‹ Les chansons de Béranger, anciennes et posthumesChapitre 95 sur 245 · LES TOMBEAUX DE JUILLET · texte numérisé non relu

LES TOMBEAUX DE JUILLET

Musique avec accompagnement de piano

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LA SAINTt-ALLIAMli DiS l'IX'PLKS

GARNIER Fbébes, Editeurs. - - 101 ^^

LA SAINTE -ALLIANCE DES PEUPLES

Chansons de BERANGER

Andante CHAAT.

PIANO

iAiridu Dieu dmJbonnta-ijena^

Harmonisées par.

Francis CASADESUS

X desceii dre sur la ter re Sf.niaJit de 1 or des fleurs et des ••

pis L air e.tait cabue et du dieu de la guer re EI It' é touf.

fail les foudres assou pis Ali! di sail - elle é-gaux par la vail .

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.iiiaiu Peu j)It's for niez u iie sainte ;illi iui co Et dojiuez-vous 1<

Et don nez - vous la main Et don nez - vous la

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LA SAINTE-ALLIANCE DES PEUPLES

CHANSON CHANTÉE A LIANCûURT POUR LA FÊTE DONNÉE PAR M. LE DUC DE LA ROCHEFOUCAULD EN RÉJOUISSANCE DE L'ÉVACUATION DU TERRITOIRE FRANÇAIS, AU MOIS D'OCTOBRE 1818

A!R : Du Dien des bonnes gens.

J'ai vu la Paix descendre sur la terre, Semant de l'or, des fleurs et des épis. L'air était calme, et du dieu de la guerre Elle étoufiTait les foudres assoupis.

« Ah! disait-elle, égaux par la vaillance, « Français, Anglais, Belge, Russe ou Germain, « Peuples, formez une sainte-alliance, « Et donnez-vous la main. (Bis)

« Pauvres mortels, tant de haine vous lasse ; « Vous ne goûtez qu'un pénible sommeil. « D'un globe étroit divisez mieux l'espace ; (c Chacun de vous aura place au soleil. « Tous attelés au char de la puissance, (( Du vrai bonheur vous quittez le chemin. « Peuples, formez une sainte-alliance, « Et donnez-vous la main.

<( Chez vos voisins vous portez l'incendie ;

« L'aquilon souffle, et vos toits sont brilles ;

(( Et quand la terre est enfin refroidie,

« Le soc languit sous des bras mutilés.

(( Près de la borne où chaque Étal commence,

(( Aucun épi n'est pur de sang humain.

« Peuples, formez une sainte-alliance, « El donnez-vous la main.

« Des potentats, dans vos cités en flammes,

« Osent, du bout de leur sceptre insolent,

(( Marquer, compter et recompter les âmes

« Que leur adjuge un triomphe sanglant.

« Faibles troupeaux, vous passez, sans défense,

« D'un joug pesant sous un joug inhumain.

« Peuples, formez une sainte-alliance, « Et donnez-vous la main.

« Que Mars en vain n'arrête point sa course ; « Fondez les lois dans vos pays souffrants ; « De votre sang ne livrez plus la source « Aux rois ingrats, aux vastes conquérants. « Des astres faux conjurez l'influence ; « EB'roi d'un jour, ils pâliront demain. « Peuples, formez une sainte-alliance, (( Et donnez-vous la main.

« Oui, libre enfin, que le monde respire ; « Sur le passé jetez un voile épais.

« Semez vos champs aux accords de la lyre ; « L'encens des arts doit briUer pour la paix. (( L'espoir riant, au sein de l'abondance, « .\ccueillera les doux fruits de l'hymen. « Peuples, formez une sainte-alliance, « Et donnez-vous la main. >)

Ainsi parlait cette vierge adorée, Et plus d'un roi répétait ses discours. Comme au printemps la terre était parée ; L'automne en fleurs rappelait les amours (I). Pour l'étranger coulez, bons vins de France : De sa frontière il reprend le chemin.

Peuples, formez une sainte-alliance, El donnons-nous la main.

(1) L'autuiune de 1818 fut d'une beauté remarquable : be.iucuup d'arbres fruitiers relleurirenl. luîii! 1 1 Krauce.

iluns le nord de

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