SUR
Cordier, Champ., t. 6, f. r (médiocre).
Coupin, Champ. parasites, t. 55, f. &-10 (schématique).
De Seynes, Ann. Sc. Nat., ser. 5, 1 (1864), t. 14, f. 1-2 (N. v.)
De Seynes, Mycol. Montpellier, t. 3, f. 1-2 (hyménium, bonne).
Dufour, Atlas Champ., t. 32, f. 73 (médiocre).
Dumée, Atlas Champ., t. 29 (bonne).
Farneti, Fung. mang., t. 3, f. a (N. v.)
Faupin, Champ., t. 4, f. droite (médiocre).
Flora Danica, t. 1737 (mauvaise).
Garofoli, Fung. e Tartufi, f. 12; t. 2, f. a (assez bonnes).
Gautier, Champ., t. 5, f. 1 (médiocre).
Gillet, Champ. Fr. Hym.,t.711 (254), 714 (225) (bonnes).
Guéguen, Tabl. Champ. (bonne).
Karsten, Finlands Basidsv., t. 2, f. 24 (assez bonne figure noire).
Klotzsch, Flor. Boruss., t. 457 (N. v.)
Krombholz, Abbild., t. 26, f. 1-8 (bonnes).
Lanzi, Funghi di Roma, t. 80, f. 3,t. 81, f. 1 (médiocres).
Larber, Fung., t. 0, f. 5 (atypique, forme viperina).
Letellier, Avis au peuple, fig. 2 (médiocre).
Letellier, Fig. Champ. t. 623, f. a, t. 645 (médiocres).
Lucand, Champ. France, t. 333, 263-(assez bonnes),
Mazimann et Plassard, Tabl. Champ. vén., f. 6 (passables).
Migula, Pilze, 1, t. 116 (assez bonne).
Nees, Syst., éd. 2, t. 36 (médiocre).
Nicholson. Dict. Hort., 1, p. 609, f. 763,5, p. 524,f.557(N. v.)
Patouillard, Tab. anal., f. 224, 640 (bonnes).
Patouillard, Hym. Europe, t. 12, f. 18 (spore, bonne).
Paulet, Traité Champ, t. 151, f. 4-5 (atypique, forme »iperina).
Pico, Mém. Soc. Méd. Paris, 1771, t. 12, f. 4-6 (N. v.)
Radais, Champ. qui tuent, f. 7 (bonne).
Richon et Roze, Atl. Champ., t. 7, 9 (assez bonnes).
Ricken, Blatterpilze, t. 70, f. 1, 2 (assez bonnes),
Rolland, Atlas Champ., t. 56, f. 124 ; t. 55, f. 123 (assez bonnes).
Rolland, Bull. Soc. Mycol. France, 20, t. 0, f. 2 (anomalie sollerensis).
Rosati, Man. Fung. velen., t. 4, f. 28 (N. v.)
Roumeguère, Crypt. ill, f. 118, 176 bis (N. v.)
Saunders et Smith, Mycol. I1]., t. 33, f. 6 11 (bonnes).
AR et
Description de la forme nord-africaine. — Carpophores non hygrophanes, solitaires ou en petites troupes ; saveur douce ; odeur vireuse; chair “blanche partois légèrement lavée de gris ou de brunâtre dans le chapeau et le pied ; spores en masse rose-sale.
Pied (10-15 x 0,8-2 cm) atténué de la base (insensiblement renflée en bulbe) au sommet, fibro-charnu, séparable du chapeau, sec, fibrillosoyeux, subsquamuleux par places, ou pubescent, puis lisse, blanc, rarement un peu teinté de gris, plein ; anneau nul; volve tantôt engaînante, tantôt plus ample, blanche, glabre ou pubescente,
Chapeau (6-10 cm diam.) conique puis étalé mamelonné, assez mince, charnu, fragile ; revêtement séparable, visqueux, glabre, blanchätre puis noisette pâle, avec le centre ordinairement gris-bistré, parfois . entièrement gris-bistré avec le centre plus foncé, finement rayé par des fibrilles innées radiales ; marge droite, lisse ou à la fin striée.
Lan.elles serrées ou séparables, ventrues, arrondies aux 2 extrémités, larges, minces, libres, sans intervénation ; lamellules arrondies.
Arête des lamelles subhétéromorphe par de nombreuses cystides ; trame des lamelles à médiostrate inversé, à sous-hyménium très étroit, celluleux-rameux; cystides rares sur les faces, nombreuses sur l’arête, fusiformes ou subclaviformes, ordinairement appendiculées au sommet par un prolongement étroit.plus ou moins irrégulier,40-70 X 13-36 x, à membrané mince; .basides subfusiformes, 40-52 X :i2-13 a; spores rosées, lisses, ellipsoïdales allongées, à peine apiculées, ordinairement pluriguttulées, à membrane assez épaisse (0,5-0,8 u), 12-18 X 7-10 p.
Variations. — Le V. speciosa est assez variable, ce qui lui a valu d’être décrit sous divers noms. Les formes à chapeau foncé, à marge striée chez l’adulte, à volve appliquée, à stature plus grêle, à stipe et volve glabres, ont été décrites sous le nom de V.gloiocephala; les formes à chapeau restant longtemps conique paraissent représenter le V. viperina. Ordinairement le champignon présente plus ou moins dans sa jeunesse les caractères du V. speciosa et dans sa vieillesse ceux du V. glozocephala, comme lont. montré Dumée et Bercamasco et comme nous avons pu le constater nous-mêmes. Une anomalie à chapeau sec à lames crénelées, à
taille considérable a été décrite par RozLanp sous le nom de V. So/lerensis.
Habitat, biologie et répartition. — Le V. speciosa vit dans les jardins, les champs et en général les terrains: plus ou moins fumés; il se développe même «$sez souvent sur des amas de fumier. Il est très rare dans les parties septentriona'es de l’Europe et de l'Amérique du Nord ; il devient
Le
plus fréquent vers le sud et abonde dans la région méditerranéenne et en Californie. Il est connu également en Australie.
Dâns l'Afrique du Nord, le V. speciosa est très répandu et abondant dans les lieux fumés de tout le Tell ; il abonde aux environs immédiats d’Alger.
Culture. — La culture n’a pas encore été tentée.
Toxicité. — Le Volvaria speciosa a incontestablement causé des empoisonnements mortels en Europe. Rocx relève dans la bibliographie 16 cas d’empoisonnenient avec 9 morts, soit une mortalité de 52 0/0.
Cés cas observés par Pico, Gizcor, Cnanez et CLerc, Sarrory, en Italie ét en France, ont présenté le syndrome phalloïdien typique, avec tuméfaction et dégénérescence graisseuse du foie. PE
D'autre part Rapais et Sanrony (*) ont montré expérimentalement la toxicité du V. spectosa pour le cobaye (en injections intrapéritonéales). Ils ont constaté qu'ici, comme chez les Amanites, le maximum de toxicité se trouve dans le chapeau, puis dans le bulbe, et le minimum dans le pied. La dose morteile de suc frais de chapeau et bulbe serait sensiblement la même que pour A. phalloides et A. mappa, si on la rapporte au poids du tissu sec, mais’ elle est en réalité plus considérable, à cause de la grande richesse en eau du V. speciosa. Les mêmes auteurs ont constaté. qu'ici encore le poison est extrêmement adhérent aux tissus du Champignon, de sorte que le « blanchissage » ne pourrait dé‘ruire la roxicité.
Il est à remarquer, toutefois, que le V. speciosa est donné comme comestible par Persoon, Cooke et BerkeLey, en Europe, et plus récemment par Mc CLarenie (”) en Californie. D’autré part PLancnon et Méxier et Monnier (“”*) n’ont pu constater aucune toxicité pour le chien, en administrant per os le V. speciosa, même avec des doses considérables (jusqu’à 250 gr.) PLaNcnon rapporte en outre que plusieurs personnes connues de lui ont mangé sans inconvénients ce Champignon à Montpellier.
Ces données contradictoires semblent bien indiquer qu'il y a des variations considérables dans là toxicité du V. speciosa. En Algérie, où il est extrêmement fréquent et assez souvent récolté (*) il n’a jamais produit,
(‘) Rapais et SarTony, CG. R. Ac., 155, p. 180. (”) Cf. ATkinson, Mushrooms, p. 142.
+" (#) PLancHon, Ménter et MonnieR, locis citatis, g (*) MM. Barranoter et TraBur l'ont vu récolter plusieurs fois pat des chas
seurs, et nous l’avons vu mis en vente par un indigène sur le marché weisson hier à Alger,