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LE CHANT DU SOIR

Le feu fait trêve, Le rêve Se mêle aux effluves du soir ; Le tout s'embrume Et fume Ainsi qu'un immense encensoir.

Le troupeau grêle Qui bêle S'achemine vers le repos; Tandis que chante Touchante, La douce flûte des crapauds.

Puis monotone

Résonne Tout au loin la cloche à la tour ; Et sa volée

Ailée

S^élève et décroît alentour.

La note tinte, Eteinte,

Plus pure qu'aux bois lorsqu'encor,

Dans Técarlate, Eclate

Au soir le son vibrant du cor.

Aux hautes cimes Sublimes Combien je préfère ce lieu, Cette humbe plaine Si pleine De Timmense bonté de Dieu !

Courrières, 1873.

A Liévin de Winne.

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