‹ Les chansons des rues et des boisChapitre 49 sur 79 · LES TROP HEUREUX · texte numérisé non relu

LES TROP HEUREUX

Il irrite presque la terre Résistante à trop de rayons.

Ce bonheur rend les fleurs jalouses Et les grands chênes envieux, Et fait qu'au milieu des pelouses Le lys trouve le rosier vieux ;

Ce bonheur est si beau qu'il semble Trop grand, même aux êtres ailés; Et la libellule qui tremble, La graine aux pistils étoiles,

Et l'étamine, âme inconnue, Qui de la plante monte au ciel, Le vent errant de nue en nue, L'abeille errant de miel en miel.

L'oiseau, que les hivers désolent, Le fra's papillon rajeuni.

Toutes les choses qui s'envolent, En murmurent dans l'infini.

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