‹ Les chansons de croisadeChapitre 137 sur 145 · OIES. SEIGNEUR. PERECEUS PAR OISEUSE · texte numérisé non relu

OIES. SEIGNEUR. PERECEUS PAR OISEUSE

Raynaud : 1022.

Manuscrit, a.

Edition. Paul Zarifopol, Kritischer Ttxt cter Liedcr Richards de Foiirnival (thèse de doctorat de l'université de Halle) Halle.

Versification. Quatre strophes de huit décasyllabes sur deux rimes : ahahbaha. Les rimes changent à chaque strophe ; mais, par une négligence du poète, la rime a est en euse dans les deux premières strophes. Il y a dans cette pièce d'autres irrégularités ou licences : des rimes inexactes {fioueuses, au v. 7, dolereuses, au v. 8, rimant a\ec afiooistusr au singulier ; cf. poiours au v. 13 rimant avec paour) ; — des répétitions de mots aux ùwxq^ {oiseuse, v. i et v. i6\ voire dans une même strophe {irc^ v. 17 et v. 24) ; — de simples assonances : délivre (v. 19) assonant avec ire : ferme (y. 30) assonant avec guerre.

Auteur et date. Le manuscrit indique comme l'auteur de cette pièce Mais lu Riears, c'est-à-dire Richard de Fournival ; mais, comme Ta justement lait observer M. G. Stetïens (i), Richard de Fournival est un versificateur trop exact pour qu'on

1. Litemturhhitt fin' ronianlsrhr iniil ijernmnifchf Phiîologiê, liH)6. col. 116.

puisse lui attribuer une pièce aussi mal rimée que celle-ci. Cette attribution écartée, on manque d'indice qui permette de déterminer avec quelque précision l'âge et la provenance de la chanson. Elle semble récente (cf. pomirs pour pire au v. 12). Elle nous donne une preuve de plus de la célébrité des chansons de Conon de Béthune, car le poète semble bien imiter Conon en quelques endroits (voyez aux Remarques), et notre chanson paraît faite sur le modèle à^Ahif Amours, com dure départie: le schème de la strophe est identique dans les deux pièces.

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O-iés, seigneur, pe-re-ceus par oi-seu-se, Qui de-mou-rés, sou-frai-teus

de tous biens, Sou-vie-gne vous de la mort an-goi-seu-se Que li fiex Dieu

soufri au premerain. Il fu liés en l'es-tache au li-en Et fu ba-tus d'escor-

gi-es nou-eu- ses, Nous sa-vons bien qu'il fu en la crois mis, Pour nous

^ — Pi—: — ^-fi'-'-fi- il

Dz:

ge-ter des pai-nes do-le-reu- ses.

Oies, seigneui'', pereceus par oiseuse, Qui demourés, soufraiteus de tous biens, Souviegne vous de la mort angoiseuse

\ Que li fiex Dieu sôufri au premerien. Il fu liés en l'estache au lien Et fu batus d'escorgies noueuses^ Et en la crois fu mis, ce savons bien,

8 Pour nous geter des paines dolereuses.

i. — 1 oiseuses — 4 premerain — 7 Nous savons bien qu'il fu en la crois mis>

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