‹ Les Chambres de Commerce Allemandes: Leur organisation. Leurs interventions dans la vie économiqueChapitre 33 sur 37 · CHAMBRES ; DATE | TEXTES · texte numérisé non relu

CHAMBRES ; DATE | TEXTES

PAYS d | de ; en 5 : CREATION vigueur re mere mon e | | | | FR que NE Eee Desseau. | 1889 | Loi 13 mars 1912. (Oldenburg et ‘Oldenburs-| Oldenburg. | 1900 | Loi 19 fév. 1906. Birkenfeld ,...,....... j Idar [l 1913 | Loi 13 mars 1928. | | Mod. 3 juil. 1924.

! | Braunschweig ........... Braunschweig. 1890 | Lois .4 mai 1906 et | 31 mai 1924.

Meklenburg-Swerin …...| D ook. 1923 | Loi anars :1928.

Meklenburg-Strelitz …....

Ces cing Chambres forment la Communauté des Chambres de commerce d’Anhalt, Oldenburg, etc.

ÉDDe Re ee | Detmold. | © 1904 Loi 17 août 1928.

Autres groupements de Chambres. — Le Deutscher Industrie und Handelstag.

Outre les groupements que nous avons signalés dans les différents « Pays », il convient de noter :

1° T/Union des Chambres allemandes du Sud-Ouest, comprenant des Chambres de Bade, de Hesse, de Hesse- Nassau et du Wurtemberg.

2° L'Union des Chambres de l'Allemagne moyenne (Verband Mitteldeutscher I. u. Hkn.).

3° La communauté des moyennes et petites Chambres

(Lose Interessengemeinschaft mittlerer und kleinerer I. u. Hkn.).

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4 L'Association des Chambres des régions occupées, comprenant 36 Chambres de la Ruhr et de la Rhénanie. Cette Association a son siège à Cologne et s’est donnée pour mission de parer aux inconvénients économiques résultant de l'occupation, de discuter certaines questions (passeports, circulation, ete.) avec les autorités alliées. En fait, elles ont contribué, d'une façon occulte, à la résistance passive de 1921-22. Mais cette question est en dehors du cadre de la présente étude.

Cette Association a évidemment un caractère temporaire.

5° Le Deutscher Industrie und H andelstag. — Enfin, toutes les Chambres allemandes ont une représentation collective permanente : le D. I. H. T., qui a été mentionné à plusieurs reprises dans les pages précédentes.

C’est à l'initiative des Chambres badoises qu'est due sa création.

Dans le Pays de Bade, depuis 1834, une réunion annuelle de délégués des Chambres de commerce avait lieu. Cette tradition, brisée par les événements de 1848, fut reprise en 1860 : les 14 et 15 juin de cette même année, en effet, le « Badischer Handelstag » tint ses assises à Heidelberg, au cours desquelles Th. Frey, président de la corporation commerciale d'Eberbach présenta la motion suivante : :

« De même que les délibérations communes des Chambres badoises présentent un intérêt particulier, de même il serait de l'intérêt général du commerce allemand de provoquer-la réunion d’une assemblée dans laquelle tous les Etats du Zollverein seraient représentés.

La mission essentielle de cette Assemblée consisterait, pour répondre aux nécessités et aux aspirations générales, à établir un système uniforme de poids et mesures et une unité monétaire commune, à rédiger un Code de commerce valable pour toute l'Allemagne et à organiser la représentation à l'étranger.

« En conséquence, plaise à l’Assemblée des représentants de la diète commerciale badoiïise de prendre l’initiative de cette réunion et d'organiser une consultation de tous les commerçants et industriels allemands. »

Dans la circulaire que la Chambre de Heidelberg adresse dans ce but à 91 représentations commerciales, le 6 juin 1860, il est dit notamment : « … les circonstances actuelles exigent impérieusement l’union intime de toutes les forces, si le commerce de l’Allemagne veut monter au rang qui lui revient en vertu de la grandeur et de la position favorable du pays et d’où il pourra élever la voix quand il s’agira de décider du bien-être de millions d'individus... »

Les invitations furent lancées pour le 13 mai 1861. Elles étaient accompagnées des indications suivantes : de Handelstag a pour objet de délibérer sur des sujets d’une importance générale pour le commerce, de faire exécuter les décisions prises ou demander aux gouvernements intéressés de les faire exécuter. Toutes les Chambres de commerce et autres représentations commerciales d'Allemagne ont le droit de déléguer au Handelstag un nombre quelconque de plénipotentiaires. Si l'on présentait à la délibération des motions ayant trait au Zollverein, les représentants des Etats qui n’en font

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pas partie auraient le droit de discuter mais non de voter.

Après les travaux préparatoires d’une Commission qui siégea du 3 au 11 mai, le premier Handelstag se réunit effectivement à Heidelberg le 15 mai 1861. Les questions annoncées ci-dessus (relatives aux unités de mesures, de monnaie, etc.) y furent examinées.

Les paroles que prononça le président de la Chambre de Heidelberg au moment de la clôture du Congrès sont très significatives : travaillons de toutes nos forces, de toute notre énergie à créer une grande Allemagne unifiée au moins matériellement. Si nous y parvenons nous n’aurons pas peu contribué à élever politiquement notre patrie au niveau conforme à sa situation géographique et à l'intelligence de ses habitants.

IH ya donc, à d’origine du D. I. H. T. des préoccupations plus hautes que celles qui se rapportent à la vie commerciale et industrielle et à l’action des Chambres de commerce sur l’économie générale du pays. Il s’agit de créer un organe central qui soit comme le symbole de l'unité économique de l'Allemagne, dont les bienfaits apparents, matériels, faciliteront la formation de l'unité politique.

De 1861 à 1925, l’incessante activite du Handelstag {aujourd’hui Industrie und Handelstag) s’est exercée dans tous les domaines de l’économie.

Son influence s’est accrue avec le temps, et aujourd’hui, quoique son existence ne soit consacrée par aucun texte législatif, quoiqu'il ne possède pas la personnalité juridique, le D. I. H. T. est l’une des puissantes organisations de l'Allemagne moderne. La qualité de ses publi-

cations (1), la notoriété des personnalités qui le dirigent, l'importance de la documentation dont il dispose, alimentée par toutes les Chambres allemandes, intérieures et extérieures, donnent à ses interventions une valeur particulière ; elles ne peuvent être systématiquement négligées par les pouvoirs publics.

Le D. L H. T. a pris position dans les discussions qui ont suivi le vote de la Constitution de Weimar et qui avaient trait à l’organisation de la production selon une formule nouvelle. C’est à lui que le gouvernement a demandé, nous l’avons vu, de choisir un certain nombre de représentants du commerce, de l’industrie, des Banques et des assurances au Conseil économique provisoire du Reich (voir II° partie). :

Son budget est alimenté par les cotisations mensuelles de toutes les Chambres adhérentes, cotisations sensiblement proportionnelles à leur importance. Disposant äinsi de ressources sérieuses, le Congrès permanent peut entreprendre des actions et des campagnes d'envergure.

Voici un schéma dressé par le D. I. H. T. lui-même, qui permet de connaître sa structure : (au 1° octobre: 1924) :

(4) Outre les mémoires et les brochures qu’il distribue largement, le D. I. H. T. édite une revue économique hebdomadaire, I. € Deutsche Wirtschafts Zeitung » (Berlin, Verlag von Reimar Hobbing, Berlin, SW., 61). :

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