‹ Les chansons des rues et des boisChapitre 48 sur 79 · LES TROP HEUREUX · texte numérisé non relu

LES TROP HEUREUX

Quand avec celle qu'on enlève, Joyeux, on s'est eniui si loin.

Si haut, qu'au-dessus de son rôve On n'a plus que Dieu, doux témoin;

Quand, sous un dais de fleurs sans nombre. On a fait tomber sa beauté Dans quelque préc'pice d'ombre, De silence et de volupté;

Quand au fond du liallier farouche, Danf uno nuit pleine de jour, L'nc bouche sur une bouche Baise ce mot divin : amour!

Quand l'homme contemple la femme, Quand l'aniante adorr* l'amant.

Quand, vaincus, ils n'ont plus dans l'âme Qu'un muet cblouisscment.

Ce profond bonheur solitair C'est le ciel que nous essayons.

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