‹ Les chansons de Béranger, anciennes et posthumesChapitre 177 sur 245 · LA MAITRESSE DU ROI · texte numérisé non relu

LA MAITRESSE DU ROI

Ma:>iqne de : Le /(7s du l'ape (p.t^e tj'Al).

LA FILLE

Mère, dans sa riche voiture

Par six chevaux conduite au pas,

Quelle divine créature !

C'est notre reine ; oui, n'est-ce pasl

LA MÈRE

Jamais la reine, qu'on délaisse,

N'eut, ma tille, un luxe effronté.

Honte à cette folle beautél

Du roi ce n'est que la maîtresse.

Ah ! je voudrais, dit la fille à part soi,

Devenir maîtresse d'un roi.

LA FILLE

Mère, vois briller sur sa tète L'or, les perles, les diamants.

A-t-elle donc, aux jours de fête.

De plus splendides vêtements ?

LA MÈRE

Malgré dentelles et panaches,

Ses traits chez nous sont bien connus.

Elle a fui d'ici les pieds nus,

Où, pauvre, elle gardait nos vaches.

Ah! je voudrais, dit la fille à part soi,

Devenir maîtresse d'un roi.

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