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absolument contemporaines et seraient survenues chez lui après un coït avec une femme suspecte, seulement les chancres de la verge et de la cuisse auraient commencé à paraître quatre jours environ après sa rencontre tandis que le chancre infectant n'aurait paru que trois semaines après.
Le chancre de la verge et celui de la cuisse, furent perçus par le malade en même temps et le même jour, la chancrelle de la cuisse fut plus rapidement guérie que celle de la racine de la verge.
Adénopathie inguinale, double, dure, indolente et relevant
surtout de lésion infectante.
Dans cette observation nous voyons un fait assez curieux se produire, un chancre de la cuisse coïncidant avec un autre chancre simple de la verge et sans que l’on puisse soupçonner le premier d’avoir produit le second. Pour expliquer ce fait nous pouvons supposer que le malade portait une érosion à la base de la cuisse et qu’elle vint en contact avec les parties génitales externes d’une femme qui devait avoir de nombreux chancres simples.
C’est un des rares cas de chancres du membre inférieur où l’auto-inoculation par les doigts où les vêtements ne joue aucun rôle et où la contamination est directe.
Nous voyons dans les quelques observations de chancres des membres inférieurs que nous reproduisons ici, la maladie évoluer et être produite à peu près toujours de façon identique.
Le diagnostic n’a généralement pas présenté de diffi-
cultés, le voisinage constant de chancres du prépuce ou
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de la base de la verge facilitant singulièrement le diagnostic.
Dans un seul cas (observation A. Fournier et Lœper) le malade se présente avec une lésion ayant tous les caractères d’une syphilide tertiaire, le siège en est trop éloigné des parties génitales et l'infection ne peut s’expliquer par un contact direct. Comment donc expliquer la contamination ? Elle relève donc d’un agent intermédiaire et se sont encore les mains que nous retrouvons si souvent coupables et qui comme nous l’avons vu antérieurement ont été la cause de tant de lésions chancrelleuses de la tête et du tronc.
Les chancres du membre inférieur siègent le plus souvent à la cuisse, surtout dans la partie la plus rapprochée des organes yénitaux, sommet des 2? faces internes ;nous ne relevons en effet que 2 cas de chancrelles de la jambe, une du mollet etl’autre de la malléole. L’explicationen est toute simple et nous l’avons déjà donnée.
L’adénopathie est constante maissans tendance à la suppuration ganglionnaire, le mal évolue dans les limites de temps et avec la symptomatologie que nous lui connaissons à la zône génitale.
Nous retrouvons ici les mêmes facteurs de gravité que dans les autres régions ; tout état de résistance moindre de l'organisme influe sur la durée, favorise le phagédénisme etempêche la cicatrisation rapide de la lésion ; c’est ainsi que dans un cas nous voyons l’ecthylisme du malade contribuer puissamment à donner à un chancre simple de la
jambe une importance el une qravité exceptionnelles,