‹ Les chansons des rues et des boisChapitre 26 sur 79 · POST-SCRIPTUM DES RÊVES · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM DES RÊVES

Aspasie aimait le portique, Caton riait an lupanar.

« Salomon, repu de mollesses, Étudiant les tourtereaux, Avait juste autant de drôlesses Que Lconldas de héros.

« Sénèque, aujourd'hui sur un socle, Prenait Chloé sous le menton.

Fils, la sagesse est un binocle Braqué sur Minerve et Goton.

« Les nymphes n'étaient pas des ourses, Horace n'était pas un loup; Lise aujourd'hui se baigne aux sources.

Et Tibur s'appelle Saint-Cloud.

« Les arguments dont je te crible Te sauveront, toi-même aidant, De la stupidité terrible, Robe de pierre du pédant.

« Guette autour de toi si quelque être Ne sourit pas innocemment; Un chant dénonce une fenêtre.

Un pot de fleur cherche un amant.

« La grisette n'est point difforme.

On donne aux noirs soucis congé Pour peu que le soir on s'endorme Sur un oreiller partagé.

« Aime. C'est ma dernière botte.

Et je môle à mes bons avis Cette fillette qui jabote Dans la mansarde vis-à-vis. » —

Or je n'écoutai point ce drôle. Et je le chassai. Seulement,

1I« LFS CHANSONS DKS lU'ES KT DF.S IU)1S.

Anjourd'liiii que sur mon t-paule Mon fritnt poncho. pAlo cl cloinent,

Aujourd'hui (\uc mon œil plus bir-mo Voit la f-Titlc du sphinx à nu, Et conslale au fond du proiilôme Plus d'infini, plus d'inconnu.

Aujourd'hui que, hors des ivresses.

Près dos mors qui vont m'abimor.

Je rogardc sur les sagcssos Les religions ('-cumor,

Aujourd'hui (juc mon esprit sombre \ oit sur les dogmes, flot changeant, L'épaisseui- croissant"' do l'ombre, O ciel bleu, je suis in<hilgent

Quand j'entends, dans le vague espace Où toujours ma pensée orra, Une belle fille «jui passe En chantant traderidera.

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