‹ Les champignons comestibles du canton de Neuchatel et les espèces vénéneuses avec lesquelles ils pourraient être confondusChapitre 18 sur 19 · T> (TO · texte numérisé non relu

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Helvelle crispée. — Die Herbstlorchd.

Caractères. — Chapeau mince, sans feuillets, retombant en lobes irrégulièrement contournés, pédicule creux. La couleur est blanchâtre.

Description, — Le pédicule long de 3 à 4 pouces, large de 1/2 à 3/4 de pouce est arrondi, blanchâtre ou couleur de chair, rarement gris. Il est tendre, flasque, fragile comme la cire, à demi transparent, jamais complètement droit, mais plus ou moins contourné avec des côtes et des sillons, qui s'étendent dans une direction longitudinale. Vers le milieu le pédicule est plus large qu'à sa base et à sa partie supérieure. — Le chapeau est membraneux, mince, divisé en 3 ou 4 lobes, qui retombent sans régularité, et sont crispés de diverses manières. L'hymenium (*) recouvre la partie supérieure du chapeau ;la couleur est toujours pâle, jaunâtre ou rosée.

Celte Helvelle croît en automne çà et là dans nos bois lorsque le temps est humide. On la prépare comme les morilles, mais elle a moins de saveur.

(1) La membrane qui porte les spores.

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Helvelle mitre brune. — Die Biachofsmûtze,

Caractères. — Chapeau replié en bas, fendu en lobes soudés les uns aux autres^ — Pédicule assez uni, velu, pâle.

Description. — Le pédicule long de !'/• — 3 pouces, épais de */- — 2 pouces, cylindrique ou un peu comprimé, uni ou marqué de un ou de trois sillons, rougeûtre ou brun-pàle, porte un chapeau très irrégulier, membraneux, en forme de bonnet, sondé au bord avec le pédicule et de couleur cannelle-foncé, ou brune. Ce chapeau prend les formes les plus étranges, tantôt celle d'une tête d'animal avec de grandes oreilles dressées, tantôt celle d'un tricorne; il est large de 2 — 8 pouces et ordinairement divisé en 3 lobes.

Cette helvelle croît dans les bois de sapins, sur les troncs pourris ou sur la terre Jurasse des forêts. Il arrive parfois qu'après avoir été pendant quelques années fort aboi\(lante dans une localité, elle disparaisse tout à coup sans qu'on puisse en deviner la cause.

Elle est comestible, ainsi que les autres espèces qui croissent chez nous. On la prépare comme les morilles, raîche ou séchée.

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Pezi/a repaiida .Pers.

Pézize commune (comtstilole.)

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PEZIZA REPAIVDA. Peis.

Pezize commune.

caractères. — D'abord globuleuse plus ou moins régulière, elle s'ouvre plus tard pour prendre la forme d'une soucoupe, blanchâtre en dehors, violacée en dedans. La consistance de la chair tient de celle de la cire.

Description. Cette espèce de Pézize croît sur la terre marneuse au mois de mai, et se montre d'abord sous la forme de petites boules semblables à des noisettes ou à des noix et de couleur livide ou grisâtre, légèrement rosée. Plus tard, ces boules s'agrandissent, se fendent et s'ouvrent en soucoupe; l'extérieur reste blanchâtre, ou légèrement bleuâtre ou marqué de jaunâtre par la terre qui s'y colle; l'intérieur est d'un gris violet (ou lie de vin rouge) assez marqué. Quelquefois la soucoupe tient au sol par une sorte de pédicule ou de racine fibreuse. Lu chair est blanche, fragile comme la cire, épaisse de 2-3 lignes, plus mince au bord ordinairement déchiré et irrégulièrement contourné. •

Dans certaines années humides on la trouve par centaines, quelquefois serrées l'une «•entre l'autre, comme un amas de pommes de terre cuites à l'étuvée, dont les unes seraient ouvertes, les autres entières. Joliment, Chanélaz, Vaudijon près de Colombier, mai.

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BOTISTA MICiRESCEMS. (Persoon.) Lycoperdon ou \'esseloup NOIRATRE. — Kxtgelhovist.

Caractères. — Globuleux, charnu, d'abord blanc au dedans et au dehors, avec une double enveloppe ou péridium, qui se fend plus tard en plusieurs pièces; puis Tintérieur devient noir. Il contient des sporules arrondies, terminées par une queue, avec des filaments entrelacés.

Description. — Il apparaît comme un corps globuleux, blanc, un peu déprimé, de la grosseur d'une noix, ou plus, que Ton prendrait pour un œuf caché dans l'herbe. Le dessus est poh, le dessous un peu plissé et assujetti au sol par une petite racine. Il n'est pas couvert d'écaillés ou de verrues; quand on le presse son enveloppe extérieure épaisse d'une Vs ligne, se fend et se détache en lambeaux. L'enveloppe intérieure est d'abord blanche, puis olivûtre, puis d'un noir brunâtre; elle est plus mince (jue l'autre, et à l'état sec, a un peu la consistance du papier. Ld chair est d'abord blanche, puis gris-jaune, puis noire. Avant la maturité il a une odeur faible et agréable.

Il croît en été et en automne dans les prés et dans les pâturages.

Usage. Il est comestible comme le Lycoperdon caelatum (Lycoperdon ciselé ou à /orettes) aussi longtemps que sa chair est blanche et donne un aliment délicat et savoureux lorsqu'il est apprêté convenablement. On le prépare après l'avoir lavé et coupé en morceaux sans rien jeter. On peut aussi le sécher, suspendu à des fils pour le conserver; on l'emploie alors comme les morilles dans les pâtés et comme assaisonnement dans les ragoûts.

OEASTRV]» TVIVICATVIII. Pries.

«EASTRV]» FORMICATVm. Pries.

Les Geastres, voisins des Lycoperdons, sont globuleux à leur naissance ; bientôt l'enveloppe externe s'ouvre à son sommet, se fend en plusieurs rayons (4-10) s'étale, s'enroule en dessus, soulève le sac des semences (péridium), et lui forme une espèce de piédestal en voûte. Le sac s'ouvre à son sommet par un petit trou d'où les spores s'échappent comme une fumée brune, lorsqu'on presse légèrement. Ces champignons ont ainsi la forme d'une étoile et ils croissent sur la terre dans nos bois où ils sont assez fréquents. Leur couleur est jaune-rougeâtre pâle. Ils ne sont d'aucun usage.

Le Geastrnm ttmicatum se fend en 7 ou 8 rayons.

Le Geastrum fornicatum en 4 ou 5 rayons qui reposent comme des colonnes sur les membranes du péridium externe.

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liYCOPERDOM CAEIiATVnE. Bull.

Le Lycoperdon ciselé. — Der Hasenstàuhlich,

Caractères. — La partie supérieure se déchire lorsqu'il vieillit, et la partie inférieure «|ui subsiste a la forme d'une soucoupe. Les spores sont couleur de suie.

Description. — Sa forme rappelle celle des poires ; il atteint les dimensions des deux poings. La membrane mince et blanche qui l'enveloppe se fend avec l'âge ; la surface semble couverte de facettes et prend une teinte grise ou jaunâtre. — La chair des jeunes est blanche mais quand les semences sont formées, elle devient jaune ou brune et se change en une sorte de bouillie qui passe bientôt à l'état de poussière noirâtre. Lorsque la partie supérieure s'est séparée et a disparu, la base, qui forme une sorte de pédicule aplati, et dont la substance est très légère, peut être utilisée comme amadou.

Il croît dans les pâturages, et surtout dans le voisinage des étables et des chalets.

Aussi longtemps que la chair est parfaitement blanche, elle n'est pas seulement comestible, mais elle donne un aliment sain et savoureux. On la coupe par tranches sans rien jeter et on la prépare avec du beurre et des oignons, ou autrement. On la sèche aussi pour l'hiver et on l'emploie alors comme les morilles dans les pâtés et les raî^ofits. Par la dessiccation elle prend un agréable parfum de morille.

liYCOPERDOM CEimiATVIlI. Batsch.

Variété echinatum. Pers.

Ce Lycoperdon (vesseloup) a une forme d'abord arrondie, puis allongée en poire ; la surface est couverte de papilles plus ou moins longues qui lui donnent un aspect particulier. Les jeunes sont d'un blanc légèrement jaunâtre; leur chair est alors blanche, cassante et comestible. Mais plus tard l'intérieur devient brun et se change en poussière, ce sont les spores. Dans cet état, ce champignon ne peut plus être mangé. Il croît sur terre dans les pâturages à la lisière des bois.

On trouve aussi chez nous dans certaines prairies le Lycoperdon giganteum^ Batsch ou Vesseloup géante qui a les dimensions de la tête d'un homme, pèse jusqu'à 6 et 8 livres, et peut être mangée tant que la chair est blanche. Septembre. Au pied de la montagne de Boudry ; à la Lance près de Concise, etc :

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