LA MAITRESSE DU ROI
Ma:>iqne de : Le /(7s du l'ape (p.t^e tj'Al).
LA FILLE
Mère, dans sa riche voiture
Par six chevaux conduite au pas,
Quelle divine créature !
C'est notre reine ; oui, n'est-ce pasl
LA MÈRE
Jamais la reine, qu'on délaisse,
N'eut, ma tille, un luxe effronté.
Honte à cette folle beautél
Du roi ce n'est que la maîtresse.
Ah ! je voudrais, dit la fille à part soi,
Devenir maîtresse d'un roi.
LA FILLE
Mère, vois briller sur sa tète L'or, les perles, les diamants.
A-t-elle donc, aux jours de fête.
De plus splendides vêtements ?
LA MÈRE
Malgré dentelles et panaches,
Ses traits chez nous sont bien connus.
Elle a fui d'ici les pieds nus,
Où, pauvre, elle gardait nos vaches.
Ah! je voudrais, dit la fille à part soi,
Devenir maîtresse d'un roi.