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se colore moins vivement au bleu coton que le protoylasma des fuseaux pluriseptés.
Ces fuseaux ne sont jamais cloisonnés mais certains présentent un filament mycélien septé qui prolonge, à l’intérieur du fuseau, le mycélium formant le pédicule. Ce filament mycélien interne peut être simple et prolonger exactement le pédicule (voir fig. 1, A), ou bien se recourber sur lui-même en longeant la paroi interne du fuseau (voir planche IT, fig. 4), ou parfois se dédoubler, dans le fuseau, en deux branches.
Ces fuseaux sont très fragiles ; par dilacération, ils se séparent du pédicule, laissant dans la préparation des sacs vides, à enveloppe mince et transparente, échinulée et parfois plissée par compression.
J'ai observé ces fuseaux en grande abondance dans une culture sur milieux d’épreuve classiques, faite en juin 1931, alors que je venais de recevoir les poils parasités qui m'ont permis d'isoler cette espèce.
A cette époque, ce champignon nouvellement récolté et très vigoureux m'a donné du 25° au 32° jour de la culture, sur le trajet des filaments mycéliens constatés dans ces fuseaux, des renflements sphériques. Tantôt ces renflements occupaient la totalité du fuseau, tantôt ils n’existaient que sur une partie du trajet du filament mycélien. La figure 1 représente les dessins à la chambre claire des formes ainsi observées. Parfois, l'enveloppe du fuseau, détachée du pédicule par dilacération, laisse sortir ces formes globulaires.
Ces fuseaux appartiennent bien au champignon étudié car j’ai constaté que le même mycélium pouvait porter à la fois un fuseau plurisepté et un fuseau avec filament à l’intérieur.
J'ai dû interrompre mes recherches pendant 1 mois 1/2, de juillet à la fin d’août 1931, et malgré de multiples essais en partant de la souche d’origine ou de poils provenant de cobayes inoculés, je n'ai pu, par la suite, observer à nouveau-ces formes particulières.
J'ai souvent retrouvé, sur blé et sur orge, les fuseaux avec
Joe.
filaments à l’intérieur, mais n'ai plus observé ces formations en boule dont il eut été intéressant de préciser la nature. Le champignon qui en outre avait donné en juin 1931 un développement complet en montrant d’abondantes vrilles, n’en a plus présenté. Parmi les champignons des teignes, l'espèce que j'étudie n’est d’ailleurs pas la seule à porter des fuseaux avec filament à l’intérieur. J'ai observé ces fuseaux spéciaux sur Sabouraudites equinus (Microsporum equinum) et Sabouraud a figuré dans son livre « Les Teignes », page 689, au chapitre relatif à l'étude mycologique de ce champignon, un fuseau avec filament à l’intérieur et quelques fuseaux dont l'enveloppe paraît vidée de son contenu. Sur un Sabouraudite equinus très vigoureux, j'ai pu observer comment ces fuseaux se formaient. Le fuseau se constitue d’abord dans sa forme, mais au lieu de se cloisonner, le pédicule qui le porte émet à l’intérieur un filament mycélien, à protoplasma très dense, qui se développe progressivement depuis la base du fuseau jusqu’à son extrémité. La planche V, fig. 4 donne la microphotographie de trois fuseaux avec filament intérieur : l’un de ces fuseaux (à gauche) présente un filament presque entièrement développé ; dans les deux autres, le filament est à moitié constitué. Ces fuseaux avec filaments intérieurs n’ont jamais été décrits. En l’état actuel de mes recherches, l’organe qu’ils représentent ne peut être précisé. Mais les observations faites à leur sujet ont été relevées avec soin et devaient être signalées comme un fait nou-
veau, capable de servir de base à des recherches sur ce sujet.
Vrilles. — Ce champignon a donné des vrilles en culture primaire sur gélose glycosée et maltosée. Ces vrilles sont portées par un pédicule lisse, de 2 à 3u de large ; elles présentent des spires serrées ou lâches, de 10 à 12u de diamètre, disposées de chaque côté du filament qui les porte.
DUVET PLÉOMORPHIQUE. — Ce duvet est uniquement constitué par des filaments mycéliens de 1 u à 115 de diamètre, formés de segments de longueur variable.
6° Inoculation expérimentale et rétro-culture
Un cobaye a été inoculé par scarifications avec une culture secondaire de 15 jours sur gélose maltosée. La lésion consécutive a évolué dans les conditions habituelles : apparition d’une tache rouge vers le 7° jour, formation d’une croûte séro-sanguine du 10° au 15° jour, régresion par desquamation avec chute du poil du 21° au 28° jour.
Les poils recueillis étaient très parasités et portaient une lésion de teigne du type endo-ectothrix (voir planche I, fig. 1). Ensemencés, ces poils ont donné, sur milieux d'épreuve, des cultures analogues à celles obtenues en partant des poils du cheval.
Les examens mycologiques pratiqués en partant de ces rétrocultures ont montré les formes observées sur la souche primitive. Cependant, le champignon apparaît moins vigoureux et, en particulier, les fuseaux avec filament mycélien sont moins nombreux.
7 Affinités du champignon
Par la lésion pilaire qu'il détermine, ce champignon est un endo-eclothrixz à petites spores groupées en mosaïque autour du poil.
Par sa culture et l’absence de périthèces stériles, la forme en navette de ses fuseaux, son appareil sporifère (Ac/adium), ses vrilles portées par des hyphes non toruleuses, la présence de filaments fins d'apparence corémiés, ce champignon s'apparente aux Microsporum animaux à cultures vivaces et doit être classé dans le genre Sabouraudites Ota et Langeron 1923, Langeron et Milochevitch emend 1930.
Il convient, par conséquent, de différencier ce champignon des Microsporum à culture vivace déjà décrits, qui présentent les caractères macroscopiques suivants :
Sabouraudites equinus (Bodin 1898) — Microsporum equinum Bodin 1898.
Origine : cheval :