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masse qui tend à se, ramollir à son centre, Le samedi, elle est devenue une grosseur fluctuante. de couleur violacée et du volume d’une mandarine.
La palpation réveille de vives douleurs, quoique avec de moindres proportions, le bubon inguinal gauche suit la même évolution. Dans l’aine droite, les tumeurs ganglionnaires se résorbent.
Mercredi15. — Dès le lendemain de l’entrée du malade, on pratique une inoculation dans la région deltoïdienne du bras gauche, avec de la substance grattée sur les bords de lulcération linguale.
Vingt-quatre heures après cette inoculation, on constate sur le bras la présence d’une petite ulcération creuse putriforme, recouverte d’une croûtelle. M. le professeur Fournier reconnaît à cette lésion les caractères de l’inoculation du chancre mou,
La cicatrisation de ce chancre inoculé est rapide ; après une période d’accroissement en profondeur et en surface de deux jours, la plaie se dessèche et se sépare. En huit jours son évolution est terminée.
Une deuxième inoculation est pratiquée le samedi suivant dans les mêmes conditions au bras droit. Les caractères de celte seconde inoculation sont identiques à ceux de la première. Elle se montre cependant moins extensive ; en cinq jours sa cicatrisation est complète.
La recherche du bacille de Ducreoy dans les concrétions et dans les parois de la plaie linguale faite par M. le D' Sabouraud chef de laboratoire du service lui donne dès ce moment
des résultats positifs.
Samedi 24, — On ponctionne les bubons sous-maxillaires
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"ee et inguinaux. L’analyse à laquelle M. Le D' Sabouraud soumet consécutivement et comparativement le pus des deux abcès, fournit de nouvelles preuves en faveur du diagaostic de chancre mou, de la verge et de la langue.
Le pansement employé a été le pansement à l’iodoforme des chancres de la verge et {es lavages antiseptiques de la
bouche.
Cette très belle et concluante observation de chancre simple de la langue est la seule qui existe, croyons-nous, dans la litérature médicale. Rien n’y manque, ni examen bactériologique, ni inoculation.
La bénignité de ce cas est à noter et à rapprocher de celle des chancres céphaliques, il est probable que pour la langue surtout elle est dûe à la haute température de
la région, qui atténue la virulence du bacille.
Considérations cliniques sur le chancre céphalique.
Symptomatoloqie. — Le chancre simple présente-t-il dans la région céphalique des symptômes et des caractères qui en fassent un chancre à part, absolument distinct du chancre de la région ano-génitale? Le plus souvent non dans la majorité des cas, il est généralement constitué par une ulcération à base molle, à bords à pre à fond irrégulier et purulent, pouvant se compliquer, mais comme nous l’avons vu très rarement d’un bubon.
Comme dans les autres régions l’adénite esttantôt légère,
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simplement inflammatoire tantôt plus intense, mais rarement suppurative et chancrelleuse.
Les dimensions du chancre céphalique sont en général restreintes et suivent une gamme allant d’une petite lentille à une pièce de 20 centimes, rarement plus. Quelquefois il est phagédénique, en tous cas il est loin d’être toujours un chancre nain.
Quant à la durée elle est variable. Parlant de la durée du chancre génital simple le professeur Fournier dans l’article du Dictionnaire Jaccoud chancre simple, p. 93, s’exprime ainsi sur ce point : « La durée du chancre simple est susceptible de grandes variétés. Elle n’est jamais moindre de 4 à 5 semaines. Plus communément elle oscille entre 6,7 et 8 semaines. Elle atteint quelquefois deux à trois mois, il est rare qu’elle dépasse ce terme. Exceptionnellement enfin, elle prend des proportions plus considérables,mais ce n’est jamais que dans les cas de complications phagédéniques qu’on voit le chancre revêtir les allures de la chronicite et persister des années entiè-
Tres ».
Si nous récapitulons nos observations nous verrons que la durée des chancres céphaliques, sauf dans un ou deux cas où 1Is se présentaient avec une tendance nettement envahissante, a été conforme aux données ci-dessus, avec quelquefois une tendance marquée à la bénignité et à la cicatrisation rapide.
À la région céphalique le siège de prédilection du chancre simple est sans contredit leslèvres ; surles 28 obser-
vations rassemblées nous trouvons les localisations suivantes ;
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Chancré des lèyresstsnneuloisatencd LL (Habéticonjoncutedunent re: ire 6 Joues. 2 Menton . 2 Front. 1 Ne ete iles h ve s 1 Oct Mutations néurnurtdons 1 Gencive, 1 Amygdale . 1
Langue .
Les lèvres et la région de l’œil sont donc les plus fréquemment atteintes, la raison en est facile à comprendre ainsi que nous l’avons déjà dit.
De toutes ces observations nous concluons que : Le chancre simple de la région céphalique est souvent petit, marchant spontanément vers la quérison, mais il. s’en faut de beaucoup qu’il en soit toujours ainsi. Il acquiert souvent des dimensions qui le rapprochent du chancre de la région ano-génitale, son évolution peut être aussi longue que celle des autres chancres, enfin il peut présenter les mêmes complications que les autres chancres, le bubon suppuré, le bubon chancreux et le phagédénisme. Pour les raisons formulées déjà, il est rare, et très exceptionnellement le résultat d’une contagion prise lors du coït pour un rapport normal.
Diagnostic. — Il sera basé sur les caractères de la lésion, tels que nous venons de les décrire, sur les commémoratifs, surtout sur la coïncidence d’autres chancres
simples sur différentes parties du corps.