fUHrtoùt lai soldole^uia :aux; officiers civik. Ûi3s âokktspoùi^ iarréter les / pf évenus^ des soldats pour conduire les malfaiteurs au supplice , . des soiidàls psnirî^âixier leë > grand» chemins, .
/DiaisîJfi&îlieu]^ de t récréation publique, des solési^j^asdeùï les pôriies^; daBs les^ éndr(»ts 'de ^nte pi}tiln|iie^ .dos ^Jdat&^.g^'dexit.. las -portes; dans les sallescd'expbaition |)tttblique^ d^s: soldats ^rdehtles parles. Partout oiiAetpeujile i^^àssemhle^des soldats ^poiurie gaiderî/rt^craîiate qu*il ne se réunisse de jîjLiit I aloîîs i !e»iEorç!d^S! <s(^dat$ pour fle-gardec.
S'assurer de V année;
Pour n^feîsitrr^pÈi#^|ieu d'inl^u^ncéà ceux qui «smit à !ktétédes^>ti'ÀiipefiP^'.4ir^priné6'ti^ se* contente paâ' de^su^priffîer le^A^kindt^^ chargea militaires vil ÀvififeiJ'ariâi^è^-^ti petits ^feorps,: entrée lesquels il fait -Tiait*etdesîjal^u«te!SAatt paôyeii de fcertâines prérogativtS'partidiilièïieSl'll ne doublé fe cô^nrmaiideïûettt de ces petits corps qu'à des hommes affidés; piiî^, pour i'àssurér m^eùxt encore de 'teur fidélité , il établit dans* ^chaque <îbrpâ plusieurs grtides où ron-nè ifionlB «cpa'avec; lenteur par droit d'ancienneté; et avec tiapiditéç i^far protection.^ Aiiisi, nota-seulemeht chaque officier subalterne considère celui qxii est i^u-^ssuà de lui cbuime^un ôbâl?acle à son avancement, et le voit d'un œil jaloux; mais les plus ambitieux; chercheiiit àp^rvquir au pre^iier ran^. par leur souplesses et leur assiduité»» faivèle^ir cour;; tandis
que ceux qui ysont chérébeotii tiyyîwoBfBUSiàxt^ teut devouemeot auX; ordres de6:^hcrfs> aUx:!volo&lâs du prince. ' - ■...i. il li- i • .;^ ,;
 l'égard des prewiers-iempleis imititawesy il^a grand soin de ^ .pas y noisimer des. Ivoitimes qui jouissent de la faveur du peuple^ ei debe jaiâais réunir en méroe lémp^ «da^s leu^s: m^nç queltiup emploi civil* Quelquefois il pousse là défiance jus^ ^u'â ne j^cer ëi ta télte de Fanàée (|«ie des soldats de fortune 9 jusqu'à changer solfvent les oBieiers généraux , àtofiiâUfét et$ti^^<^iiX'd)^s rî^^itésy et 'à ne laisser que peu de temps les troupes en garnison dans les mêmes places t.
Lorsque le prince se dispose à commander en persoq ne Fariscié^ , pour ft^metf r© 19^» pétil te co«maandemjçnt , ep d'autres . nud^*^ âli j^fooiifie à plusieurs icbe&:mjii& loi^ -d^ JeUr.îdpiwér c»t*tetblancbe:y il tes subordonjne.toujpurs à liji çQpseil.yde guerre, lorsque le oàbinet rie règle pasr.leurj»:apéradoo8^ ai inéme il ^?:1^ sôuioet au.cqptEole d'un ministre
dévoué ^. . . . * . ' :».; i. . ; ' • - •' ■ ' ^ .
Après avoir ppfa ces mesures pour.^'^^^SfUreri. de l'armée, Je primée favorise les militaires^ JUesattache à, ses intérêts par des Jiaiig^sse^y il répaud s«r ^;i:ses grâces, il c^res^é les mains «avec lasq^iellesiil vewt enchaiper l'état
'. t'')«iîr) OU: ;;;
Les soldats commencent à ne reçonniaitreqiXeJa
'^ Telle est ïapôliUYùe'du'gbuTeniement.dé Veuisc. '' '^ ' '' '} Legouyernement de Vei&icé eiitretIeiHr«i'^méé déuxtiénateiitto.
— 2S»' — voix de leurs chefs, à fonder sur eux seuls toutes leurs espérances^ et à i^egsèrder de loin la patrie. Déjà ce ne sont plus le» sqléàts de l'état , mais ceux du prince : et bientôt ceux qui sont à la tète des armées, ne sont plus {les : défenseurs du peuple, mais ses ennemis.
Cest ainçi qu'il se)ménpge un parti dévoué, toujours sur pied côntjfe la nation, et il n'attend plus que le mpment de le;faire agir.
Soustraire le militaire au pouvoir cis^il.
Chez un peuple Kbre, le -soldiait soumis aux lois, et iié]^rimé par les magistrat s^^' connàitdes devoirs; il conserve dans son état des idées de justice, il apprend à respecter les citoyçin,^,, et oji lui empêche de sentir ses forces \ Au»si, pour plier le militaire à leurs volontés, lès princes le sôustraient-ils au pouvoir ci vil '^ : mais pour qu'il ne reconnaisse d^autre autorité que la; leur, et qu'il ne spit comptable qu'à eux; soit qu'il 'trame, se mtitîne, se révolte; soit qu'il volé, viole j assassine, toujours line cour martiale connaît du délit /*..
^ P^» presque tous le* états 4e TEurope, aa fait jurer au soldat de n'obéir qu'à ses officiers, et à Tofficier de défendre le trône, et de nejamais l'attaquer ; sermenc qui^deTrait ik'étarè fait.qu'à la patrie.
2 La souvers^oe pui^ançe est.tp^JQurs le partage de cette partie d» la nation qui al.es armes A la/Uiain. :. ... ^
f Ici encore ,, le lecteuf aura «^n^ doute remarqué combien la constitution des Anglais leur donne d'avantages sur les. autres pet^ples: que ne sentent-ils toute l'importance de les conserver !
— aso —
Inspirer au militaire du mé.pris pour le
citoyen.
Destines à agir contre la patrie y qnand il ei^ sera temps 9 on éloigne les soldats du commerce dés citoyens % on les ob%e de vivre entre eux , on les caserne; puis, on leur inspire dû dédain pour tout autre état que le militaire ; et afin de leur en faire sentir la prééminence , on leur accorde plusieurs marques de distinction ^.
Habitués à vi\ re loin du peuple , ils en perdent l'esprit; accoutumés à mépriser le citoyen^ ils ne demandent bientôt qu'à l'opprimer: on le laisse
1 En Angleterre, cÉi commence à vonloir séparer le soldat du peuple. Déjà, sous prétexté de tenir la cavalerie à portée' des manèges , on Tentasse dans de méchantes barraques , en attendant qu'on puisfie la tenir casernée ; les progrès sont lents , mais suivis; malheur à la nation, si elle voit cet établissement d'un œil tranquille.
9 En Prusse y tout le monde est obligé de céder le pas -axnt mill* taires; et à Berlin on a^ pour; un détacheim^nt de soldats qui vient ^ passer, le même respect qu'on a, dans les pays catholiques , pour le viatique.
En France, le soldat, plein de mépris pour le bourgeois, ^e croyait en droit de le maltraiter. L'offîcier dédaignait le marchand, l'homme de' lettres , le magistral j et la noblesse d'épée regardait avec dédain la noblesse de robe.
En Espagne,. en Portugal , en Mosixme, en- Suède, en Danema^îck , e'fsst.à peu près la même chose. Et- dbns- ceé diveis pays , tonte sentinelle a droit de laver dans le sang des-ckoyéns la moindre. ofTeùsé.
Les sultans accordent mille marqueii -de faveur aux janissaire». Ce corps 9 attaché h ki garde de leur personne,' est fesenl stir pi^ pendant la paix.
exposé à toutes leui*s violences^ et ils sont toujours prêts à fondre sur la partie de Fétat qui voudrait se soulever ^.
Miner le, pouvoir suprême ,
Pour se rendre absolu , le prince s'étant assuré dti Tarmée, travaille à s'assurer du corps-législatif , en rendant vaine sa puissance ou en lui dictant la loi.
Prêt à frapper quelque coup , s'il peut se passer des représentans du souverain , il se garde bien de les assembler. S'il faut absolument leur concours,, il ne leur permet de délijbérei: que sur le point pour lequel il les a convoqués.
Charles-Quint, ayant assemblé les cortès de Castille à Compostelle, leur demanda un subside ; en le lui accordant, elles exigèrent le redressement des griefs publics : mais dès qu'il eut obtenu ce qu'il désirait ;i, il mît leur demande 4^ côté, et les renvoya 2.
Lorsque Charles T' avait, besoin d'argent , il presr sait vivement le bill des subsides; ensuite, pour empêcher le parlement de connaître des griefî^ publics, il le leurrait de belles promesses , et l'assurait qu'il serait toujours tre3-s0igneux.de défendre les privilèges de ses sujets. Puis , il engageait l'orateur
' Cela se yoit à la Chine, au Mogal, eu Turquie « enFrancT, eu Espagne , en Russie, eic.
2 Sandoyal,841.
des ôommune^ à interrompre tout débat ,étratiger à l'article des subsifleà, oiïbiien il retirait de la chambre basse les membres qui se distinguaient par leur zèle patriotique, en les nommant aux emplois qui donnent l'exclusion ; enfin , si tout cela était inutile, il terminait brusquement la session.
Quelquefois le prince répète les anciennes manœuvres, il corrompt le corps législatif en s'assurant de la majorité des membres, et il le fait parler comme il veut.
D'autres fois, il se contente d'intimider le parti de l'opposition par des menaces, ou bien de fausser le nombre des suffrages.
C'est par la terreur que Henri VIII tenait à sa dévotion les membres du parlement. Libres dans leurs assemblées, elles n'étaient pas plutôt dissoutes, qu'ils se voyaient livrés sans défense à la merci du tyran.
Quand Charles P'' se rendit en Ecosse pour faire passer un bill qui l'autorisât à reprendre les terres de l'église et les prérogatives qui avaient été aliénées durant la minorité de son prédécesseur, la majorité s'y opposa. Charles, qui était présent à la discussion, tira de sa poche la liste de tous les membres dé l'assemblée; et leur dit : « Messieurs, j'ai vos noms par écrit, et je saurai qui veut ou né veut pas être aujourd'hui de mes amis, fe Malgré cette menace , le bill fut rejeté par la majorité : mais le secrétaire qui comptait les voix déclara que le bill avait passé \
1 Buniet, vol. 1 , pag. 21.
Souvent pour pouvoir disposer à ^oo gré du corpâ législaUf 9 le prince travaille à le composer d'hommes à sa dévotion.
C'est ainsi que Henri VIII et Marie , cherchant à faire passer quelque point d'importance, avaient coutume d'écrire aux lords-lieutenans des comtés une circulaire portait qu'ils çussent à faire un choix convenable des nouveÉ^ux membres ^
Dans les mêmes vues, Jacqijiies ,11 révoqua les Chartres de toutes les corporations des trois royaumes, et leur en accorda de nouvelles qui le laissaient en quelque sorte l'arbitre du choix des représentaps de la nation ^.
Si cela pe syffît pas ^ le prjince a recours à d'autres expédiens. Dans l'embarras des affaires d^ ^l^^j Cromwel convoqua un parlement; mais, comme les membres lui étaient la plupart opposés , il plaça des gardes à la porte de la salle; et^ sous prétexte d'en exclure les hommes corrompus , il ne laissa entrer que ceux qui avaient son agrément.
Quelques princes se sont même assurés du législateur, en altérant la constitution d'une manière vio* lente. En iSSq, Charles-Quint demanda des subsides extraordinaires auxcortès deCastille; mais ayant vainement employé, pour les obtenir, prières , promesses, menaces, il chassa de l'assemblée les nobles et les prélats, sous prétexte que ceux qui ne payaient point d'impôt ne devaient point y avoir d'entrée.
^ Mémoires de Cram.
2 Rapin.
Dès-]or& les cortès ne furent plus composées que des députés des villes^ qui^ se trouvant en trop pe^ tit nombre pour lui résister^ furent tous à sa dé'
votion ^
D'autres fois ^ ils divisent le corps législatif , en faisant passer la partie corrompue pour le tout.
Pendant les guerres civiles de i64i > Charles I*' , cherchant à s'autoriser de la sanction nationale pour lever les sommes dont il avait besoin ^ convoqua le parlement à Oxford ^ où il rassembla les membres qui lui étaient vendus; puis il essaya d'engager le comte d'EsseXy général de l'armée, à traiter avec eux; et dans leurs séances illicites, il fit passer divers bills, obtint des subsides , et déclara les deux chambres assemblées à Westminster, coupables de trahison ^.
Lorsqu'à force die plier le corps législatif à ses volontés , le prince l'a bien avili , il cesse d'employer des ménagemens, il parle en maître, et s'il continue encore à l'assembler, ce n'est plus que pour lui faire la loi. Comme César, il fait lui-niéme les sénatus-consultes , et il les souscrit du nom du premier sénateur qui lui vient à l'esprit \
De la guerre étr^angère.
Si la guerre est le plus cruel des fléaux, quel mal-
1 Us étaient au nombre de 36 , deux députés de chaque ville. Sandoval y Hist. , vol. 2, pag. 269.
^ Collection d^Husband.
3 Lettres familières de Cicéron, liv. 9.
heur pour une nation d'avoir à sa tête un prince ambitieux, dévoré delà soif des conquêtes, libre de disposer à son gré du trésor public , des flottes, des armées , et maître d'immoler le peuple à ses funes* tes passions.
Un conquérant se joue de la vie des hommes , et ne fait pas moins la guerre à ses concitoyens qu'à ses ennemis ^ Ses lauriers, toujours arrosés du sang des sujets égorgés , le sont encore des larmes des sujets épuisés de misère ; et quel que soit le sort des armes , la condition des vainqueurs n'est guère meilleure que celle des vaincus.
J^ai battu les Romains , écrivait Annibal: aux. Carthaginois , envoyez-moi des troupes ; /ai mis V Italie à contribution^ envoyez-moi de l'or : éternel refrein des généraux triomphans. Après cela, que penser de la stupide allégresse que les peuples font éclater à la nouvelle des victoires de leurs maîtres ?
Quand on compare les minces avantages que l'état retire des expéditions les plus brillantes aux maux efiroyables qu'elles traînent à leur suite, peut-on douter qu'un sage législateur * ne fit du renoncement: aux guerres offensives un point capital de la constitution : mais pour le malheur des hommes , presqu'en tout pays , les lois ne sont faites que par
^ Qiiaad la flotte formidable que Philippe H avait envoyée bôntre* TAngleterre eut été engloutie par les flots, il répondit an compliment de condoléance du' pape : Tantquêjeterat makre de la source'; je fie m'affligerai pas de la perte dun ruisseau ! "
2 Lycurgue. * •
de» brigands ooùronnés , ou par qaelque juriste a I
leurs gages. - ; ^ i
Dans les gouvjernemens , même les mieux ardon- |
nés , lorsque le souverain n'a pas renonce ^>lenaeW lement aux conquêtes, il n'est que trop ordinaire de voir le prince tourner contre l'état les forces. qui lui ont été confiées pour le défeaodre ^; et c'est toujours à Taide de quelque entreprise militaire qu'il exécute ses hoirs proj.ets/ \ ■ > .. -
Indépendamment de la surcharge des impôts que la guerre nécessite, de la stagnation du commerce et de l'épuisement des finances qu'.elle . entraîne , de la multitude innombrable d'infortunés qu'elle livre à l'indigence, elle est toujours. fetalct à la liberté pu-? blique.
D'abord elle distrait les citoyens, dont l'attention se porte des affaires du dedans aux affaires du dehors ^ : or le gouvernement, n'étant plus surveillé , fait alors cheminer ses projets.
Pour peu qu'elle' soit sanglante, elle tient les esprit$ dans une agitation continuelle ^ dans les tr^ji^
1 Pîsistrate ayant été hle^sé en défendant la cause da peuple , en obtint yi^p gfffde dont U se servit ppvir ty^iurper la 90uyerain«té.
2 Alcibiade, trouvant Pérlclès plongé dans une profonde rêverie, lui en demanda le sujet. J'ai chargé Propiléa, dh le prince, de construire les portes de la citadelle de la ville de Minerve; il a dépensé un .argent inupe^se , et je né sais Comment rendre compte. Cherchez plutôt :à vous- en dispenser, reprit. Aleibiade: aussitôt Pévielès , renoh* çant à la vertu , forma le dessein d'engager les Athéniens dans des guerres continuelles , pour leur ôter Tenvie d^épiucher son admini»'. tration. ~
. :sElqsijiitei elle^idoone'aù.prâBfieites* hK>^ doecu>- ^9T- aîllf ui!9 les citdyen» indociles ^ de 1 se àéfaàve des jdii¥h •i^iBKian&;. ou plutôt d'envoyer. à ^Iftboucsbe^ ifhïb^ d.ioyeri$iles:pluj^ xéléa pour lemaiotieii de la liberté , et de. ruî«ler ainsi là psi^ti patriotiques' ! , Cj[p!iKt$i/^ril .aiàie ihieui cdnumndeir à un .peuple •p^Uyi^§ (Pt:>sQûmis'quede.Dégii«r<spr lin peuple ffo- ^î^^t^efii.Ukrf^'te&'aYaiaita^s qu'il a en itàie ne se îineftufeilrt past sairdes siiccèsi c s'il drcÂt qu'il lui est utile d'e^mijrcir d^B reversy cedL alors qu'en politique Jja^eiU'^lltiitei? parti de ses propres défaitBsi' . > , . :Mlow^' db'QotioMBanâer pcàsr is'éni'fiOhiry et de s^4«f i^)l!lpp.ur (KxqaJDpaader , il. sacrMiîé lour^a^tpptr: Fun smiiVmXT^ àé ces» ^^Vasta^s^â 'celui -des; deiix qui lui n)aiit}^Q^9(iiiaif ^e'estjafia ^ panrfitiiD ailes réunir iin^oiii^^qu'ililo^ jf^^iiBuitisiépuéfloeot; «àr peur deiV6ukile:mtiHi^ide7tX9tùt. ilfaut'^ayoir à4a^fois l'or et
en expédition i en l'obirgeant siinsi de suivre se^ desseins , il ne lui laissa jamais le temps de se reconnaître.
Ferdinand d'Arragon mit souyent en usage cet artifice. ' B'abord il i^^i^ 1^ /(rf epade^ ^çi^iiité il ih*$Wi les Ala«res.dè l'état l puis il porta la guerre en Afrique , en. Italif^ pn FrA^cç; ef, ^V^id^-dercei entreprises, il fixa toujours au-dehors j^'esprit inquiet de ses sujets.
Ce fut le conseil que Henri'IV moui*am donna à Henri V,'sôn fils, de ne pas laisser ses peuples jouir long-temps de la paix, mais de les pccupçr soign^iBemeut i^utde^MO'^.^ afiu que jes eaprilii inquiets eussent .to^9u:ç|i q^elqjue: sujet de dUti^çtiouv JLume» MiH. d(AngL
« Nous commandons, vo^f et )Doi^ disait ùnjous^Gharles^Qumtà
Enfin la guerre et le desjpotisiiie is^entr^âident liiutuellement ; on preild à disGrétibn-dies- un peuple d'esclaves des hommes et de rargent, pour en asservir d'autres ; la guerre à son tour fournit un prétest^ aux exactions pécuniaires^ au désir d'avoir toujours sur pied de grandes armées-, pour tenir le peuplb'^li respect, et l'tempécbef de se souJever;* • . > î^ ' Comme le prince puise dans^le trésor 'hatiôi^ar , il lève des impôts pour fournir aux frui^ des êlpédiiions ixiilitaires j et ne laisse rien au peupl^^, - €an<UB qu'il s'enrichit toujours, et que chaque campagne le.mèt: en état d'en entreprendre une autre: '- • ^
Comme' il combatrtoujoùrs avecldâ ioklMs de>là patrie; pour établir le despotisme*, il ï^'eipose^int ses suppôts, et il no compromet pcÂnt» ses' affaîi^ % au lieu que, pour défendresa liberté, lé peuplé met au hasard toutes ses forces etson propre- salut*' ^ >' - Ainsi ^ il esjt plus important au bonheur des pèu^ pies qu'on ne. lé pense.,: dé n^autô3*iser le *■ pviMie^ à faire la guerre que lorsqu'elle est purement défend sive. Encore ne doit-il point être jugede la nécessité de la faire, vu les moyens infinis qu'il a toujours en 'main pour provoquer une rupture, sans pàraitré ràigresseur.
Toujours fatale à ùnpeuple libre ,1a guerre heFéât jamais plus que lorsqu'elle est entreprise pour remettre la nation dans les fers.
Françob 1^^ à des peuplés si ûèr»^ «i boulllims, c^si nous tteH^dsioD^ de temps en tempe quelque -giieiTe, ils nous la feinient eux-niétnek. * Ma^iett, Hisii dêia Paix, Itv. 1 , nttrr. 14. - • '
Quelles ressources ne ménage-t-elle pas alors aux anciens tyrans pour ressaisir les rênes de Tempiré ! Cest peu de faire perdre de Vue au peuple lesaffaires publiques pour l'occuper de nouvelles de gazette^ que cent plumes vénales foirent chaque jour à dessein de legarer ou de rendorniin C'est peu de fournir mille prétextes de dilapider la fortune publique en préparatifs militaires pour lentretien des armées sur les frontières ou en pays ennemis. Mais ces armées , le prince à toujours soin de les composer de satellites habitués à obéir en aveugles ^ deisatel*lites toujours prêts à sa voixj à massacrer leuiscomr patriotes.
Si les citoyens sont appelés sous les drapeaux, il a soin de laisser leurs bataillons sans armes et sans munitions; ou bien il ne les arme qu'en partie , et il, les armé mal. Comme les, plus empressés à offrir leurs bras sont de chauds patriotes , il les destine à devenir des instrumens d'oppression ou à être égoiçés. '
On débute donc par chercher à les égarerf Pour les séduire ou les corrompre, les chefs, - toujours vendus à la cour, ont soin de les tenir long^temps sous la tente. C'est là où il les travaillent jour et nui^, par tous les moyens que peuvent suggérer la, fourbe et l'amour de la domination. Alors le camp offre moins l'image des combats que celle des jeux et des plaisirs; aux exercices militaires. succèdent toujourjs des banquets, des. fêtes, ^es .para4es , la.dapse, la course et mille autres aoiusemens, ou des femmes
— 2«) — sass^podeur fnirettt çnlice avec des guerriers ohftuds
' ÂùiHxilieu de ces oi^îes^ caresses, protnefi&es^ câdeauxv sont d'abor^ mis'en usage pour gtsgper les soldats; pais viennent les adroites insinuations^ les discours services, les éloges outrësdu prince^ les récÂtfi de ses actes de générosile^ l'étabage des avantages d&s'attacherà sa cause ^ et lès seraiens de dévouement
<iont' ces iémissaîres donnent 1^^ premiers rexémple contagieux; Ce virus poiitiquecircute de tente en tente; bientôt les citoyens bornés , faibles, cupides et amiâ d^s plaisirs en sont atteints, les cœurs lés plus purs ont peine à s'en garantir; et trop souvent le soldat, qui ^'était dévoué à la défense de la liberté, oublie la patrie et ne connaît plus q^ne la voix de ses chefs. ' .
Si lé soldât i«ési»te à tant de pièges, la liberté n'en est plis plus triomphante : aussitôt l'armée qu'on n'a pu corronlpt-e est livrée à ses chefs perfides , qui se concertent enlr'eux pour la conduire à la boucherie et fa Mt»è liériÉ» par lé ferile l'ennemi.
' Mi&s quand la patrie ^'aurait pas à redouter la perfidie des chefs , il est bien difficile que le Sort des armes , quel qu'il soit, né devienne enfin favorable à la \ causé du despotisme.
Da*os dés guerres de cette nature, toute est contre le peuple; et il n'a pas moins à i-edouter les vertus apparentes dés généraux que leurs vices trop réels.
•Si Tarmée est battue , la perte faite dans le combat n'eàt (jné le moindre des ' malheurs ; d'autres désas-
M déùoxtîiA^^mièWt^ q<iir^)i^4^^fàt: dës^feirûeis^ftiémè» qutft Ia>fo^tui)£rdi}i^vi(it%is;^6jï|N$è jeilgÉicf^ les
coupsrdtfek qpu^>^^'dlMf$U'<èita{^efcë#itf'de'lqi pé^ tei*rP6tfr fedtivt^ir It^i^wAfeOfl^, îk'ïttipiitém léUl% défSaÀtb^ià TlmU^erpline idefs ttc^^s'/^^t! il^ 'profitent avec adresse des moraens de consternation pc^ir.an-» radbèP^ uttlëgislàfeùh jftiifelè ôW cortx>rnjin dés âécms atroce», qui- KyrdW'lès*âol^«s patriotes à Ib merci des chefs : décrets dont ils se saisissent piotfr iai]f»o(erté& défetiâëtlt^ dé }à^IibëM[é^aiix vengeances des litillre^'ài'te pttfrte^ plîét- rafrrtteë à^leu!^ fcrdt^ at^bîli^ires, iei assurer lé su^cè^^è tiiiisî letii^ afllreuit
-Si îès artnéiW èptàUvëi^t ' êè lAbweAhx fèVerû j lé pévîp}èit'crbit pétdn sàWsf 'rétdtit^ ^i comme 'H'^t roiijôitrsipt'ét à descendre |)ltîs bàsi^Ue^iës- kttâlhèUrjJ ne roWt'ftlî^, on- fer Vëïi ^ prëcîpftëf-IIiilHiîértte'dèiïi les bras du premier fourbe qui lui tend la itiaitiv^ài même il ne court se jeter aux pieds de ses anciens maîtres pour implprçr Içqr ç|^n^ceipt recevoir la loi. Quelque homme de cœur, s^mmolant pour le salut public , propose-t-il au peuple de s'armer de son désfèpoky^dt^de-faaevtà àemip^ la
patrie? Effrayé de. WgFaniieur derj'entrëprisey et iti* ^pable jàeiAxÀr divin oqîl fibrine: les pévihrfpiL'jkiat^^ drait affronter, il perd courage^jil«ittelid dans>tmie j^tupiidfsinaclioB iésimaJheuRSiqi|i leimenacent, et il sejai$s^ ^ntniitier dansFabinie éante d^kidatce pour
rJue^pebple: a^i>jl<:veiKlu:?.iie/de$p4>t0 k. traite ev i^yfil^j.s0t,(nr^nt\ n'a ^bmt de; ^roea ^ pour se tengef de3)prét6i>dii^ iieb^l^ ;{èti€i0ntênirpar;la) terreur Cfuix qui seiWQil^3tepti^^'Jb»iKei^.ku^)^ejto
tude , ce i^e&tj p^$^^^'i]>pardQnné , e'e^tiqU'U dédaii^fô
: César et Ms^pu^^ a]^aia4i^livr4 fta^dQ Ja tyiQaiiniiQ dM sénat K^«!re»dir^Pt|n^<i«%;«t ides .«oble^ et dçs pl;ébeien$^ ; • ^ '>^^ r/il .i;i >!> .: î ;i> : -iJ-r:- .
Couronné djç^ i|ifÛ4S 4* la A^iqtpiircirei^wl^ dan^r LoTidrei^ Vl^^té.t^d^içjettg furpa^é^lqûi aysiit.combattu,: pç^Vir lî^jibe^tévîo^îsa vw^jle peuple Je ^clame sauveur de la nation, se jette dans. ses 'br93, ejt se,i;Det; sows ^ rnau^; it^/ctiMIuc 6«s,;w!lcl^t^ , <en-
pt: cprçonapus p^r ,se!5,4îMîçesi^,,^^his^fnli .la; patriç»
-*'{;f.r- -' ,?îl'!{î -. jU fîl iJ- Hî m; i.-i-u. -.;:'!{..'■)''('((:
ij Ai^ec l'art dangereux qu'iorit ItB pmnheA>àe cou^vrir du voile du bîen/pdbKo Jeacs)fttneitèA;maDœuvres, <|ii!bA. jtige: ; des aVanlagés quei kdr donne l'autorité dK»iit>ila's6nt..rByâ:usw:M .• j Î'.-o^ i' .- ^'i-^,- .. •; !: Il .est, rare ;què ppur.assui'er-le suobss de) leurs ooraplo^^iilkîDid.isé senwrit pas de leurs cnéatures' pour fomenter des dissensions dans l'état, eiiciter des
tiKnible&, el sout0ni^ par lèis boiTeum df iHie giiet mî civile les désastres dluiîe guerre ëi:wii%ère. / ' 1 - En proie aux dés()rdres4e fànàrchto ^ aux trôubieii; de la (Mscorde', aux fetix dé la sédition, le. peuple^' distrffît^dës danger!^ du dehors par lés malheurs liii deàxtik y laisse^ le prince sume paisiblement ile cours de ^s > madtiîtf ations / perdre la . patrie par ses ! vIcm toires, ou conspirer après seSs défaites.
Est-il réddlt à>be' donner des protecteurs? Il est rarequ^il ne retlCKMttie pas dés. ambitieux qui sp ser* vent desesfoîxîespôur i'iasservir^ ou des traîtres qui le livrent àîsësr anciens tyrâtis..- - - ; :.;.?..
I ^ la foftûnfe se déclare pour lu^ , opoime il n^est guèref que sur la déf^siye^i) ne profita point dé ses avanritdgesi presque toùjo^tirs il se h^oit arracher ^ lauriers, fhute d'avoît^ cohnti' le priK dfun linoment'; souvent aussi , datis les crises orageuses que produit le*déâ;eâpoir, il se laisse toucher par une fausse pitié que' ne connaissent point âeslmptâcables ennemis, et il perd le fruit dë*ses victoires. ' ' Est-il vaincu? Exposés aux vengeances de- leurs oppresseurs, les amis de la patrie ne songent qu^à fuir; et dans ces momens d'effiroi^qui suivent une défaite , si le prince petit s'en saisir , semblable à une bêteféroce^ i\ déchire, il égorge, il nage dans le sang ; puis il recherche les instigateurs populaires qu'il 'fait périr dans les supplices, et il contient les autres par k terreur. Long^^temps des recherches
1 Agatoclès commença par délivrer les Syracusains; il' finit par les asservir.
iiiquisitoiûalbs fournisse»!' de l'alimenta ses fureurs ; il faut que tout soit masswFe^.que 4out soit dévore pstr les .flarome&^ et que touiioe q^i a échappé au feriouauibu périsse par lafaim.emoQre pluseruelle, Àvecquelle Jbarbane il&e joue.de 4a nature hiimaine! Onidiraft jqu?ii se fait un.plaisir bar^i^ deidotrtiire, autour des xi tôyena jusqu'aux :ressour0Ç9 de Ten^ fance , j usqu'à l'espoir du bonheur. :
Eijfih, quel que soit le cours des é^é^emens, le parti populaire né peut guère mwquef de BU€|Com<* ber^dansces expéditions gueprières oiti^s dangers sont toujours pressans^^el les ren^èdestoigouir^ éJtoi* gnésy où il n-'y a pôifit de pardon à espérw^. qù Ton n'est i jamais siikr de ne p^s périt slprès.a^oir triom- I^ , et oii le prince , malgré ses .dé£iîles:^ n^, -p^rd presque, jamais qbece qu'il, veut bien abaiidonqer.. (Mais le tyran » fût-il enfm. ^r^é ou réduijtàla fuite, après avoiT;désolé l'état et ravagé.ses. proviiices; ce n'est presque j^amais que pour étre^remplacé par un nouveau despote; et le peuple, toujours subjugué, lie retire d'autre fruit de ses victoires que d'avoir changé de maître. ....
Voyez cette Rome superbe, qui avait désolé. la terre pour imposer son JQug à tant de nations vaincues; à quoi se terminèrent ses nombreiises victoires , ses triomphes éclatans ? qu'à se voir déchirée à son tour par mille factions atroces, et réduite à l'op* probre de devenir le jouet d'un affranchi, la proie d'un brigand !
Ruiner les peuples.
Les princes marchent au despotisme par des routes opposëe^.
Pour asservir les peuples, Ils travaillent à appâu* vrif lueurs sujets riches et corrôiripus, comme ils ont travaillé à enrichir leurs sujets pauvres -et agrestes î ainsi, après leur avoir donné tous les besoins du luxe, ils leur ôtent les moyens de les satisfaire.
Avec des biens au-dessus d'une condition privée et le& désirs de Fambitibn, il' est sans doute fort difficile d'être bon citoyen ; mais il est impossible de l'être, avec les besoins de la mollesse et les regrets d'une grande fortune. Des hommes coitompus par l'opulence, soumis parleurs besoins, et honteux « de leur pauvreté , sont nécessairen>ént faits pour la dépendance et la servitude* ^
Cest une des maximes favorites du gouvernement que si les peuples étaient trop à leur aise ^ , il serait impossible de les soumettre au jotig ^.: Aussi s'atta- <îhe-t^il à les accabler d'impôts, qui découragent l'industrie, ruinent le commerce, détruisent les arts , les manufactures, la navigation. Et comme si ^a ne suffisMt point encore, parmi les divers
1 Voyez le testament pQliûgue du CArdiœil (k Rli-helieu. (•
^ Philippe l'r répétait souTent qu'il aimerait mieux commander à un peuple Diisérable et soumis , qu'à une nation riche , puissante et turbulente.
moyens qu'il emploie pour les fouler, souvent il a recours à l'usure et aux exactions.
Non content de lever des impôts, d'avoir le maniament des deniers py^lics, et de s'approprier les terres des vaincus , le sénat de Rome avait ppur m^imqdj^fpulQr les plébéiens par l'usure.. Sous lui, ^es QaulésëtaienJ; accablées d'impôts : tell^ était : la rapacité des procurateurs et des. gouverneurs, qu'ils pillaienf: de toute main ; tandis que les Italiens , qui avaient accaparé tout le commerce, exerçaient l'usure , et prêtaient à de gros intérêts qui absorbaient bientôt le principal. . ,,, -, ,
Les particuliers n'étaient pas seuls ruinés j les différentes peuplades qui avaient beauco\ip emprunté pour acquitter les impôts, se trouvant à-la-fois obérées par l'accumulation des intérêts , et foulées par dç nouvelles exactions , furient obligées d'aliéner les revenus publics. . ; . ,
La continuation des in^pôts en pleine paix^ l'iexcès de l'usure^ et les. contraintes par corps exercées contre les débiteurs. 9 . réduisirent les Gaules au désespoir, et les pouss^^rent à la révolte. Forcés d'abandonner hèjoxs propriétés pour sauver leur vie, un giiand nôimbre se vendii»»t en esclavage.
Les monopoles de 'tout genre sont aussi, un moyen auquel lesprinces ont recourspoor ruiner leurs sujets.
Chaque année le pape envoie des fadeurs qui accaparent tout le gràîh du "patHinoine de Saint-Pierré, pour le reven-3re deux fois* plu s cher et à plus^ jpetite mesure.
£n llussié^' IjempQFeuralTenneunejiiultitude -de tavernes ) du le peuple ^va dépeûser tout ce qu'il gd<»> gnq; (st telle est la cupidité du prince , qu'il est déf limdu !aux rfenimes ^eti aux enfatis , qiiè ces ivrognes laissent pétii» «de mi&èré^xjb' venir les 0n arradbel* pour aucune siaisén.^ lolans la ci^intë de di^iiniier ses
Telle était auti^efois 1» • ixbliti^ue des : gouv^né-^ mens : de nos }oiHS»êlb est plus* (raffinée. Leprin>cé emprunte à gros intécéts llargentde $es' sujets^ 'et leur ci^nice^ devient une 'Chaîne qui Tesserre dour blement led nœuds de leur; dépendance. D'une part, eUe^est un gage de lasoumissioh des dtoyens, tou^ jours tremblans de fournir un prétexte aux coïilis-^ cations et aux ban^eroutes^s'ik venàieiit À se Soulever!:; deTautre part, Ses sommes fournies donnent au gouvernement: Ips-. moyens d-écraser ceux qui les lui ont confiées;
Puis^ lorsque le moment est -venu , en réduisant les intérêts ,' ^h les renenatit en entieiî , on même -en confisquant le fonds , ils amènent d'un seul cqup leurs sujets au point de miière où leâ autres n'ame-^ naient les leurs qu'à la longiieJ '
Lorsque le gouvernement s'est décrié par son manque de £ai, po^r faire renaître la confiance ,
, 1 C'e$t «pi|9.cefi^ deux F»QJnt9 de Tue qu'il faut considérer les Couds confiés au goï^yçriieiçent » en France» çjï ^$pagne, en Italie , et cbei tant d'autres nations où rauto^ité est arbitraire. — Vérité dont ces peuples' n*ont ^it que trop koiiVent la triste expérience.
il ouvrédteisDisvisaoxiemprulifts; cfaxqùçkiosrévéfius •de letat sont 4iypotfaéquésvetii"^Uèche*les préteurt par de grands avahtiiges attachés à iloifrsr titDei ^ qu'il rend négociables, Or ^ la /méAÛotn de âea ' tsti%b lie toujours étroitement rintér^^dës^capitâiiste^ a celai dupmnoe; 'taitidis vquo rSeaar' admiai&ti'ation 'et leur négociation met lent toujours sous sa main une foule d^ spéculateurs 9 d'actiepnàiréfi et d'agioteurs prêts à coineourir à ses projets ambitieuixt^ et à l'aider 4 ^nchaiiler le peuple^ Off^: tous ceux qui 'prennent part à ce lH)£itiai|x tirafi^.de^vieûiieht en toutes ren^ contres Im siélés apologistes ^uministèéai le !|4ui corrompu ) élèvent leurs* clameurs iDonire les plaintes des pattrk>ies^ étoufTentla voixpublicpie^er^trament daus Jeujriparii les avares,,. ies faibles, /les; feioéans^ les lâchas, .et fonneat enfin dans Tétât une:factîoii puisiante enfavemdti despotisme;
Chez les Anglais , on n'en est jamais venu là; imoîs ces pnéls ne laissent pas que de les lier fortement : Qs^ une fois que le gouveroeaient est débiteur j les fii^ets s<entant que tout est perdu st les colonies soot conquises, :cl les branches du commerce euvafaiesy sont toujours prêts à faire de: nouvelles avances pour les défendis : or, «^os; avances peuvent être enoployées opqtreleur fin. Ajou^eas que.,lsi ^ «pour assurer le fonds des intérêts, il fallait faire des réglemensdestructeui*s de la liberté, les 'intéressés^ ê'est«-»<iire la* partie la plus opulente' de la nation y donnerait enfin les mains, plutôt que de courir les risques d'être ruinée.
Or i cé^ peglemeus. .ue sont paus des ^upposîlioi^ cbir mériqii|4is..«.M> Quoiijse rappejieles lois' deVe^cise^.
.Ui)e vfixaliouen ëntraine ^ujpai^s.UDe autre plus cruelle encqrf,. Lorsque.!^ çoofiapce e&t détruite^ et que ;la bourse di^ citoy^tos é^t fermée ^k ^oili^erqe* meni^ forcé derecourju* auxL,e.te^^ats>s'adi'el^aul( tjraiians, qui ne; préteot qu'à^^rOis ilitérèts; Uleur hypotbièquQ le^ retenus de Jl'état> &Qpv«n< voéxm par anticipation; qluielquefoiS' il l^^r: aocoifd^ 4es pni[ilé§^$ ) qui voQt . toujpui^s.au détriment du ^oiut merçcyet quiprépar^iiit la rwnedq la.i^tjiou; jvjtfirr qu'à .ce. que vioiaut luimém^sese^ga^m^ps^y il$ s'ea){>a0^ d^ fonds^hypotliiqquésjy elr.faBfi^reqdre gorge aux vampires^ dont^la forjtun6:pukjiiqu^ éi^pit deveaue la proie : c'est ce qui est atYivé B/oup^ lejé* gçntjLors du^tème^det^aw.
J^auvre ^raxu)e , codoabieB de fois n'^i^tu . pas été spoliée de la sorte! Pour conserver leur butiB) ceux qui t'ont ruinée sont toujours pcçte' ^ en aider d'autres a t'apacber tes derniers lambeaux , et à sucer 1^ dernièiregoutte 4p ^on sang, .
. Lor^ue J^s princes nq peuyew t plw JreçQ*rir aux emprunts , its Qnt d'aulti^ resi^ources ; ils établissent des sociétés de bjOiquiers^ qui mettent en émission des effetsi de ponunerce^ Qu'ils ont d'aboid soia dW quitter avec ponctualité, à l^ur présentation ; -des caisses d'escpmpte où Jes marcli^nds . trouvent des billets au porteur. et dçs espèces, pour les effets
1 On appelle aiiini en Angleierre le bureau où Ton reçoit Tiuipôt sur la bière, le cidre; êle. ' ' {muvel éditeur.)
qù'ik ont' en< pidi^lefeuille. Lorsque ^cm papiers sont aôcrëditës, ils 6e mettent à k tête éè ees étâblissemens, îls^ dttlt-etit tout le- numéraire* par des émissions ënorines; ei'ife^se l'âpptoprient^par de honteuses baaqHeroutèfs; d^mres fois ils ëtablisâent dès papier s-mmmaie forcés y ^X par ces funestes ioVentiohs) toutes les ricfadsses des particuliers vont se perdre pour toujours àan« les coffres du* p^in^ce. .
Rëduit aux expédiens ; le cabuiet est sans cesse à former quelques projets désastreux poùi^ enlever au peuple 'son * dernier sèu; il protège les monopoles , les jeux, Tusûre, le pi^t sur gages, dont il rétire dé fortes rétributions; il établit des tripots, desloteries , des tontines, des mofntsHle-piété, dont il par^ tage les gains illicites , en s'associant aux <lirecteurs, ou en s'en attribuant la âirection immédiate, s'a^^ baissant lui-'Hiéme sans pudeur au rôle infâme dW croc et de fripon subalterne.'
Encdre n'est-ce pas là lés plus funestes mesures prises par' les princes pour ruiner le peuple. ' ' *'
Quelquefois, pbiir tfppattvrir leurs sujets et s'enrichir ^ leurs dépbuilles,, ils dégradent le 'titre des espèces, 'doijit ils réduisent là >vatéu^ intrinsèque , sans changer |a valeur' fictive; funeste expédient dont nous avons encore ^exemple* sous les yeux : d'autres fois ils exercent contre les citoyens les plus affreuses extorsions , jusqu'à les jeter en prison pour les forcer à racheter leur liberté par de fortes rançons.
Pour, avoir un prétexte de dépouiller ses sujets
opulensy Henri VII les faisait accuser de quelque délit et les jetait en prison, où il les laissait languir jusqu'à œ qu'ils, se rachetassent par le sacrifice de leur fortune. .
Jean de Portugal condamnait les Juifs iqui avaient de la fortune à perdre une ou plusieurs dents, qu'ils pouvaient toujours conserver en capitulant.
Delà sorte tout l'or enlevé aux citoyens devient la proie des courtisans, et des millions de sujets sont condamnés à la misère pour fournir au faste scandaleux d'une poignée de favoris, dont l'exemple; contagieux enchaîne au char du prince tous les intrigans cupides et ambitieux.
C'est ainsi que les peuple^ sont conduits par de-* grés, de l'aisance ou de l'opulence à la pauvreté , de la pauvreté à la' dépendance , de la dépendance à la servitude, jusqu'à ce qu'ils succombent sous le poids de leurs chaînes.
De la flatterie .
Pour gagner la faveur des princes, c'est la coutume de ceux qui sollicitetit quelque grâce, de leur dire qu'ils ont un pouvoir sans bornes, comme les dieux mêmes. .
Pour partager leur puissance, c'est là eoutume des ministres de leur répéter §an s cesse qu'ils soiit maîtres absolus, que tout doit plier sou§ leurs ordres, que l'état leur appartient %• et que toute voie
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^ Comment pourrait-il en être autrement? N"a-t-dhpâs vu le'trtùi'c*
qui sert à conserver ou à augmenter leur autorité , est licite dès qu'elle est sûre.
D'une autre part, les juristes et les rhéteurs sou* doyés crient continuellement que les princes seuU ontdnoit deconimahder, que les sujets n'ont que celui 4'obéir; ils mettent la servitude en systètne, et ils prostituentl'eucens. Reptiles vénéneuse qui empoisonnent .toujours les eaux des sources publique.
De vils auteurs 9 cherchant à se surpasser en bas* sesse, impriment ces odieuses maximes > ils avan* cent qu^ii. n'est point de devoirs obligatoires des rois envers les nations ^ ; que les. princes sont les seuls souverains ^; qu'au-dessus dés lois pair leur rang 3, ils se^dégmdent lorsqu ils n'exigent pas de leurs sujets l'obéissance qu'ils leur ont vouée aux autels ; que, pères de^ peuplés, ils ont droit de faire tout ce^ qu'ils croient convenable^ au bieti. de l'état ,
chai de Villars , de plate mémoire > dire à Louis XV , jeune encore : Tenez , mon prince , vous voyez bien cette foule immense , ce peuple qui TOUS contemple, eh bien! tout cela tous appartient, c'est votre propriété, et vous pouvez ek disposer comme bon vous semble. Misérables courtisans I il n!y a dofio sorte de bassesse et d'in&mie dont y^v^ ne soyez capables ! (Nouvel édit)
^ Hobes, de'Imperio, ^
2 Berkley , adv, Monarch,^ \\h: 3 ; Cowei , Blackwood , sir Hébert Filmer, ruaiverûté d'Oxfbrt^ dam 9on décret ourles écrits x>épiibUeains ; Groûus j de Jur^belli et pacis^ .libf \ : Puffewdorf» du Droit de la nature et des gens , lib. 7 ; Bodin , de la République , liv. 2 ; Bossuet, Politique tirée de récriture sainte; Pâs^uier, 'Rechernkes' , liv. 2 ; Bignon, Excellence dêsr6isét-du*oymimedéFFdnk;'tlt:''^^
^ Le Gendre, Traité de l* opinion, liv. 5 ; l'Auteur de Thistoire du cardinal de Mazarin , à l'article Procès de Charles /•**•.
sans^ Odnsiilter personne j au mépris menie dës: loia ^ , et'qit'ils ne sont comptables qu'à Dieu , de qui seul Ttetit' feurpai)l^mi0e-f puis, fouillant, dans! l'antiquité y- ils font vdir toutes les dations sous le joug , les Rornàins mémèSy et ils oitent ces sd)uSideila:puis' ^nce p4M)t justifier la tyrannie* Enfin ^ scnilevant avec art Torgueil contre la raison ^ ils consolent doticèmèui les p^ptes' de i/êlre pas plus Jibres que «e- l'ëtaient autrefôis^és maîtres du monde.
Les poètes-/à leur tour, étaient ces maximes dain&; leurs vers ^; les histrions les méditent sur.d<es plaù-^ chéi) le» fouflJes ayant pai^ aîrx araires ; commen«-
^ Bracton , de Legisl. Anglic; FliiUppe de Comines , Mémoires, ,
2 Le gouyemement de France i d!t M. Kéal, est purement monar chique aujourd'hui , comme iretait à son origine : nos rois étaient alors absolus f comme ils le sont à présent. Science du gouvernement, tom. 2» pag. 3i. , ,
3 Une tache dont les Français se laveront difficilement , c^est d*avôîr le plus contritué à 'étendre' cet esprit de servitude, méme'^dans des temps de lumières , tels que ceux de Louis XlV et de Louis XV J et à ïâ honte éternelle de leurs célèbres poètes , on retrouve dans prés^tiè
tous leurs écrits ces indignes sentences î '
' Ëfit-oe aux rois A garder cette lente puti/ce 1 Leur sûreté souvent dépend d'un prompt supplice. , . r, N'alipus poiiu le« gâuer 4'un som embatrassaut Dès qu'on leur est suspect , on n'est plufi innocent,
..'.,.-......., Les loisy
. , Maitrçssesi du yil peuple , obéi^^ent.^ux rçis^ Un roi n'A d'autre frein ,q^ejsa volonté n^éme; U doit tont immoler à sa grandeur suprême :
Aux larmes, au. travail le peuple est condamné y Et d'un sceptre de fer veut étjce gouverné.
, . . Ah ! tous les conqiiérans