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SOLEIL COUCHANT

Des vapeurs aux remous infinis, mer de brume Où les coteaux voilés ondulent, larges flots. Les villages, perdus comme de noirs îlots, Emergent, enfonçant leurs pieds bruns dans l'écume.

Tandis que tout se tait, s'agrandit, nage et fume. Qu'au fond des ravins, seuls, tintent de lents grelots. Que de rares lueurs, ainsi que des falots, Palpitent; le ciel vibre et tout entier s'allume.

Notre globe muet, sous le dôme vermeil, Prie ec rêve ébloui par la magnificence De Tastre fécondant que le nuage encense ;

Et d^ns ce grand respect, pris d'un divin sommeil. Orbe rouge au milieu de Tauréole immense, Gravement, lentement se couche le soleil.

Douarnenez, 1873.

A André Lemoyne.

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