A CORINNE DE L
Musique de: Iâ juillet (page 570).
Je veux, pour vous, prendre un ton moins frivole :
Corinne, il fui des anges révoltés.
Dieu sur leur front fait tomber sa parole,
Et dans l'abime ils sont précipités. [Bis.)
Doux, mais fragile, un seul, dans leur ruine,
C outre ses maux garde un puissant secours (Bis.)
Il reste armé de sa lyre divine.
unis.)
A nge aux yeux bleus,protégez-nioi louj i )Ui's^
L'enfer mugit d'un effroyable rire,
Quand, dégoûté de l'orgueil des méchants.
L'ange, qui pleure en accordant sa lyre,
Fait éclater ses remords et ses chants.
Dieu d un i-egard l'arrache au goulTre immondt
Mais ici-bas veut qu'il charme nos jours.
La poésie enivrera le monde.
Ange aux yeux bleus, protégez-moi toujours.
Vers nous il vole en secouant ses ailes, Comme l'oiseau que l'orage a mouillé.
Soudain la terre entend des voix nouvelles; Maint peuple errant s'arrête émerveillé.
Tout culte alors n'étant que l'harmonie, .\ux cieux jamais Dieu ne dit : Soyez sourds. L'autel s'épure aux parfums du génie.
Ange aux yeux lileus, protégez-moi toujours.
En vain l'enfer des clameurs de l'Envie Poursuit cet ange, échappé de ses rangs; De l'homme inculte il adoucit la vie, Et sous le dais montre au doigl les tyrans. Tandis qu'à tout sa voix prétani des charmes, Court jusqu'au pôle éveiller les .-irnours, Dieu compte au ciel ce qu'il sèche de larmes. Ange aux yeux bleus, protégez-iiiui toujours.
Qui peut me tlire où luit son auréole?
De son exil Dieu l'a-t-il rapptjé?
Mais vous chantez, mais votre voix console :
Corinne, en vous l'ange s'est dévoilé,
Votre printemps veut des fleurs éternelles,
Votre beauté de célestes atours :
Pour un long vol vous déployez vos ailes;
Ange au.v yeux bleus, protégez-moi toujours
c-cc
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LES CHANSONS DE DERANGER