‹ Les Chambres de Métiers en FranceChapitre 15 sur 55 · EE D · texte numérisé non relu

EE D

DÉPENSES = £ Prévisions 5 Désignation des dépenses SEAT pu sl primitif |plémentaire Frais de séances 4000. * | 21600. ?” a Frais de voyage pour revisions 5000. ” b | Entretien des bicyclettes de service 300. * Frais d'examens :

a | Location d'ateliers 4815. * b | Cours de préparation pour la maîtrise 1500, ” c | Examens de maîtrise 4000. ” d | Examens de compagnons 6000. * e | Cours professionnels 2600. ” Frais de représentation et de déplacement dans l'intérêt du métier 4000. ?

Traitements des employés 36186. ” Dépenses m’térielles :

a Loyer des bureaux 5000. ” b | Achat de livres et revues, bibliothèque 2000. * c | Frais de bureaux 6000. ?

d | Subventions aux organisations du :

métier 10000. ?

e | Frais de voyages pour organisation du mé'ier 3000. ” f | Participation au budget supplémentaire de l’ancienne Chambre pour | 1922 1. : Dépenses imprévues 2198. ” 96600. * | 21600. « TT — — 118200. »

Prévisions

Budget sup-

primitif |plémentaire

Mouvement

réel

Dépenses

effectives

3753.50 4643.20 re

EEE

Il est à remarquer que l’autornomie de la Chambre de métiers de la Moselle lui a permis de décharger les artisans mosellans, qui se plaignaient de payer pour la Chambre de métiers d'Alsace et de Lorraine des taxes trop élevées. Le montant de l’unité imposable, qui était, en 1922, de 1,98 pour la Chambre commune, a été, en 1923, de 1,87 pour la Chambre d’Alsace et de 1,29 seulement pour la Chambre de la Moselle.

Le nombre des apprentis inscrits au rôle matricule de la Chambre de la Moselle était de 2.872 au 31 décembre 1928. L'effectif des apprentis s’est élevé d’une manièr> continue depuis 4918 et il dépasse depuis 1921 l'effectif de 1913, le plus élevé d’avant-guerre. Le mouvement des effectifs a été le suivant depuis 1912:

Au 31 décembre 1911 1731 apprentis

ie mr lOTA AE IE 0e == IAA > JOISEEMIOOSREE — DIGG SONRRE = 1917252000 a POS 0MPE = IOIDEEAO2S RE a LO20R ASS == O2 20 De 1922229708 == 1923 ENST

On ne peut donc parler, pas plus qu’en Alsace, d’une crise générale de l’apprentissage; mais la crise existe dans certaines branches de la production, tandis qu’il y a excès d’apprentis dans d’autres, ce qui a obligé la Chambre de métiers à relever le maximum du nombre d’apprentis dans le métier de serrurier.

La Chambre de métiers exerce sur tous ses ressor-

tissants son contrôle en matière d'apprentissage. Son dé égué spécial a visité, en 1923, 2.146 exploitations sur 12.761 et constaté dans 694 d’entre elles des irrégularités dont les principales ont été les suivantes: défaut de carnet de travail (230 cas); défaut de déclaration des apprentis (73 cas); défaut d’autorisation de former des apprentis (107 cas); nombre excessif d’apprentis (20 cas). Cinq condamnations ont été prononcées.

Le service du contrô'e de l'apprentissage a été renforcé, pour 1924, d’un employé de bureau.

Deux sections d'examens de compagnon ont eu lieu en 1923. 851 apprentis s’y sont fait inscrire, 42 ont échoué et 14 ne se sont pas présentés. Le nombre des candidats est en progression constante depuis 1917:

De 160 pour l'exercice 1917-18 il a passé à

ES 1918-19 161 = 1919-20 267 = 1920 407 ee 1921 647 1922 et 851 = 1923

Le règlement ne soumet aux examens que les apprentis de la petite industrie. Un certain nombre d’apprentis de la grande industrie et des fabriques, non assujettis, s’y sont présentés volontairement: 70 en 1923 contre 15 en 1919.

Les examens ont été généralement satisfaisants pour la partie pratique et plus faibles dans la partie théorique.

À la suite d’un examen comparatif, le certificat d'aptitude professionnelle prévu par la loi Astier a été assimi.é au brevet de compagnon.

En vue de la préparation à la maîtrise, des cours ont été organisés à Metz ((191 participants), à Sarreguemines (82); à Thionville (34). 219 candidats se sont fait inscrire aux examens de maîtrise, 9 ne se sont pas présentés et 20 ont échoué. Le nombre des candidats a régulièrement augmenté depuis 1919. Il est monté de:

55 en 1919 à 108 en 1920 117 en 1921 170 en 1922 210 en 1923

Il est à prévoir que le dernier chiffre sera encore dépassé en 1924.

La Chambre de métiers a décidé d'étudier de près la question de l'orientation professionnelle. Il n'existe encore en Moselle qu'un office d'orientation professionnelle, organisé par la vi le de Sarreguemines en 1922. En 1923, il a orienté 60 élèves, dont 11 ont été déconseillés par l'Office et 3 par le médecin; 4 d’entre eux ont été dirigés vers un métier similaire, 7 vers un métier différent et 2 vers l'Ecole pratique d'Industrie et de Commerce.

L'école des apprentis de Metz a été fréquentée par 520 élèves et l'Ecole pratique d'Industrie et de Commerce, créée en 1920, par 190 élèves.

Dans le ressort de la Chambre de métiers de la Moselle, on comptait, en 1923:

35 corporations libres;

9 corporations obligatoires;

9 sociétés d'artisans;

À banque populaire;

5 coopératives d’achats et de ventes.

La Chambre de métiers reconnaît que beaucoup de ces groupements n'existent que sur le papier ou sont indifférents et s’en remettent trop faciiement à la Chambre de métiers du soin d’aplanir des difficultés qui sont de leur ressort. Elle se propose « de revivifier les corporations endormies ».

L'unique coopérative de crédit est la Banque populaire de Metz, très active et qui a fondé 16 succursales. E le a opté pour le régime de la loi française du 31 mars 1917 sur les banques populaires.

La Chambre de métiers de la Moselle a participé en 1923 et en 1924 aux expositions: nationales des métiers à Paris.

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