CHANCRES DU CUIR CHEVELU
Ceux-ci ne sont plus seulement des raretés, mais'des exceptions, et des exceptions telles que nombre de mes collègues m'ont dit n'en avoir jamais rencontré un seul exemple. — On n'en connaît que quelques cas, qui ont été relatés par Kaposi, Gluck, Pellizzari, Vaughan, Mauriac. Je n'en ai observé que deux cas, pour ma part, dans toute ma pratique.
Quelques mots suffiront donc ici, relativement à l'éliologie et à l'aspect clinique de ces accidents.
I. — Dans l'un des cas qui me sont personnels, la contagion avait bien sûrement résulté du baiser. Il s agissait d'une femme mariée, de moralité au-dessus de tout soupçon. Son mari, affecté de syphilis et notamment de syphilides buccales, ne l'embrassait plus « par précaution » que sur les cheveux. Ce fut donc par un baiser, sans aucun doute (car aucune autre cause ne put être révélée par l'enquête étiologique), que ledit mari transmit la contagion à sa femme, et cela sur la ligne médiane du cuir chevelu, exactement au niveau de la ligne de coiffure dite vulgairement « la raie ».
Dans un autre cas que j'ai entendu raconter par M. Ricord, la contagion aurait dérivé, suivant toute vraisemblance, d'un transport du contage par « les doigts souillés de pus syphilitique ».
L'observation de Pellizzari est un exemple de contagion médiate. Elle est relative à un jeune enfant qui fut contagionné au cuir chevelu par un peigne, lequel