‹ Les chansons de Béranger, anciennes et posthumesChapitre 191 sur 245 · LA SYLPHIDE · texte numérisé non relu

LA SYLPHIDE

AïK : Je II'' .<(m'.< /j/ii.< ce i/iif yV rcii.v,

l.;i U;iison ;i son ij;ii(>i"iiir(>:

Son Ihiiiilicuu iri'>l |i;is liiiij(iiii-s l'hiir.

l'illi' iiiail \iili-i' i'\j-,|('nrr,

Sylplu's cluii'iiiîuils, pi'iiiili's lie l'air;

M;iis, t'carlani sa lourde é};idi',

Oui i^i'nait mon feil curieux,

.["ai vu nafAUcre une Syi|iiii(le.

Sxjpln's libers, soyez mes dieux.

(lui. vcin-^ ii:ii-^e. .'iii sein des roses,

l'ils d.- r\iiioi I ilrs /-idivrs;

\ds l)rillanles rm-laïuorplio-es

Sont le secret de nos plaisirs.

D'un souille vous s.'ilie/. nos larmes;

Vous épurez i'a/.ur des cieux ;

,ren crois ma Sylpliide el ses charmes.

Sviplies li';;ers, sove/ mes dieux.

J'ai deviné son origine Lorsqu'au bal, ou dans un l)anquet, J'ai vu sa parure enfantine Plaire par ce qui lui manquait.

Ruban perdu, boucle délaite, Elle était l)ien, la voilà mieux.

C'est de vos so?urs la plus parfaite.

Sylphes légers, soyez, mes dieux.

Que de grâce en elle fnnt naître Vos caprices toujours si doux !

C'est un enfant gâté peut-être, Mais un enfant gâté par vous.

J'ai vu, sous un air de paresse, L'amour rêveur peint dans ses yeux.

Vous qui protégez la tendresse, Sylphes légers, sovez mes dieux.

Mais son aimable enfantillage Cache un esprit aussi brillant Que tous les songes qu'au bel âge Vous nous apportez en riant, Du sein de vives étincelles Son vol m'élevait jusqu'aux deux ; Tous dont elle empruntait les ailes, Sylphes légers, soyez mes dieux.

Hélas! rapide météore,

Trop vite elle a fui loin de nous.

Doit-elle m'apparaîlre encore?

Quelque Sylphe est-il son époux ?

Non, comme l'abeille elle est reine

D'un emjiire mystérieux :

Vers son tr(')ne un de vous m'entraine.

Sylphes légers, soyez mes dieux.

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