COMÉDIE DANS LES FEUILLES
Sapristi! il est temps qu'un faune Fasse à ta naïade un enfant. —
Puis il s'adresse à la linotte :
— Vois-tu, ce saule, en ce beau lieu, A pour état de prendre en note Le diable à côté du bon Dieu.
De là son deuil. Il est possible Que tout soit mal, ô ma catin; L'oiseau sert à l'homme de cible, L'homme sert de cible au destin;
Mais moi, j'aime mieux, sans envie.
Errer de bosquet en bosquet, Corbleu, que de passer ma vie A remplir de pleurs un baquet! —
Le saule à la morne posture.
Noir comme le bois des gibets, Se tait, et la mère nature Sourit dans l'ombre aux quolibets
Que jette, à travers les vieux marbres, Les quinconces, les buis, les eaux, A cet Heraclite des arbres Ce Démocrite des oiseaux.
Les enfants lisent, troupe blonde ; Ils épcllent, je les entends; Et le maître d'école gronde Dans la lumirre du printemps.
J'apcrrois 1 école entr'ouverte; Kt je rôde au bord des marais; Toute la grande saison verte l'Yissonne au loin dans les forêts,
Tout rit. tout clianle; c'est la fête Ue rinfiiii que nous voyons; La beauté des Heurs semble faitf Avec la candeur des rayons.
J'épelle aussi, moi; je me penche Sur l'immense livre joyeux.
0 champs, (luel vers cpie la pervenche! Quelle strophe rpie l'aigle, ô cieuxl
Mais, mystère! rien n'est sans tache.
Hien! — Qui peut dir(,' par quels nœuds La végétation rattache Le lys chaste au chardon hargneux?
Tandis (jue là-bas sillle ini merle.
La sarcelle, des roseaux plats