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LE RETOUR DES CHAMPS

riieure indécise où l'étoile Pâle encor dans la pâle nuit, Apparaît, scintille, se voile Et fatigue l'œil qui la suit.

Entre les blés et la luzerne, Bordé par les chardons poudreux.

Le chemin fauve se discerne Encor dans les champs plantureux;

A François Millet.

Le zénith couleur d'améthyste Le caresse de son reflet Inexprimable, que l'artiste Ne peut qu'appeler violet.

Par la glèbe plane ou penchante, Perdant, retrouvant ses sillons, Il serpente dans l'herbe où chante La note grêle des grillons.

Par les talus que le soir dore.

Il va, sous la clarté des cieux, Où tinte la cloche sonore^ Au village silencieux.

Sous le crépuscule et le haie, r Le paysan deux fois bruni.

Baignant son front dans le ciel pâle.

S'en revient, le travail fini.

Il porte la faux ou la bêche A l'épaule ; il va lentement, Humectant sa poitrine sèche De brume et d'odeur de froment.

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