‹ Les chancres extra-génitaux [electronic resource]Chapitre 112 sur 132 · I. V. Ann, de dermal. et de sjrph., 1890, p · texte numérisé non relu

I. V. Ann, de dermal. et de sjrph., 1890, p

CHANCRES DE l'aNUS ET DU RECTUM.

déjà produit plusieurs exemples et qui n'est autre que la contagion par le crayon de nitrate d'argent.

Je suis persuadé que plusieurs cas de chancres anaux ou péri-anaux que j'ai observés en ville ont résulté de cautérisations pratiquées avec le crayon de nitrate d'argent. De cela je n'ai que deux ordres de preuves, preuves insuffisantes, à coup sûr, mais les seules dont on puisse disposer en la circonstance, à savoir :

i° Des raisons morales. — Plus d'une demi-douzaine de fois il m'est arrivé de constater des chancres anaux ou péri-anaux sur des sujets à propos desquels le soupçon d'une contamination par les procédés usuels n'était vraiment pas acceptable, notamment, pour deux cas, sur de braves mères de famille, vénérables, âgées, dont j'ai trouvé de plus les maris sains.

2° Des présomptions cliniques. — Toujours, dans les cas en .question, un même ordre de circonstances a présidé soit à la genèse du chancre, soit à l'évolution morbide. Ainsi : Toujours le chancre s'est manifesté dans les mêmes conditions, à savoir sur des sujets affectés depuis un certain temps de diverses lésions anales (fissure, hémorrhoïdes, excoriations, eczéma, etc.), lésions à propos desquelles une cautérisation avait fini par intervenir. — D'autre part, c'est invariablement de trois à cinq semaines à la suite de cette cautérisation que s'est inaugurée la lésion nouvelle constituant le chancre. — Puis, à son tour, cette lésion a été suivie, à distance significative de six, sept à huit semaines, par l'explosion spécifique secondaire. — Un tel ensemble de considérations et, tout particulièrement, ce rapport chronologique entre la cautérisai ion et l'invasion du chancre ne laissent pas, certes, de constituer des présomptions réelles en faveur d'une inoculation par le

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