LA MOUCHE
Air : La vertu de Lisette (page 69h).
Di
Au bruit de notre gaîté folle,
Au bruit des verres, des chansons,
Quelle moui-he murmure et vole,
Et revient quand nous la chassons? (Bis.)
C'est quelque dieu que je soupçonne,
Qu'un peu de bonheur rend jaloux.
Ne soufiFrons point qu'elle bourdonne,
Qu'elle bourdonne autour de nous.
Transformée en mouche hideuse, Amis, oui, c'est, j'en suis certain, La Raison, déité grondeuse, Qu'irrite un si joyeux feslin.
L'orage approche, le ciel tonne :
Voilà ce que dit son courroux.
Ne souffrons point qu'elle bourdonne.
Qu'elle bourdonne autour de nous.
C'est la Raison qui vient me dire :
« A ton âge on vit en reclus.
« Ne bois pas tant, cesse de rire, « Cesse d'aimer, ne chante plus. »
Ainsi son beffroi toujours sonne Aux lueurs des feux les plus doux.
Ne souffrons point qu'elle bourdonne, Qu'elle bourdonne autour de nous.
C'est la Raison ; gare à Lisette !
Son dard la menace toujours.
Dieux I il perce la collerette : Le sang coule ! accourez. Amours!
Amours, poursuivez, la félonne; Qu'elle expire enfm sous vos coups.
Ne souffrons point qu'elle bourdonne, Qu'elle bourdonne autour de nous.
Victoire ! amis, elle se noie Dans l'Aï que Lise a versé ; Victoire ! et qu'aux mains de la Joie Le spectre enfin soit replacé.
Un souffle ébranle sa couronne ; Une mouche nous troublait tous.
Ne craignons plus qu'elle bourdonne, Qu'elle bourdonne autour de nous.
LKS CHANSONS DE BERANGER
Mcii ' Ah! sa cre . bleu Saint père au moins so yez bon
j)t' - re Ah! veii Ivc bleu Ah! sa - cre - bleu Ou je f..