ST OR
à notre conhaissance, aucun accident. Il est vrai que ce Champignon, très fragile, arrive souvent à la cuisine en piètre état, et prend alors directement le chemin de la boîte aux ordures ; mais il n’en est probablement pas toujours ainsi.
Nous avions indiqué cette question de la toxicité du V. speciosa en Algériecomme sujet de recherches à notre regretté collègue Vieuier, dont la Faculté de Médecine déplore Ja perte prématurée. Un exemplaire que nous lui avons procuré a été utilisé par lui pour des expériences sur l’animal, sans qu’il ait pu constater la moindre toxicité. Il est bien regretta ble que ces expériences ne puissent être rapportées ici que d’après les souvenirs d’une conversation.
La question de la toxicité du V. speciosa en Algérie reste donc encore obscure, et dans l’incertitude actuelle il convient de recommander d’éviter ce Champignon au même titre que les Amanites vénéneuses.
Genre LEPIOTA (Fr. subgen.) Quélet, emend. Pat.
Caractères du genre. — Agaricacées Jleucosporées, à spores sans pore apical ; chapeau séparable du pied ; pas de volve (le voile général n’est ordinairement pas évanescent mais est concrescent avec le carpophore) ; un anneau plus ou moins développé ; lamelles à trame régulière et à arête hétéromorphe ; hyménium non cystidié.
Lepiota helveola Bres.
Synonymie. — Lepiota helveola Bres. Fung. Trident., 4, p. 45.
. Icones. — Bresadola, Fung. Trid., 1, t. 16, f. 2 (bonne). Patouillard, Tab. Anal., f. 608 (assez bonne). Barla, Ch. Alpes-Mar., t. 16, f. 12-17 (var, .Barlae Bres., bonne).
Description de la forme nord-africaine. — Carpopheres en petites troupes, non hygrophanes ; saveur douce ; odeur faible ; chair blanchâtre, plus ou moins teintée de brun-rougeâtre surtout sous les revêtements, brunrouge dans le cortex du pied ; spores en masse blanc-pur.
PEER Ve A
Pied (1,5-3 X 0,2-0,3 cm.), subcylindrique, fibro-charnu, séparable du chapeau, sec, villeux soyeux et même parfois subAoconneux au-dessous, de l'anneau, incarnat-brunâtre, blanchâtre au sommet, farci d’une moëlle soyeuse puis creux ; anneau submembraneux, plus ou moins floconneuxsquameux, plus où moins distant du sommet du pied, caduc, subconcolore ; voile général représenté par les fibrilles floconneuses du pied au-dessous de l’anneau et les squames du chapeau.
Chapeau (1,5-2,5 cm. diam.) convexe puis aplani, parfois submamelonné, très mince, charnu, fragile ; revêtement adné, sec, couvert de squames bistrées sur un fond incarnat-brunâtre ; marge plus ou moins floconneuse, non striée. Lamelles serrées, non séparables, fortement ventrues, souvent subtriangulaires, atténuées antérieurement, arrondies subtronquées postérieurement, parfois un peu veinées dans la profondeur, librès (fortement sinuées), très larges, minces, blanchâtres puis crèmeincarnat pâle, avec l’arête pruineuse et blanche ; intervénation ordinairement nulle ; lamellules arrondies.
Arête des lamelles hétéromorphe par des poils claviformes ; trame régulière ; médiostrate à éléments gros, allongés, parallèles, MÈlES de Se laticifères ; sous-hyménium assez épais, subvésiculeux ; basides
2-sporiques, claviformes, 22-26 X 7-0 y ; spores hyalines, lisses, éllipsoïdales allongées, avec un très petit apicule sublatéral, à empran épaisse (0,7-0,8 u, pluriguttulées, 8-9 X > p.
Variations. — Le L. helyeola est le prototype de tout un groupe de formes très affines dont les limites ne sont pas encore précisées d’une façon suffisante : L. helyeola var. Barlae Bres., L. brunneo-incarnata Chod.et Martin. (L. Barlaeana Pat.), L. caligata Maire inéd. La forme que nous avons décrite ci-dessus nous paraît se rapprocher au maximum du type de BREsADoLa.
Habitat, biologie et répartition. — Le L. helveola est répandu çà et là, toujours assez rare, en Europe : dans le Trentin, la Loire-Intérieure, la Vendée, la Provence, la Bourgogne, l’île de Noirmoutier, etc. Il croît ordinairement dans les pelouses, les landes, parfois sous les Pins. Nous l'avons récolté assez abondamment dans les. clairières sablonneuses et herbeuses de la forêt de La Réghaïa. Les formes voisines L. brunneoincarnata et L. caligata ont été aussi trouvéés en Algérie, la première existe de plus en France et en Suisse,
Culture. — La culture n’a pas encore été tentée, AN ARE
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