‹ Les chansons de Béranger, anciennes et posthumesChapitre 168 sur 245 · LES AILES · texte numérisé non relu

LES AILES

Musique de : Titciilcx (jui filent (page 2Cit')).

l'N .IKUNE HOMME.

Vieillard, Ironipanl noire esp^'raiiee,

Quoi ! tu meurs, et meurs alité!

Il est donc faux que la science

T'ait doué d'immortalité?

De toi l'on contait des merveilles ;

Un prêtre hier disait encor

Que Satan, pour prix de tes veilles.

T'avait donné deux ailes d'or.

Elle mourut ; mais nion Isaure.

Qui charma ses derniers moments, M'apprit qu'un chaume qu'on ignure Vaut un monde pour deuxamanis.

Dans nos jeux je ilemandais grâce.

Lorsque Isaure. au souris vermeil.

A ces ailes faisait menace De m'attacher dans mon sommeil.

LE VIEILLAim.

Mon enfani, ces ailes dorées.

C'est au destin (|ue je les dois.

TiN JEUNE HOMME.

Chacun, aux voTites éthérées.

Veut t'avoir vu jilaner cent fois.

Oui, tu sais plus ([ue nos vieux sages. Sur Ion passé rouvre les yeux.

Raconle-moi Ions tes voyages; Apprends-moi le secret des cieux.

Notre bonheur s'accrut dans l'omhre Car, sous ces hosquels de jasmin, De vrais amis, en petit nombre, Accouraient nous presser la main.

Plaisirs partagés sont tidèles.

Aimer, aimer, fut notre loi; Et j'ai laissé dormir les ailes Qui ne jiouvaient ravir (]ue nmi

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