Desvaux, Memor encyclop, 1840, p
culture. Mais Micheli avoue qu'il n’a pas toujours reconnu, dans les champignons nés nu?
l'espèce qu’il avait ensemencée.
M. Laurent Geflin aurait réussi la culture de
la morille (fig. 37) en semant sur une couche
préparée comme pour la culture de PAgaric de
Fig. 37. — Morilles comestibles à deux étapes de leur croissance. |
couche (Psalliote) de petites parcelles taillées oe dans des têtes de morille. Fe
Le D° Cordier, qui rapporte cette expérience, donne les détails suivants : « Geflin obtient 13 kgr. 560 de morilles sur un espace de ÿ mè-. tres carrés. La production s’est prolonges depuis les premiers jours d'avril jusqu’à la mi-juillet.
« Pour cette culture, il donne la préférence à la petite morille brune sur la blanche, qui est. plus grosse et moins parfumée. La couche n'a
que 195 centimètres d'épaisseur. La morille n'aime ni l’air ni la lumière, mais elle demande de l’eau. Cependant, comme il ne faut pas que cette eau séjourne au fond de la couche, l’auteur place dessous deux claies en osier qui en permettent l'écoulement. Il ne peut trop, dit-il, recommander cette culture aux amateurs, aux jardiniers, aux champignonnistes. 5
Si le procédé obtient le succès que lui prédit l’auteur, la culture de la morille deviendra bientôt générale".
Pholiote du peuplier.
Voici un autre champignon dont la culture est un jeu : c’est le Pholiote du peuplier (Pholiota ægeruta, Ph. attenuata connu sous les noms vulgaires de champignon du peuplier, champignon du saule (Pivoulade, dans Le Languedoc), etc. D’après Auguste Saint-Hilaire, on peut produire ce champignon en’ abondance pendant
toute la belle saison si l’on a eu soin de se pro-
curer des rondelles de peuplier que l’on pose à plat sur le sol et recouvre d’une faible couche de terre. Ici, comme on le voit, il ne serait même plus besoin de frotter la rondelle de bois avec le
champignon à reproduire; cependant, il nous
paraît utile de recourir à ce tour de main pour assurer plus efficacement la croissance de l'espèce considérée et sa récolte.
1, Cordier, Les Champignons, p. 104.
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Polypore tubérastre.
Ce curieux champignon vit surtout en Italie centrale et dans certaines régions de l’Europe. du sud; son mycelium forme, avec certains élé-. ments du sol (pierres, fragments de bois) des masses compactes connues en Italie sous le nom.
de pierres à champignons (pietra fungaja).
À Naples, à Florence, des « pierres à champi-
gnons » sont apportées dans les caves où elles
donnent des champignons pourvu qu’elles soient arrosées de temps en temps. Berkeley en Angleterre en a vu dans les serres qui étaient venues de mycelium importé.
Polypore du Coudrier.
(Polyporus Corylinus (Maury).
-Ce champignon aurait le curieux pouvoir de
se former sur les vieux troncs de noisetiers qui
ont subi un commencement d’incendie; de sorte qu'il suffit de mettre le feu temporairement à
quelques touffes de coudriers déjà âgés pour. è
les amener, par la suite, à produire le POIREES considéré.
Ici, l’on peut se demander en quoi un commencement de combustion peut bien être favo- rable, par la suite, à la venue spontanée de. ces champignon sur des noisetiers dont crane
parties se sont légèrement carbonisées, et l’on. ;
est plutôt porté à croire que, le feu ayant détruit ne
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les germes dont ces champignons peuvent naître il serait plus logique d'admettre l’impossibilité de leur apparition.
Il serait logique aussi de penser qu’un recepage de certaines souches de coudriers serait, dans ce cas, plus favorable que le feu.
L’agaric napolitain.
(Agaricus neapolitanus) (Pers.).
Ce champignon est décrit à Persoon, le célèbre mycologiste, dans une lettre curieuse de Tenore, lettre dont nous donnons l'extrait suivant :
« Les champignons que vous trouverez ci-joint se développent sur le marc de café décomposé et gardé dans un endroit humide pendant huit à dix mois. Ce n’est que depuis peu d'années que le hasard le fit découvrir. Des jeunes religieuses d’un couvent de Naples l'ont trouvé sur un tas de marc de café formé dans un coin ombragé de leur jardin; dès lors elles en ont répandu la nouvelle et depuis on a pris l’habitude de ramasser ce marc pendant quelque temps, en recueillant aussi celui des boutiques pour en faire une provision plus considérable.
« On laisse le marc se décomposer à l’ombre où on l’a déposé exprès; et on l’arrose assez pour entretenir une humidité constante. Les champignons paraissent au bout de six mois