‹ Les champignons de couche et autres espèces cultivablesChapitre 27 sur 33 · D LS · texte numérisé non relu

D LS

PEAR REUE Peine , NP 14e ed: à 7 dt dE

Dès le 13 octobre 1928, en C : trois champignons ; une dizaine en DetenG.

Le 23 octobre 1928, récolte de un kilogramme 0,22 en À, B, Cet D.

Le 28 octobre, nouvelle récolte de quatre cent cinquante grammes sur toute la série des

. points À à H.

Le 3 novembre, dernière récolte de 25 grammes.

Jusqu'à présent ce sont le Pleurotus Eryngi (forme des plaines) et le Pleurotus rubrodensis (forme des Alpes) dont la culture a été tentée; avec le Pleurote des Alpes M. Costantin déclare avoir fait des essais infructueux.

La culture du Pleurote ayant réussi, comme nous l’avons dit, sur l’Eryngium campestré, restait à tenter la culture du Pleurotus Eryngii sur le Panicaut maritime Æryngium maritimum.

Voici, à ce point de vue, la curieuse expérience de M. Costantin.

Lès plants d'Eryngium maritimum furent cultivés d’abord en deux pots puis mis en pleine terre. |

Jeunes encore, les Æryngium maritimum du premier pot sont inoculés avec du mycelium ou blanc de Pleurotus Eryngu; ils dépérissent tandis que les sujets du second pot, non inoculés, pros-

èrent.

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Mis en pleine terre les Panicauts du premier pot achèvent de périr. Les Panicauts du second pot plantés en pleine terre également, continuent de prospérer et, bien que n'ayant subi aucune

inoculation manuelle, ils produisent des Pleurotes de belle taille, dus, sans doute, à lintervention naturelle du blanc de ce pleurote qui restait dans le sol, introduit par les cuRtreS db térieures.

Conclusions de M. Costantin : on peut créer sur les terres en friche, où abonde le chardon. Roland, des stations culturales du Pleurotus Eryngii (Pleurote de l’Eryngium). Ges stations culturales peuvent persister au moins que ans.

Remarquez qu'il est possible de créer les deux cultures : celle de l'Eryngium campestre (char- , don Roland) en vue de la faire servir ensuite à la culture du champignon précité.

Pour la culture du Pleurotus Eryngii sur Eryngium maritimum elle paraît possible aussi, bien que ses résultats se soient fait un peu attendre dans l’expérience qui en fut faite !

J'ajoute (et ceci est une considération qui a quelque importance, bien qu'étrangère à la culture proprement dite), j'ajoute que le jour. où on aura fait pénétrer dans nos habitudes la culture des champignons comestibles les plus recherchés, il y aura beaucoup moins d’ REC sonnements par ces plantes.

Il existe quelques autres Pleurotes. a ne tous sont franchement parasites de végétaux.

phanérogames variés. Par exemple il y a le,

. On trouvera les expériences complètes de M. Costantin . die dans le t. 187 dos de l’Académie des sciences, pages 784 et 860.

Pleurote de l’orme, le Pleurote du chêne, qui

, Sont comestibles, le Pleurote de l'olivier qui est vénéneux.

Fig. 36. — Bouquet de Pleurotes en huître développé sur une souche.

Le Pleurote en huître ou Pleurote glanduleux

dont nous donnons un dessin (fig. 36) est comes-

, tible; il vit sur divers arbres : Peuplier, Hêtre, D ‘et particulièrement sur leurs souches.

Les cultures empiriques. :

Agarics variés, Morille, Polypore, etc.

À côté des procédés de culture tels que ceux décrits précédemment et qui reposent sur des données rationnelles, il faut en placer quelques autres imaginés sans que leurs inventeurs fussent à même de porter un jugement certain sur la nature et les effets des opérations qu ’1ls recommandaient.

Desvaux, par exemple, a indiqué la manière suivante d’obtenir l’Agaric atténué, une variété

de l’Agaric cylindracé, bien connu sous les noms de adeao. du saule, Pivoulade, Pibou-

lade, etc.

Ce champignon vient en groupes plus ou

moins nombreux. Ayant reconnu cette espèce,

on se procure une rondelle de bois de peuplier

de la plus grande étendue possible et de 5 ou

h centimètres d’épaisseur; on l’enfouit jusqu’à fleur de terre dans un lieu frais, découvert,

et on frotte le plus possible la surface de cette

rondelle avec l’Agaricus attenuatus (Agaric atté-

nué). Si l’on a procédé au printemps, on peut. être assuré qu à l’automne suivant on aura une récolte abondante de cet Agaric dont les pro=

duits devront être cueillis promptement en été

(sic) par la raison que plusieurs espèces de | Coléoptères mycétographes, de même que leurs larves, les piquent et les mangent rapidement. En automne et au printemps on pourra laisser

prendre un peu plus de développement aux nombreux individus ‘ qui couvriront le bois. »

Cette note de Desvaux est le type des cultures empiriques, car il y omet l'essentiel : c’est que la rondelle de peuplier doit être frottée surtout avec la partie inférieure du chapeau de l'agaric atténué, parce que c’est sur les lamelles qui tapissent cette partie du chapeau que naissent les semences ou spores de ce champignon et qu'il s’agit, le cas échéant, non pas d’une simple friction faite avec l’agaric atténué, mais d’un ensemencement de spores de ces champignons sur une substance, qui est leur substratum de prédilection, pour y germer, y croître et y frucfier.

On doit à Micheli des ensemencements d’Agarics sur des feuilles mortes d'arbres divers. Cet auteur plaçait, debout, sur les feuilles con-

sidérées, divers champignons; ceux-ci avaient

done leurs lamelles tournées du côté des feuilles qui servaient de supports; elles y laissaient tomber naturellement leurs semences. Quand :il jugeait que celles-ci imprégnaient bien les feuilles réceptrices, il enlevait les champignons et portait les feuilles chargées de semences ou spores, dans des endroits propices, où d’autres feuilles réduites partiellement en terreau offraient le milieu favorable à la végétation des champignons et il voyait, en effet, au bout d’un certain temps, des champignons naître de cette

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