I.A FILLK
Qui siu'vienl ? Dame belle et Hère.
Son carrosse, au galop conduit.
Jette à l'autre un flot de poussière, Et, l'accrochant, fait rire et fuit.
LA Mi: ri:.
lUvali' qu'un grand nom iibrite, Celte flame, osant tout tenter, Jusqu'au lit du roi veut mimler Pour écraser lu favorite.
■ Ah ! je voudrais, «lit la filh' à part soi. Devenir maiircsse d'un roi.
Bis
LA FILLE
Le roi défend celle qu'il aime.
A cheval, un jeune seigneur Veille sur elle, et. beau lui-même.
D'un doux regard quête l'honneur.
LA MÈRE
Fils d'une race renommée
Il sait complaire, et va. dans peu.
Obtenir ou le cordon bleu,
Ou le plus haut rang dans l'armée.
Ah ! je voudrais, dit la fille à ]tarl soi,
Devenir maîtresse d'un roi.
LA FILLi;.
On arrête; elle veut descendre.
S'avance un prêtre au noble aspect.
La main qu'elle daigne lui tendre, Mère, il la baise avec respect.
LA MÈRE
Pour être êvêque, à cette ouaille.
Par lui que d'encens est offert;
Par lui qui va parler d'enfer
Au pêcheur mourant sur la ]>aille !
Ah ! je voudrais, dil la tille à part soi,
Di'vcnir maîtresse d'un roi.
LA FILLi:.
\'(iil;i (|iic passi' dcvani elle Une noce de villageois.
L'épousée en paraît moins belle; L'époux va rougir de son choix.
LA MÈRK.
Non ; ne crains rien. Dans leur cabane
La misère a trop bien compté