‹ Les chansons de Béranger, anciennes et posthumesChapitre 202 sur 245 · NAPOLÉON · texte numérisé non relu

NAPOLÉON

En Egypte vous êtes née?

l'égyptienne.

Non ; dans Moscou fut mon berceau, La source à Memphis couronnée Là vient se perdre obscur ruisseau.

De consoler ma race antique Qu(>l soins le sort n'a-t-il pas pris?

Dans tes déserts, jeune Amérique, J'ai foulé d'anli([ues débris; Et sur des monts de cendre humaine, Dans l'Inde, lasse de marcher, Je vins gémir sur im rocher Inconnu, nommé Sainte-Hélène. Voyons ta main, mon enfant, et crois-moi, Quand je dirais: Tu seras plus qu'un roi.

Aux paroles de la sibylle.

Le jeune homme silencieux, Croise les bras, rêve, immobile; l'n éclair brille dans ses yeux.

A genoux reste l'Egyptienne.

Mais Josejih s'écrie, exalté :

— Napoléon, (pi'il te souvienne De moi dans ta prospi'rité.

Atin de payer l'étrangère Pour qui Dieu n'a rien d(> caché.

Frère, courons vendre au maii'hi' Les olives de notre mère.

l'égyptienne.

J'ai vu ta main. 0 noble enfant ! crois-moi. Quand je le dis : Tu seras plus qu'un roi.

LES CHANSONS DE BEliANGEU

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