‹ Les chansons des rues et des boisChapitre 17 sur 79 · POUR D'AUTRES · texte numérisé non relu

POUR D'AUTRES

Mon vers ! sMl faut te le redire, On veut te griser dans les bois.

Les faunes ont caché ta lyre Et mis à sa place un hautbois.

Va donc. La fête est commencée ; L'oiseau mange en herbe le blé ; L'abeille est ivre de rosée ; Mai rit, dans les tleurs attablé.

Emmène tes deux camarades, L'esprit gaulois, l'esprit latin ; Ne crois pas que tu te dégrades Dans la lavande et dans le thym.

Sans être effronté, sois agile; Entre gaîment dans le vallon ; Presse un peu le pas de Virgile.

Retiens par la manche Villon.

Tu devras boire à coupe pleine, l'-t de ce soin Pan a chargé La Jeanneton de La Fontaine Qu'Horace appelait Lalagé.

On t'attend. La fleur est penchée Dans les antres diluviens; Et Silène, à chaque bouchée, S'interrompt pour voir si tu viens.

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