NAPOLÉON
En Egypte vous êtes née?
l'égyptienne.
Non ; dans Moscou fut mon berceau, La source à Memphis couronnée Là vient se perdre obscur ruisseau.
De consoler ma race antique Qu(>l soins le sort n'a-t-il pas pris?
Dans tes déserts, jeune Amérique, J'ai foulé d'anli([ues débris; Et sur des monts de cendre humaine, Dans l'Inde, lasse de marcher, Je vins gémir sur im rocher Inconnu, nommé Sainte-Hélène. Voyons ta main, mon enfant, et crois-moi, Quand je dirais: Tu seras plus qu'un roi.
Aux paroles de la sibylle.
Le jeune homme silencieux, Croise les bras, rêve, immobile; l'n éclair brille dans ses yeux.
A genoux reste l'Egyptienne.
Mais Josejih s'écrie, exalté :
— Napoléon, (pi'il te souvienne De moi dans ta prospi'rité.
Atin de payer l'étrangère Pour qui Dieu n'a rien d(> caché.
Frère, courons vendre au maii'hi' Les olives de notre mère.
l'égyptienne.
J'ai vu ta main. 0 noble enfant ! crois-moi. Quand je le dis : Tu seras plus qu'un roi.
LES CHANSONS DE BEliANGEU