CHAPITRE XIl
POLYPOREES.
1. Tubes nettement séparés les uns des autres HUE A LMP ANT Tubes soudés an uns aux ra ANA 2. Immergés dans la substance du réceptacle COLMAR Fistulina Immergés chacun ral une D eDies séparée distincte du réceptacle . . Porcthelium 3. Séparables du réceptacle . … . . . Soletus Non séparables du réceptacle . . . . 4 4. Formant une couche distincte de la substance du chapeau . . . Polyporus Ne formant pas une couche D NCRE 9. Orifice circulaire régulier . . . : Mrametes Orifice sinueux ou UNE te sh Orifice polygonal . . . . 6 6. Formés par l’anastomose de Hole rayonnantes, 5: . ! Favolus Non formés par des RAS AN nent mosées …. . L Mexagona Subéreux, res To renl sinueux, Te byrinthiformes VIEN SUIS Daedalea Mous, charnus ner Poe en forme de réseau plissé, puis con-
NES ES 6 RE CONNECT ET NN EE Merulius
Boletus DILL. (Bolet)
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Etym. grecque: Bôlitès, champignon.
Champignons charnus, mous, portant les spores dans des tubes plus ou moins allongés, situés sous le chapeau. Ces tubes sont très mous et se détachent facilement du chapeau par la seule pression des doigts. Pied plein toujours central. Ce genre est très important. Il renferme des espèces excellentes très recherchées des mycophages. Quelques-unes sont à rejeter. Elles peuvent occasionner surtout si la cuisson n’est pas prolongée, des embarras gastriques graves.
* Boletus calopus (B. beau pied)
S.M.I. p. 390. Sverig. ätl svamp. t. 69, Weinm. p, 300; Krombh. t..37, f. 1-7; Rostk. t. 27, Harz., t. 69; Kickx. p. 243; Schaeîñf. t. 513.
Chapeau globuleux, puis pulviné, noir poli, un peu tomenteux, olivacé; de 6-9 cm. de large; stipe ferme, conique, à peu près égal, ordinairement plus long que le diamètre du chapeau, réticulé au sommet et entièrement d’un rouge écarlate; tubes adnés, étroits, anguleux jaunes. Chair devenant plus ou moins bleuâtre. Spore de 16 .
Dans les bruyères et les sapinières, Septembre.
Il diffère de B. subtomentosus par le stipe rouge, plus épais et réticulé, et par les tubes plus droits.
Le Boletus calopus contiendrait une petite quantité de muscarine. Nous le considérons comme suspect. Il est cependant comestible après cuisson prolongée. A rejeter (1). Suspect.
** Boletus luridus SCHAEFF. (B. blême)
Pers. Syn. et Mycol, Europ. ?, p. 132; Syst. Mycol. I, p. 391; Sverig. ätl. Svamp. t. 12; Grev. t. 121; Barla t. 45, fig. 1-5; Krombh. t. 38; Bolt. t. 85: Berk)Oùutl 1) 15,205" Kickx Lp. 244; Bull. t. 100; Pers. Syn.:p. Di: Bolt. t. 85.
Chapeau plus ou moins tomenteux ou velouté, ferme, pulviné, puis convexe, orbiculaire, brun terne, brun olivacé ou roux fuligineux, sec, à la fin un peu visqueux, diam. 7-8 cm. Tubes longs, libres, jaunes ou d’un jaune verdâtre, courts vers la marge du chapeau et le pied autour duquel ils forment une dépression circulaire, pores arrondis, d’un rouge orangé ou d’un brun cinabre, bleuissant ou noircissant étant froissés. Pied très épais, ventru, souvent jaune ou jaune rougeâtre au sommet, ailleurs rouge pâle, ou rouge de minium, marqué d’un réticulé ou d’un pointillé d'un rouge plus foncé, long. 7-8 cm Chair molle, jaune, devenant promptement verte ou bleue quand on la brise. Odeur faible, nauséeuse; saveur non désagréable chez les jeunes sujets, mais déplaisante chez ceux qui déjà commencent à vieillir. |
Spore 12 u biguttulée.
Pied réticulé; chair rouge ou rougeâtre
sous les tubes . . . . . . . . V. rubeolarius Pied couvert d’un pointillé pourpre noi-
râtre; chair rouge ou rougeâtre sous
lés ; tubes 41 0 aan et ART ER OT
Habitat: Dans les bois, dans les bruyères, dans les pâturages, sur les pelouses. Eté, automne.
Cette espèce doit être considérée comme très suspecte bien que BUL- LIARD et quelques autres naturalistes la signale comme comestible.
Selon nous elle est à rejeter. On connaît quelques cas de troubles gastro-intestinaux chez l’homme survenus par l’'ingestion de ce champignon (Partie toxicologique).
Le suc frais non cuit est toxique pour le cobaye en injection (mort en ? jours avec 2 cc). En ingestion, troubles gastro-intestinaux, diarrhée persistant pendant 2 jours.
. Obs. — ”“* Le Boletus luridus (B. blafard) SCHAEFF, (champignon des sortilèges, gâteau de loup) dont le sarcocarpe prend rapidement une coloration bleu sombre, contient de l'acide luridusique qui constitue la matière colorante du champignon, de la Muscarine en petite quantité et beaucoup de choline. La teneur en poison diffère d’une année à l’autre. Aussi quoiqu'il ait été mangé par des chiens sans avoir provoqué de phénomènes d'intoxication, vaut-il mieux s'en abstenir. L'ingestion intentionnelle d’un
(1) Voir Partie toxicologique.
morceau de sarcocarpe a provoqué un empoisonn ment grave présentant le tableau clinique du choléra: crampes, perte de connaissance (1)
“ Boletus piperatus BULI. (B. poivré) Quél., p. 414; G., p. 640; Pat. n° 673; FL S. et L. (voir pl. XXXVI, fig. 4).
Chapeau hémisphérique, 3-6 cm.: glabre, nankin cuivré ou cannelle clair. Tubes adnés, décurrents, ou quelquefois arrondis près du pied et us par une dent; pores amples, anguleux, dentelés, euivrés, puis briquetés ou rouillés. Pied grêle, fragile, nankin fauve, jonquille à la base. Chair tendre, sulfurine, incarnat rosé en haut, latescente à la base du pied, poivrée.
Spore 10-12 y, fauve purpurin.
Dans les forêts de pins. Eté, automne.
Cette espèce est très poivrée et n'est pas engageante. Espèce suspecte.
Le suc frais non cuit est toxique pour le cobaye et le lapin (injection de 2 et 5 cc.). Le cobaye seul meurt en cinq jours.
Le lapin survit mais pendant deux jours il est atteint d'une violente diarrhée Mêmes accidents mais moins rapides en ingestion. Mort du cobaye en quatorze jours (suc représentant 60 gr. de champignons). Le lapin présente des accidents gastro-intestinaux cinq heures après l’'absorption d'une quantité de suc représentant 100 gr. de champignons.
*** Boletus satanas LENZ. (B. satan)
Lenz, f. 31; FL Batav. t. 1040; Berkl. et Br. n. 340; Huss. I, t. 7; Kickx. p. 244; Quél. t. 15, î. 1; Krombh. t. 38, f. 1-6; Viviani, t. 40.
Chapeau convexe, très épais, subtomenteux ou glabre, un peu visqueux étant jeune et par un temps humide, jaune ochracé sordide ou alutacéfuvescent, souvent marbré au centre de brunâtre ou d’olivâtre, assez ordinairement blanchâtre sur les bords, diam. 6-10 cm. Pores petits, d'abord d'un rouge pourpre, ou d'un rouge sanguin écarlate, puis d'un jaune orangé; tubes libres, jaunes. Pied d'abord gros, court, ventru, jaune ou rougeâtre, plus ou moins réticulé de rouge de sang à sa partie supérieure, long à la fin, 8-10 cm. Chair spongieuse, blanche devenant rougeûtre, bleuâtre ou violacée quand on la brise. Odeur désagréable. Saveur nulle. Spore de 13 u guttulée.
Habitat: Dans les Bois. Eté, automne.
N. B. — Beaucoup d'auteurs disent avoir mangé le Boletus satanas après ébullition dans l'eau. Nous-même avons consommé ce champignon, nous estimons qu'il ne faut pas recommander son emploi. Il contient une petite quantité de muscarine. Nous le classons dans les champignons très suspects et même dangereux (2).
Le ** Boletus erythropus PERS. (B. à pied rouge) a causé quelques cas d'empoisonnements: nausées, vertiges, pertes de connaissance, rougeur de la peau, secousses ainsi que tétanos et trismus, délire et collapsus (3).
(1) PHŒBUS. Deutschlands Kryptog. Gewächse, Berlin, 1838, p. 81.
(2) Voir Partie toxicologique.
(3)Voir Partie toxicologique (au sujet de Boletus clintonionus PECK. B. cavipes KALCH. B. paluster PECH, B. chrysentheron FR).
Les vomitifs et les injections de strychine se sont montrés efficaces
Très suspect et même dangereux.
Le suc du C. Boletus edulis (B. comestible), qui est inoffensif, introduit dans l’estomac, empoisonne le lapin lorsqu'il est administré en injection sous-cutanée.
** Le Boletus lupinus Fr. (B. du loup), agit un peu comme le B. satanas LENZ. mais moins énergiquement Très suspect.
* Le Boletus pachypus Fr. est très amer et non mangeable ainsi que le * Boletus felleus BULL. (B. à beau pied). Espèces suspectes.
Tableau indiquant le degré de toxicité des champignons du genre Boletus
Dimensions des spores ** Boletus porvphyrosporus FR. B. à pores pourprés. Spore violette B. pseudo scaber SECR. Très suspect. où purp. 12h 3, outtul.
** Boletus calopus Fr. B. beau pied. Spore 16 p, Très suspect. 3-4 puttulée.
* Boletus olivaceus SCHAËFF B. olivacé. Spore 174 Suspect. 2-5 guttulée.
** Boletus pachypus FR. B. à gros pied. Spore 16-18 u Très suspect. ochrac. olive * Boletus felleus BULL. Amer comme fiel. Spore 10-15 a Tylopilus felleus B. Suspect. guttulée * Boletus purpureus FR. B. rouge violacé. Spore 13 Suspoct.
*** Boletus tuberosus BULL. B. à pied tubéreux. Spore 13 u, B. satanas LENZ. Très suspect et même pguttulée B. marmoreus ROQUES. dangereux.
B. sanguineus KROMB. | ** B. lupinus FR. Très suspect. Spore 10-12 u fauve purp.
" Boietus piperatus BULL. B. poivré.
suspect.
Merulius HALLER (Mérule)
Etym. latine: Merus, pur, sans mélange et, par extension qui peut être mangé sans crainte.
Champignons étalés sur le bois au moins dans la jeunesse, à hyménium mou, produisant des spores, des alvéoles, des plis sinueux, irréguliers, dentelés. Espèces nuisibles par leurs ravages sur les bois de service. FES
*** Merulius lacrymans WULF. M. pieureur M. destruens (Q. p. 30; G. p. 709. Pat. n° 132).
Hyménium pulvérulent, présentant de larges plis anostomosés qui forment des pores grands, anguleux, irréguliers, de couleur brun rouillé, ferrugineux jaunûâtre, laissant écouler des gouttelettes aqueuses quand le champignon est en pleine végétation. Plaques devenant très larges de 10-20 cm. et plus de diamètre, à bords épais, blancs, cotonneux, étalés, quelquefois réfléchis.
Le champignon des maisons Merulius lacrymans WULF. (Merule, Polypore destructeur) qui répand une odeur repoussante, peut, s'il se trouve en grande quantité dans les pièces habitées, provoquer chez les habitants des engourdissements, vertiges, sommeil profond, ainsi que des angines. Ces affections sont peut-être attribuables, dit POUCHET (1), à l'inhalation des produits de décomposition gazeuse fabriqués par lui et, à un moindre degré, à l'inhalation prolongée de ses spores. On prétend avoir observé un empoisonnement mortel provoqué par ce cryptogame. Dangereux à tous points de vue.
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(1) LEWIN. Traité de Toxicologie. Traduit et annoté par G. Pouchet, Paris, 1903, p. 903.